
mon moral (dimanche après-midi – 16H)
Martin Parr, abbaye de Lacock (site web)
tags : après les courses, sometimes I feel comme un épouvantail à tête de cheval assis sur le bord d’une route par temps gris

mon moral (dimanche après-midi – 16H)
Martin Parr, abbaye de Lacock (site web)
tags : après les courses, sometimes I feel comme un épouvantail à tête de cheval assis sur le bord d’une route par temps gris


crucifixion
Rocco et ses frères (Rocco e i suoi Fratelli, 1960) dir. Luchino Visconti, Annie Girardot, Alain Delon
alt : les bras d’une femme en croix se referment sur un homme de dos
Après La terre tremble, qu’il avait consacré aux pêcheurs misérables de Sicile, et avant Le Guépard, où il retournera dans le passé de l’Italie, Visconti s’attachait à un mal social de son pays dans l’après-guerre, l’immigration intérieure, la misère des régions méridionales poussant les populations rurales à l’exode vers les grandes villes. La mamma Rosaria, veuve, débarque à Milan avec ses cinq fils, pleine d’espoir dans un avenir meilleur, mais la ville, avec ses tentations et sa violence, va disloquer cette fratrie unie. Mélange fascinant de néoréalisme, d’expérimentation Nouvelle Vague et de lyrisme théâtral, cette histoire de combat entre le bien et le mal s’incarne dans Simone et Rocco, les deux frères boxeurs qui deviennent ennemis à cause de l’amour d’une femme, Nadia, jeune prostituée elle aussi partagée entre ombre et lumière.
Plus Simone (Renato Salvadori), l’animal brutal et déchu, se noie dans la haine des autres et de soi, plus l’angélique Rocco (Alain Delon, christique) s’acharne à le sauver, nouvel idiot dostoïevskien dont la sainteté précipite la tragédie. Seuls frères que cette fresque de l’innocence perdue ne sacrifie pas : Ciro, qui découvre la conscience de classe en devenant ouvrier, et le plus jeune, qui, peut-être, un jour,« retournera au pays ». Ce grand film, qui met l’art au service du prolétariat, frappe, encore et toujours, par les gros plans sur Delon, dont la beauté sublimée flirte avec l’au-delà, et par les séquences où Nadia (Annie Girardot, magnifique de gouaille et de désespoir) subit un viol atroce, ouvrant les bras en croix devant le couteau de son assassin. Télérama
doucement les basses
Jakob Grosse-Ophoff, Someone to talk to, 2026
tags : silence, communication non verbale automatisée, langue des signes
alt : sculpture automate effectuant le geste « ferme ta bouche », quatre doigts joints rejoignant le pouce font un mouvement qui imite une bouche qui se ferme
aurélie − Écoute, je vais te dire la vérité. le boulanger − Oh! Doucement les basses, mon petit cœur. C’est encore un truc comme les trucs de M. le Curé, ça : il faut regarder les choses en face… Un peu de vérité, je ne dis pas, mais beaucoup de vérité… Je me fais vieux, qu’est-ce que tu veux, une clarté un peu vive ça me gêne, ça me pique les yeux. Jean Giono, La Femme du boulanger, 1943, III, 15, p. 343.

départ du marathon de paris
Catherine DeLattre, The great wide open (site web)
alt : livreur UPS dans la brume

que la machine à coudre la lumière soit
A vintage Singer sewing machine head repurposed as a wall sconce with a sleek black fabric shade
alt : corps de machine à coudre Singer vintage transformé en applique murale, comme un mécanique bras noir aux arabesques d’or sortant du mur pour éclairer le monde, doté d’un élégant abat-jour en tissu uni