la face nord du bretzel liquide : humour absurde, images étranges, microblogging
Catégorie :comprendre les expressions françaises
comprendre les expressions françaises : linguistique idiomatique, dictons, proverbes, origine et sens caché des mots, apprendre le français par l’absurde
La Ronde de l’amour (Love Circles), film de 1985 réalisé par Gérard Kikoine, avec John Sibbit, Marie-France, Josephine Jacqueline Jones.
« Jack ne vit que pour et par Suzy, une jeune femme sensuelle et envoûtante. L’emprise qu’elle exerce sur lui a pour sommet ultime la nuit passionnée qu’ils passent ensemble. Mais, le lendemain matin, Suzy a disparu, de même que le portefeuille de Jack. Ce dernier, n’écoutant que son coeur et son corps, part à la recherche de la belle voleuse. Il parcourt le monde et découvre, au gré de ses escales, les plaisirs de la chair ». source : google
comment expliquer le mansplaining aux femmes – Joan Cornellà
Joan Cornellà Vázquez (né le 11 janvier 1981 à Barcelone) est un dessinateur et illustrateur célèbre pour son humour troublant et surréaliste et ses bandes dessinées humoristiques noires ainsi que ses œuvres d’art.
Le travail de Cornellà a souvent été décrit comme dérangeant ou carrément offensant. Grâce à un langage visuel simpliste, il est capable d’utiliser la satire pour commenter le côté sinistre et souvent sombre de la nature humaine à travers une myriade de scénarios non conventionnels. Tout, de notre connexion contre nature aux médias sociaux et à la culture du selfie masturbatoire aux sujets politiques tels que l’avortement, la toxicomanie et les questions de genre – aucun sujet n’est interdit. L’œuvre de Cornellà se délecte de son absurdité et de son inconvenance.
À première vue, le travail de Cornellà semble léger et ludique, ses personnages partagent tous un sourire vierge générique et une palette de couleurs vives et gaies (semblable à la publicité des années 1950 ou aux brochures sur la sécurité aérienne). force sans pareille. La comédie noire, à la base, consiste à faire la satire de sujets qui sont traditionnellement interdits, des choses considérées comme trop sacrées ou hors limites. Cornellà se moque de ces sujets et en coupe le cœur avec des gags et des indices visuels minimes, illustrant des scènes de cannibalisme, d’infanticide, de déification, de meurtre, de suicide et d’amputation (utilisé le plus fréquemment). Alors que certains se sentent offensés par son travail, beaucoup se connectent dessus, riant et se sentant mal de rire en même temps.
Incitant à la réflexion, honnête et incroyablement divertissant, le travail de Cornellà est vraiment sincère et détient une réelle puissance dans son message, même lorsqu’il est déguisé par un humour flagrant. Selon les propres mots de l’artiste : « Je pense que nous rions tous de la misère. Il faut partir de l’idée que quand on rit, on rit de quelqu’un ou de quelque chose. Avec ou sans empathie, il y a toujours un certain degré de cruauté. Malgré cela, je suis conscient que si un de mes dessins animés arrivait dans la vraie vie, je ne rirais pas du tout ». source : Joan Cornellà
autres publications bretzel liquide taguées Joan Cornellà
la culture c’est ce qui reste quand on a tout ratissé
la culture c’est ce qui reste quand on a tout ratissé (Ellen Key / Joey Guidone)
« Je suis un illustrateur italien né et élevé à Ivrea, une petite ville au pied des Alpes. J’ai étudié l’illustration à l’IED de Turin et au Mimaster de Milan. Depuis 2015, je travaille comme illustrateur indépendant pour des journaux et magazines, des agences de publicité, des éditeurs de livres, des studios de communication d’entreprise, des projets institutionnels et des publications indépendantes. »
Teemu Juhani (né en 1987) est un illustrateur, dessinateur de bandes dessinées et graphiste finlandais dont les illustrations ont été publiées dans des livres d’images et des fictions pour enfants dans plus de 20 pays, dont la Finlande, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et la Chine. En plus des livres pour enfants, Teemu a illustré des magazines et du matériel pédagogique. Originaire des champs et des bois de la Carélie du Nord, Teemu vit et travaille désormais à Helsinki.
l’important est d’avoir une vision – Tatsuo Ikeda 池田龍雄, Giant 巨人, 1956
Tatsuo Ikeda (1928-2020) était un artiste d’avant-garde japonais surtout connu pour ses séries de dessins, notamment Anti-Atomic Bomb, Chronicle of Birds and Beasts et Genealogy of Monsters. (Wikipedia)
Fando et Lis (Fando y Lis) est le premier film long-métrage d’ Alejandro Jodorowsky, sorti en 1968, adaptation de la pièce de théâtre éponyme surréaliste de Fernando Arrabal. (Wikipedia)
prendre langue – extraweg, Oliver Latta : toxic-love – music & sound by Clemens Ruh
extraweg est le nom artistique d’Oliver Latta. extra (DE) /ˈɛkstrə/ Adjectif. Être plus que ce qui est habituel ou attendu. weg (DE) /ve:k/ Nom. Une route, une direction, un chemin (physique ou conceptuel) d’un lieu à un autre. extraweg est une provocation, une non-conformité, un risque, une personnalité et une attitude.
Le sens, comme l’a montré la philosophie grecque, est donc ce qui me fait « vivre » ou « survivre » comme être humain « existant », mais qui peut aussi me faire « mourir », car il est ce « au nom de quoi » je m’engage, parfois jusqu’à prendre le risque de la mort…
Un détour par l’étymologie nous permettra de développer les champs sémantiques de ce terme et de montrer son immense richesse. Ainsi la racine indo-européenne sta, « se tenir debout », définit quatre champs :
1. L’idée de se tenir debout ; le grec stasis, a le sens de « se lever » mais aussi de « se soulever contre » ; stauros désigne un pieu et histos un mât, il indique « la stabilité », la force de la « fixité » de ce qui s’établit. Le latin reprend cette racine dans le mot statuere, qui se décline dans stabulum, « l’étable », superstare, « se tenir au-dessus », constare, « être ferme », « constant », ou encore dans prostituere, « exposer ». « Substance » en philosophie est ce qui se tient sous, supportant le sujet ou son essence, et qui peut demeurer caché. Ainsi, la résistance est ce qui me ferait tenir debout comme existant, comme un mât dressé ou comme un pieu.
Dresser, c’est aussi « se placer devant », « arrêter », « faire obstacle » (ce qui se tient debout pour faire barrage). L’obstétrique est l’art de la sage-femme qui se tient debout devant l’accouchée pour l’accueil du bébé. Justitia, la justice, ce qui tient par le droit, a fonction de se dresser parfois, de faire obstacle au pulsionnel qui habite chaque être humain.
« Se tenir debout », c’est aussi ne pas tomber sous les charmes de la séduction, résister aux avances de prétendants…
2. L’idée d’une « chaîne qui tient ensemble », stemon en grec, est la chaîne du tisserand ; fils de chaîne verticaux des tapisseries de haute lice ou horizontaux des tapisseries de basse lice, ils tiennent tout le tissu. Circumstantia est un assemblage de situations et d’éléments entre lesquels on peut établir du lien et des corrélations ; le contraire est la distantia, c’est-à-dire la distance, la séparation, ce qui ne tient pas.
3. L’idée de ce qui ne se détruit pas ; le fil de résistance électrique, non seulement ne se détruit pas, mais il produit de la chaleur ou de la lumière. La « résilience », en physique, caractérise la « résistance » des matériaux au choc ; en psychologie, elle est le ressort moral qui permet de rebondir dans les situations difficiles. Boris Cyrulnik en fait la capacité des humains, et des enfants en particulier, à surmonter des traumatismes graves. La « résistance » est donc la force que l’on oppose à des forces de destruction (cf. Bichat, La définition de la vie), la « résistance » fait tenir le coup, supporter la souffrance. Elle est d’ailleurs parfois confrontée au temps : autant que la violence d’un choc, la durée est redoutable ; l’amour par exemple peut-il « résister » au quotidien et aux habitudes de la vie ?
4. L’idée de « restaurer », de « se restaurer », de retrouver quelque chose qui a été perdu ou oublié, déformé. Le « restaurant » est l’endroit où l’on reprend des forces perdues dans le travail ou dans la vie. Restaurer, c’est rétablir la vigueur, la santé, par les aliments ou les remèdes appropriés, et « instaurer » a un sens assez proche puisqu’il s’agit de l’idée de « s’appuyer sur », « d’établir » ou encore de fonder.
Les champs de la « résistance » sont donc nombreux. source : Exister et résister, Jean-Bernard Paturet Dans Empan2005/1 (no57), pages 12 à 15 cairn.info