Anne ma soeur Anne ne vois tu pas le résultat des élections venir ?
Je ne vois rien que l’extrême droite qui poudroie et la gauche qui merdoie
Emma Watson
tags : le petit peuple de gauche se trouva fort dépourvu lorsque la bise fut venue, Barbe Bleue marine, quand le sage montre le danger l’idiot regarde les seins
alt : Emma Watson, le buste vulnérable, scrutant un horizon incertain en abritant ses yeux de sa main
La novlangue était destinée non à étendre mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but
George Orwell, 1984 / Corneille noire (Corvus corone) baguée G794, présentant un bec croisé, au Jardin des plantes de Paris, photographe Marie-Lan Taÿ Pamart
tags : oiseaux d’ultradroite, Ami entends-tu les mots noirs des corbeaux sur nos plaines, les proverbes dangereux « tourner sept fois sa langue dans sa bouche »
« Les civilisations d’autrefois prétendaient se fonder sur l’amour ou sur la justice ; la nôtre est fondée sur la haine »
votez Éric Ciotti : liste « Le meilleur est à venir pour Nice »
What We Do in the Shadows (2014) Directed by Jemaine Clement and Taika Waititi
tag : vampire niçois
alt : un niçois un peu surpris par les ambitions dévorantes d’Éric Ciotti (grand-père comme vous avez de grandes dents) durant la campagne de porte à porte pour les municipales
la violence inadmissible des antifas envers les gentils nazis lyonnais
The Blues Brothers, 1980, dir. John Landis, avec Dan Aykroyd et John Belushi
alt : deux hommes vêtus de noir (probablement des black blocs de l’ultragauche) apportent leur aide bénévole aux forces de l’ordre pour la dispersion liquide d’une manifestation d’ultradroite
Mort de Quentin Deranque : derrière la manifestation de Lyon en hommage à l’étudiant, un collaborateur parlementaire du RN passé chez les néofascistes lyonnais (Le Monde)
Jérémy -Jeey- : Non mais quelle violence ! Quelle violence ! Tant de violence pour quelques nazis qui saluent la foule de leur manière si folklorique… Est-ce que vous condamnez la violence @brettezeleliquide ? Hein ? Est-ce que vous la condamnez ? Vous êtes extrémiss, c’est ça ? Vous condamnez cette violence ?
Signé LesMédias
Bzl : @jeeynet,
🙂 blague à part, j’ai quand même hésité à publier cet extrait réalisé à une époque où cet usage de la voiture était probablement moins chargé de souvenirs tragiques
Jérémy -Jeey- : @brettezeleliquide, blague à part, j’ai quand même hésité à publier cette réponse mais je me suis dit qu’il était important aussi de remettre de l’ordre dans la narration actuelle.
alt : sur le ring, deux femmes grimées en panthères masquées montrent leurs griffes
Le Collectif Némésis est un collectif d’extrême droite identitaire se réclamant du féminisme. Il est constitué en octobre 2019 en France ; il est également actif en Suisse romande depuis juin 2021 et en Belgique depuis 2025
1976, les brutalités policières lors d’une marche pour la liberté à Barcelone, trois mois après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco, vues par le photojournaliste Manel Armengol / Jacques Dutronc
tag : se réveiller dans un monde fasciste
Le 1er février 1976, trois mois après la mort du dictateur généralissime Francisco Franco (4 décembre 1892 – 20 novembre 1975), l’Assemblée de Catalogne (Asemblea de Catalunya) défile dans Barcelone sous la bannière « Liberté, Amnistie, État d’Autonomie ». Des associations de résidents, des syndicats, des partis politiques (dont beaucoup illégaux), ainsi que des représentants d’organisations culturelles et artistiques participent à la manifestation. Au début, le mouvement est pacifique. Un sit-in est organisé sur le Passeig de Sant Joan, à l’angle de la Carrer de Provença. Mais la Garde civile et les forces anti-émeutes lancent des grenades lacrymogènes sur les manifestants assis et chargent. Plus tard, de nombreux groupes défilent dans les rues de l’Eixample pour atteindre la prison Modelo, où ils réclament la libération des prisonniers politiques. La Garde civile les attend. Les agents sont armés de fusils. Manel Armengol a un appareil photo.
Le gouvernement madrilène, alors dirigé par Carlos Arias Navarro (11 décembre 1908 – 27 novembre 1989), a réagi aux manifestations en s’accordant avec Manuel Fraga (23 novembre 1922 – 15 janvier 2012), alors ministre de l’Intérieur, sur le bouclage de la ville et le déploiement de détachements des Grises, la police honnie. « Les rues sont à moi ! » s’est exclamé Fraga.
Les Grises, corps armé de police anti-émeute et de la circulation (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico) placé sous le commandement de l’armée, furent formés immédiatement après la guerre civile. On les appelait « los Grises » (les Gris) en raison de la couleur de leur uniforme. Ils étaient autorisés (et encouragés) à mutiler, torturer et tuer, ce qu’ils faisaient souvent avec jubilation et arrogance. La barbarie avec laquelle ils réprimaient les manifestations de contestation populaire est légendaire et reste à documenter pleinement.
« La démocratie s’est conquise par la base. Les projets de prolongation du régime après la mort de son créateur ont été sapés au début des années 1970 par la mobilisation persistante des ouvriers, des étudiants, des associations de résidents et des mouvements réclamant l’autonomie, entre autres. […] Dans les faits, l’agitation sociale est devenue le moteur du changement politique. » – Sebastian Balfour : Dictature, ouvriers et ville