après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie Donald Trump décide de bloquer le détroit du Danube
Étiquette : étranger

il est cinq heures Budapest s’éveille
tag : il y a quelque chose de changé au royaume de Hongrie
Jacques Dutronc / Stefan Koidl, intruders 2
alt : dans le petit matin, un homme observe le mouvement des bras aliens de l’ingérence étrangère sur la ville

Agnès en Iran : Le petit Shah n’est pas mort
Molière, L’École des femmes, vie, liberté / THE SICK KITTEN (1903) dir. George Albert Smith

Reza Pahlavi est une figure spectrale. Fils du dernier shah renversé en 1979, il est l’héritier d’un ordre disparu, dépourvu d’assise politique réelle dans l’Iran contemporain. Mais sa réapparition dans le débat révèle moins la demande populaire d’un retour de la monarchie que la profondeur de la crise politique iranienne et son arsenalisation par Israël et les États-Unis. Comme le montre le chercheur Alex Shams, sa visibilité récente dans le contexte des manifestations ne procède pas d’une dynamique interne iranienne structurée.
Depuis des décennies, Pahlavi occupe une position singulière : omniprésent dans certains cercles médiatiques et diasporiques, il était presque absent du champ politique réel iranien.
Depuis le mois de décembre et l’intensification des manifestations, cette donne semble être en train de changer.
Alors qu’il ne dispose ni d’organisation militante, ni de coalition sociale identifiable, ni de véritables relais institutionnels à l’intérieur du pays, il est de plus en plus cité comme une alternative crédible en cas de décapitation du régime par Israël et les États-Unis.
Selon Alex Shams, sa centralité actuelle reposerait donc moins sur une capacité de mobilisation que sur une fonction symbolique : celle d’un point de fixation pour des oppositions fragmentées.
L’appui que lui portent — de loin — les services saoudiens et israéliens ainsi que certains responsables américains s’inscrit dans une logique stratégique plus large, confirmée par le discours de Donald Trump : imaginer un regime change politique rapide reposant sur une figure incarnée, capable de donner un visage à un nouvel Iran.
En adoptant une rhétorique alignée sur celle des partisans d’une pression maximale contre Téhéran, Pahlavi a cherché ces derniers mois à se présenter comme l’option « prête à l’emploi » d’un Iran post-ayatollah.
Dans la prochaine phase, cette proximité pourrait aussi constituer sa principale faiblesse : dans une société profondément marquée par la mémoire des ingérences étrangères, toute association trop étroite avec Washington risque aussi d’éroder la légitimité nationale qu’il prétend incarner.
Comme le suggère l’analyse d’Alex Shams, Pahlavi fonctionne moins comme un acteur politique de la transformation iranienne que comme un dispositif narratif : la projection d’un futur possible qui permet, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, de penser la chute du régime — sans encore savoir par quoi il pourrait réellement être remplacé.
source : Le Grand Continent

à l’ombre des coquillages en fleurs
Marcel Proust / Paul Almasy, Station-service Shell dans le désert près de Hassi-Messaoud, Algérie, 1963
tags : L’Étranger (Albert Camus), on n’a pas d’eau mais on a du pétrole
alt : un algérien assis dans un paysage désertique à l’ombre de l’enseigne de la compagnie pétrolière, à l’ombre des stations service en fleurs

vie et mort d’un bandit mexicain
le chaos et la panique au Mexique après la mort du chef de cartel « El Mencho » (franceinfo.fr)
alt : devant une limousine blanche, un homme portant un masque de catch esquisse quelques pas de danse

quiz musical : cite un musicien d’Asie très célèbre
Paul McCartney in Tokyo, 1966 The Beatles
tags : musiques du monde, appropriation culturelle, le kimono ne fait pas le Sōhei (僧兵, littéralement « moines-soldats »), moine-guerrier bouddhiste du Japon médiéval
alt : le bassiste et interprète du groupe de rock The Beatles, en kimono, jouant du shamisen (luth japonais)
Le shamisen (三味線, shamisen, « trois cordes parfumées ») est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise. C’est un luth à long manche à la touche lisse.
Le shamisen est dérivé d’un instrument chinois, le sanxian, introduit dans l’île d’Okinawa au milieu du XVIe siècle et très vite adapté à la musique de la cour du royaume de Ryūkyū, alors tributaire de la dynastie Ming depuis l’époque Sanzan puis l’unification de ce royaume. C’est au début de la période Edo (1603-1868) qu’il fit son apparition dans les autres îles de l’archipel japonais
Le shamisen est un luth mesurant de 110 à 140 cm dont la caisse de résonance carrée est traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peau de chat ou de chien, à l’exception du shamisen de l’île d’Okinawa qui est traditionnellement recouvert de peau de serpent et est appelé sanshin (三線) ou jabisen (蛇皮線). La table en peau fait qu’on donne parfois au shamisen le nom de « banjo japonais ».
Le manche est long et fin sans frettes. Il est muni de trois cordes (d’où le nom de l’instrument, qui signifie littéralement « trois cordes du goût ») de soie ou de nylon.
On joue du shamisen agenouillé sur un zabuton en pinçant les cordes à l’aide d’un large plectre en ivoire (bâshô ou bachi). La musique traditionnelle intercale au milieu de la mélodie de longs silences qui donnent d’autant plus de force aux notes.
Il est utilisé avec des voix dans les chants populaires et comme instrument soliste ou d’ensemble (comme dans les orchestres de kabuki). Il devint l’instrument de prédilection des geishas. (Wikipedia)

bonjour les antipodes
Oana Stanciu, (artiste roumaine installée à l’envers à Édimbourg) !EU (!ME) 5, autoportrait photographique, 2013
alt : le salut d’une femme collée au plafond par les pieds et les cheveux sur la chaise sur laquelle elle est montée, « qui occupe sur la terre le point diamétralement opposé à un autre »


