On allait au bord du détroit d’Ormuz
Avec ma sœur, mon père et son épouse
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent
Nous il fallait faire attention
Quand on avait fait le plein de la traction
Il ne nous restait pas grand-chose
Alors on regardait les véliplanchistes
On suçait des glaces au gaz de schiste
Les porte-conteneurs, les pétroliers
On ne faisait qu’les regarder passer
Et on regardait les véliplanchistes
Le matin on se réveillait tristes
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs
On allait au bord du détroit d’Ormuz
Avec ma sœur, mon père et son épouse
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée à Kharg, sur l’île
Sauf quand on pouvait déjà plus
Michel Jonasz, les vacances en Iran
alt : sur un détroit où passe un navire, une planche à voile heurte une baleine
