
prions le seigneur
Paul Delvaux, Crucifixion, 1954. Huile sur panneau, 200 x 270 cm, Collection privée en dépôt au Musée d’Ixelles, Bruxelles
alt : des morts levant la tête vers le squelette de Jésus en croix
Delvaux s’est exprimé sur les squelettes qui pour lui ne représentent pas la mort, mais la vie. Le squelette est une structure qui permet de représenter tous les mouvements humains, il est l’essence de la vie. Il rattachait son goût pour les squelettes à des souvenirs de scolarité où un squelette dans une salle d’études l’avait d’abord effrayé.
En 1949, (à Choisel), il utilise les squelettes pour des scènes dans la tradition de la peinture religieuse. .
Dans ces tableaux, les scènes fondatrices du christianisme (L’annonciation, La Crucifixion, Ecce Homo ou La Descente de croix, La mise au Calvaire) sont en quelque sorte interprétées par des squelettes.
Delvaux s’est défendu de toute intention provocatrice : « Je ne pouvais pas peindre des scènes religieuses avec des personnages vivants, cela aurait été stupide, cela n’aurait eu aucun sens. Cela avait été fait mille fois, admirablement, au cours des siècles précédents. Ce que je pouvais faire, c’était remplacer la figure vivante par des squelettes, parce qu’alors je pouvais soudainement donner à mes squelettes quelque chose de différent, de dramatique, de vivant. »
