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jamais Lacan on a besoin de toi nos amis les brette

seconde topique de Sigmund Freud : le chat le moi et le surmoi

chat de trois couleurs (vraisemblablement un calico ou tortie dilué avec des marques pie – blanc dominant sur la tête, corps gris-bleu, pointe de queue orangée)

seconde topique de Sigmund Freud : le chat le moi et le surmoi

tag : psychatnalyse, de la difficulté à se procurer des pièces détachées d’origine

alt : chat de trois couleurs (vraisemblablement un calico ou tortie dilué avec des marques pie – blanc dominant sur la tête, corps gris-bleu, pointe de queue orangée)

Le Chat est le réservoir de pulsions fondamentales (de vie, de mort, sexuelles), « la partie obscure, impénétrable de notre personnalité situé dans la queue ». Il est régi par les processus primaires et le principe de plaisir, c’est-à-dire qu’il ne connaît ni logique rationnelle, ni contradiction, ni négation. Le temps n’existe pas pour lui et il ignore les jugements de valeur, le bien, le mal, la morale

Le Moi doit composer entre les exigences pulsionnelles du Chat, les contraintes de la réalité extérieure et les exigences du Surmoi. Le Moi est en quelque sorte le corps chargé d’assurer la stabilité et la cohésion de la personne.

Le Surmoi se construit à la tête de la personnalité à partir des exigences et des valeurs parentales. Il se met en place spécialement au moment de la résolution du complexe d’Œdipe.
Il a pour fonction d’établir les lois de la morale et de la censure. Il a aussi une fonction d’autoconservation et d’idéal.

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en attendant Dogot (l'infini pour les chiens) jamais Lacan on a besoin de toi

le chien du psychanalyste

le chien du psychanalyste - Freud et la sœur de Lin-Yun le Chow Chow Jofi (Beauté,en Hébreu), 1937
le chien du psychanalyste – Freud et la sœur de Lin-Yun le Chow Chow Jofi (Beauté,en Hébreu), 1937

le chien du psychanalyste – Freud et la sœur de Lin-Yun le Chow Chow Jofi (Beauté,en Hébreu), 1937

Freud acquiert son propre chien en 1928,

un Chow-Chow nommé Lin-Yung offert en cadeau par Dorothy Burlingham, une amie d’Anna. Malheureusement,  seulement quinze mois après son apparition dans la vie de Freud, la « petite lionne » disparait dans la gare de Salzburg, enroute vers Vienne.  Elle est découverte deux jours après sa disparition, renversée par un train.

Sept mois plus tard Freud prend chez lui la sœur de Lin-Yun, Jofi

(Beauté,en Hébreu), qui sera pour lui un compagnon inestimable et une des plus douces consolations de la dernière décennie de sa vie, une période marqué par beaucoup de souffrances : la maladie, l’autodafé de ses œuvres par les nazis, la guerre, et l’exil de son pays natal. Atteint d’un cancer de la mâchoire, pendant les seize dernières années de sa vie il a dû subir trente-trois interventions chirurgicales.  Peu après l’arrivée de Jofi, Freud voyage à Berlin pour l’insertion d’une prothèse de la mâchoire supérieure, « le monstre »,  qui sépare la bouche de la cavité nasale. Cet appareil, maintes fois transformé, modifie son élocution, lui rend difficile de manger et de fumer et lui cause de continuelles souffrances.  De Berlin, il s’enquiert auprès de sa femme Martha – qui, peu amoureuse des chiens, met Jofi dans une pension pour animaux – de la condition de sa bien-aimée Jofi :  Est-ce que quelqu’un rend visite à Jofi ?  Elle me manque beaucoup.

Une fois réunis, chien et maître deviendront inséparables. 

Ayant énormément de difficulté à avaler, Freud offrait à Jofi les restes de ses repas, ce qui peut expliquer la silhouette grassouillette de la Chow si charmante.  Avec la progression de son cancer, la psychanalyse devient une activité de plus en plus épuisante et ardue pour Freud. Il apporte Jofi à toutes ses séances.  La présence de la chienne s’avère aussi thérapeutique pour les patientes que pour lui.  Freud découvre, en observant ses gestes et son comportement dans la présence de certaines de ses patientes, que Jofi est dotée d’une vraie capacité de jugement du caractère des hommes, un véritable baromètre émotionnel. La présence de Jofi facilite même le procédé de l’association libre. Pendant les séances de psychanalyse, l’analysant s’allonge sur un divan à la tête duquel prend place l’analyste, hors de vue, une disposition qui est censé favoriser le flux libre de l’inconscient.

Contrairement à l’analyste, Jofi est en pleine vue des patientes.

Elle s’étend au pied du divan, sereine et tranquille. Comme elle ne réagit aucunement à ce qu’exprime l’analysant, Freud a conclu que sa présence lui donne un sens d’acceptation et de sécurité, ce qui permet l’expression spontanée de tout ce qui passe par la tête. Jofi possédait aussi une excellente notion du temps, comme le raconte Martin, le fils de Freud : Quand Jofi se levait et bâillait, il savait que l’heure était écoulée. Elle n’était jamais en retard pour annoncer la fin d’une séance, bien que papa admette qu’il lui arrivait de faire une erreur d’une minute, au détriment du patient. source : leschiensetleurshumains.wordpress.com

Anna Freud : « Je n’ai pas donné de cadeau à papa pour son anniversaire parce qu’il n’y a aucun cadeau approprié pour l’occasion.  J’ai simplement apporté une photo de Wolf que j’ai prise à la blague, parce que j’affirmerai toujours qu’il a transféré la totalité de son intérêt pour moi sur Wolf. Ça lui a beaucoup plu.« 

Ram Oly : Chow chow must go on

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jamais Lacan on a besoin de toi

parlez-moi de ce goût pour le sucre

parlez-moi de ce goût pour le sucre - Rémy Poncet - Freud au caramel
parlez-moi de ce goût pour le sucre – Rémy Poncet – Freud au caramel

parlez-moi de ce goût pour le sucre

Le terme « addiction » mérite d’être introduit par une référence à son étymologie, plus par méthode que par souci d’inférer de son évolution sémantique le processus psychopathologique. Si, en latin, « ad dicere » signifiait « être dit à » (pour un esclave donné à un Maître en contrepartie d’une dette qu’il n’avait pu payer), si « l’addiction » désignait l’opération juridictionnelle de « contrainte par corps » d’un homme libre du fait de sa dette, que d’images pour une interprétation psychopathologique de la dépendance à un produit ou à une situation que le logos actuel a nommée « Addiction » ! Pour le discours psychanalytique, plusieurs expressions retiennent l’attention : la voie passive « être donné », l’esclavage, qui de Sénèque à Hegel, puis à Lacan, a marqué l’asymétrie des rapports humains, la dette avec ce qu’elle recèle ici de réel, le corps devenu autre, aliéné à l’autre, servant de substitution à une dette non soldée. Le rapprochement des termes, de leurs champs sémantiques, pour rhétorique qu’il paraisse, est pourtant évocateur d’une figuration des composantes psychopathologiques majeures de l’Addiction (Pedinielli & Rouan, 2000), phénomène clinique aux multiples visages, et, surtout, aux multiples discours. Que, dans le réel, le corps en vienne à être dédié à une dette impayée, à un manque, et s’en retrouve asservi, n’est peut-être pas seulement une image suscitée par la proximité sémantique.

Apport de la psychanalyse à la question de l’Addiction Jean-Louis PedinielliAgnès Bonnet source : cairn.info

Rémy Poncet

Réalisé par l’une des moitiés de l’atelier de création graphique français Brest Brest Brest, Rémy Poncet imagine « History and chips », une série de collages en noir et blanc accompagné d’un élément alimentaire coloré.

Un jour, presque par hasard, l’un des deux acolytes, Rémy Poncet colle un chewing-gum sur une vieille photo du film Un Américain à Paris. C’est le début de « History and chips », une série personnelle de long terme qui a débuté en mars dernier et qui vient de se terminer. Oeuf, moutarde, jambon, chewing-gum, spaghettis, sauce, dentifrice… Chaque mois, l’artiste réalisait une seule et unique nouvelle image. Le résultat est superbe, retrouvez l’origine de la série ici et on vous conseille de faire un tour sur le portfolio de Brest Brest Brest

texte : thebergerie.net

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