Woman with Hair Cascading Over her Face in Mourning, New Kingdom, 18th Dynasty, ca. 1479-1425 BC. From the Tomb of Minnakht, Thebes
tag : le grand sommeil
alt : Femme en deuil, les cheveux tombant en cascade sur le visage, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, vers 1479-1425 av. J.-C. Tombeau de Minnakht, Thèbes
L’évêque Ralph de Shrewsbury dans la cathédrale de Wells en Angleterre, recouvert des noms gravés des visiteurs, une pratique qui a commencé au XVIe siècle
Bishop Ralph of Shrewsbury in Wells Cathedral England covered in the carved names of visitors, a practice started in the 16th century
Gum on China’s Shoe : Gangsta prison tattoos. Centuries-old vandalism is history.
pendant la guerre le printemps des poètes continue
Johannes Grützke (1937 / 2017) – der Dichter
alt : dans une chambre, un homme au visage tourmenté écrit. derrière lui, le corps d’un enfant sur le lit sous une étagère encombrée de livres et de statues de philosophes
Freddie Yauner is a London‑based artist and designer whose work often literally holds a mirror up to the world. Part of his practice involves using mirrored masks or headpieces that reflect what he sees back to the camera
tag : où est Alice ?
alt : Freddie Yauner portant un masque miroir qui reflète ce qu’il voit vers la caméra
Rappelez-vous l’objet que nous vîmes sur M6, mon âme, Ce beau matin d’été si doux: Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d’exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu’ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s’épanouir. La puanteur était si forte, que sur l’herbe Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D’où sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague Ou s’élançait en pétillant On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague, Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique, Comme l’eau courante et le vent, Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique Agite et tourne dans son van.
Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve, Une ébauche lente à venir Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète Nous regardait d’un oeil fâché, Epiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu’elle avait lâché.
– Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Etoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces, Apres les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses, Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j’ai gardé la forme et l’essence divine De mes amours décomposés !
H.S. Poley, Hopi women (circa 1918) Les Hopis (contraction de Hopitu-shinumu, « le peuple de la paix » en français) font partie du groupe amérindien des Pueblos d’Amérique du Nord
The Spring Fairy (La fée printemps), 1902, by Segundo de Chomón
alt : dans l’intérieur grisâtre d’un couple, une vieille femme en visite rejette ses hardes et se révèle resplendissante de jeunesse dans les couleurs de la saison nouvelle
Paul Delvaux, Crucifixion, 1954. Huile sur panneau, 200 x 270 cm, Collection privée en dépôt au Musée d’Ixelles, Bruxelles
alt : des morts levant la tête vers le squelette de Jésus en croix
Delvaux s’est exprimé sur les squelettes qui pour lui ne représentent pas la mort, mais la vie. Le squelette est une structure qui permet de représenter tous les mouvements humains, il est l’essence de la vie. Il rattachait son goût pour les squelettes à des souvenirs de scolarité où un squelette dans une salle d’études l’avait d’abord effrayé.
En 1949, (à Choisel), il utilise les squelettes pour des scènes dans la tradition de la peinture religieuse. .
Dans ces tableaux, les scènes fondatrices du christianisme (L’annonciation,La Crucifixion, Ecce Homo ou La Descente de croix, La mise au Calvaire) sont en quelque sorte interprétées par des squelettes.
Delvaux s’est défendu de toute intention provocatrice : « Je ne pouvais pas peindre des scènes religieuses avec des personnages vivants, cela aurait été stupide, cela n’aurait eu aucun sens. Cela avait été fait mille fois, admirablement, au cours des siècles précédents. Ce que je pouvais faire, c’était remplacer la figure vivante par des squelettes, parce qu’alors je pouvais soudainement donner à mes squelettes quelque chose de différent, de dramatique, de vivant. »