Rocco et ses frères (Rocco e i suoi Fratelli, 1960) dir. Luchino Visconti, Annie Girardot, Alain Delon
alt : les bras d’une femme en croix se referment sur un homme de dos
Après La terre tremble, qu’il avait consacré aux pêcheurs misérables de Sicile, et avant Le Guépard, où il retournera dans le passé de l’Italie, Visconti s’attachait à un mal social de son pays dans l’après-guerre, l’immigration intérieure, la misère des régions méridionales poussant les populations rurales à l’exode vers les grandes villes. La mamma Rosaria, veuve, débarque à Milan avec ses cinq fils, pleine d’espoir dans un avenir meilleur, mais la ville, avec ses tentations et sa violence, va disloquer cette fratrie unie. Mélange fascinant de néoréalisme, d’expérimentation Nouvelle Vague et de lyrisme théâtral, cette histoire de combat entre le bien et le mal s’incarne dans Simone et Rocco, les deux frères boxeurs qui deviennent ennemis à cause de l’amour d’une femme, Nadia, jeune prostituée elle aussi partagée entre ombre et lumière.
Plus Simone (Renato Salvadori), l’animal brutal et déchu, se noie dans la haine des autres et de soi, plus l’angélique Rocco (Alain Delon, christique) s’acharne à le sauver, nouvel idiot dostoïevskien dont la sainteté précipite la tragédie. Seuls frères que cette fresque de l’innocence perdue ne sacrifie pas : Ciro, qui découvre la conscience de classe en devenant ouvrier, et le plus jeune, qui, peut-être, un jour,« retournera au pays ». Ce grand film, qui met l’art au service du prolétariat, frappe, encore et toujours, par les gros plans sur Delon, dont la beauté sublimée flirte avec l’au-delà, et par les séquences où Nadia (Annie Girardot, magnifique de gouaille et de désespoir) subit un viol atroce, ouvrant les bras en croix devant le couteau de son assassin. Télérama
Je suis sous sous sous Sous les cariatides Comme Roméo Oh-oh Marie-Christine
Claude Nougaro / Les Dites Cariatides (1984) Agnès Varda
tags : dôme de pierre, gaz à tous les étages, puissance tutélaire
alt : déambulation sous les balcons de Paris
merci à @moderation.bsky.app d’avoir apposé une étiquette « nudité non sexuelle » sur ce contenu
hâte de voir les guides touristiques gérés par IA avertissant les touristes « sensibles » de la présence de statues partiellement dénudées dans les rues de Paris et leur déconseillant de sortir de l’hôtel
CARIATIDE, CARYATIDE, subst. fém.
ARCHIT. Statue de femme, plus rarement d’homme, tenant lieu de colonne ou de pilastre et soutenant sur sa tête une corniche, une architrave, un balcon, etc. Cariatide féminine, cariatide-pilastre.Une immobilité de cariatide :
Les cariatides adossées aux piles du portique font partie de ces piliers par leur forme aussi bien que par la manière monumentale dont elles sont traitées. Viollet-le-Duc, Entretiens sur l’archit.,t. 2, 1872, p. 219.
♦ Emploi subst. apposé avec valeur adj.Des monstres cariatides se tordent affreusement sous l’énorme pression et font de la peine aux yeux (T. Gautier, Italia,Voyage en Italie, 1852, p. 316).
− Au fig., péj. [P. réf. à l’immobilité de la cariatide] Femme qui se tient à l’entrée d’un mauvais lieu. Cariatide de lupanar (Bloy, Le Désespéré,1886, p. 206).Mlle Pynsaert était devenue une des cariatides du Nain jaune. Tous les soirs (…) elle s’asseyait la première à la table (Reider, Mlle Vallantin,1862, p. 125).
Rem. La plupart des dict. gén. enregistrent l’adj. cariatidique, caryatidique. Archit. Qui a rapport aux cariatides.
Étymol. et Hist. 1. 1546 subst. Caryatides et adj. colonnes Caryatides (J. Martin, Hypnerotomachie ou Discours du Songe de Poliphile, 14 vo, trad. fr. d’un texte ital. de Fr. Colonna d’apr. M. Cagnon et S. Smith ds Cah. Lexicol., 1971, p. 103); 2. 1550 cariatide (S. Serlio, Des Antiquites. Le troisiesme livre translaté d’ital. en franchois, chap. III, 2 v, ibid.). Empr. peut-être par l’intermédiaire de l’ital. cariatide xvies. ds DEI, au lat. impérial caryatides, gr. κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς, subst. fém. plur., proprement « femmes de Karyes (bourg de Laconie) », terme d’archéol. D’apr. Vitruve, 1, 1, 5 ces femmes emmenées captives après la destruction de Karyes qui avait soutenu les Perses lors de l’invasion de Xerxès, servirent de modèle aux statues construites en forme de colonnes. Pour des raisons hist. et archéol., il semble plutôt que κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς désigne des jeunes filles célébrant les fêtes d’Artémis Karyatis ainsi nommée en raison du temple où on l’honorait à Karyes. Fréq. abs. littér. Cariatide : 90. Caryatide : 2. Bbg. Hope 1971, p. 280. − Sar. 1920, p. 22.
En géologie une faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel deux blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre. Ce plan divise un volume rocheux en deux compartiments qui ont glissé l’un par rapport à l’autre dans un contexte de déformation fragile.
Wikipédia / Laura Aguilar, Untitled, from the series Grounded, Joshua Tree National Park (site web)
tags : l’être humain est un bloc de rocheux comme les autres, tu es pierre et sur cette pierre, on sent la paille
alt : une faille rocheuse se prolonge par le sillon interfessier séparant les deux masses charnues à la partie postérieure du bassin d’une représentante de l’espèce humaine
La série Grounded (2006-2007) de Laura Aguilar fait suite à Nature Self-Portrait (1996) (première série d’autoportraits de nus en pleine nature réalisée par la photographe Laura Aguilar. Cette série marque un tournant important dans le travail de l’artiste, qui, auparavant, avait exploré le portrait (Latina Lesbians, Plush Pony), les nus d’autrui (Clothed/Unclothed, 1990-1994) et les autoportraits de nus (Three Eagles Flying, In Sandy’s Room, 1990) pris en studio plutôt qu’en extérieur), Stillness (1999), Motion (1999) et Center (2000), et constitue sa dernière série d’autoportraits nus en pleine nature, réalisée avant son décès en 2018. Aguilar a choisi le parc national de Joshua Tree comme toile de fond écologique pour cette ultime série. L’artiste ressentait une profonde affinité, presque familiale, pour les couleurs chatoyantes et les imposants rochers qui encadrent le paysage et son corps. C’était pour elle un lieu de communion spirituelle et de paix. Grounded est sa série d’autoportraits nus en pleine nature la plus spectaculaire et la plus captivante visuellement. Ces images numériques sont les œuvres en couleur les plus emblématiques de son travail.
alt : une femme a installé des supports dans son salon pour faire sa gym et travailler ses bras, un chat caché dessous tend la patte pour lui toucher les fesses
tags : RGPD, journée de l’Europe, protection de la vie privée sur internet
alt : un homme assis tranquillement sur le pas de sa porte, le visage dissimulé par un sac en papier
Le règlement général sur la protection des données, officiellement appelé règlement UE 2016/679 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE, est un règlement de l’Union européenne, …