
la meilleure façon de marcher
Josef Koudelka – Greece. Kos Island. 2003
alt : les deux pieds sans corps d’une statue dans le plat d’une zone en friche
Ma (brette) Zèle Tophe ! la rubrique photographie de Bretzelie. Photographes célèbres ou inconnus, Les photos qui me marquent au fil des jours

prenez et mangez ceci est mon corps
Matthieu 26:26 / Lech Wilczek
tag : donner du pain aux cochons
alt : Lech Wilczek rompant le pain avec un sanglier
Adam Wajrak : Lech adorait les animaux. Nous nous sommes rencontrés grâce à notre loutre, Julka, que nous avons élevée depuis son plus jeune âge.
Lech était profondément préoccupé par la forêt. Il est arrivé dans le gîte forestier du Parc national de Białowieża en 1952 et s’y est installé définitivement en 1971. L’exploitation forestière devait alors être très visible. Il a assisté à ce carnage pendant plus de 50 ans. Je pense qu’il la constatait presque quotidiennement, voire plusieurs fois par jour.
Ici, on pouvait tourner la tête et ne rien voir. On traversait des endroits épargnés par l’exploitation forestière, sans aucun point de comparaison avec ce qui était resté intact, ce qui rendait l’exploitation moins effrayante. Lech, lui, n’avait pas ce privilège de l’ignorance. La route de Białowieża à Dziedzinka, le gîte forestier du Parc national où ils vivaient tous deux, longe la route de Browska. Cette route suit la limite de la réserve intégrale du Parc national de Białowieża. D’un côté, un paradis de grands arbres centenaires, d’arbres déracinés. Une forêt moussue, moisie et négligée ; de l’autre, une forêt décimée par la coupe à blanc et la culture. D’un côté, une nature sauvage et merveilleuse ; de l’autre, une forêt sciée, pillée, et plantée ici et là en rangées. D’un côté, la vraie forêt ; de l’autre, la forêt assassinée. Ces deux mondes, qui devraient n’en former qu’un, sont séparés par quelques mètres seulement.
Cela peinait profondément Lech. Il en parlait et écrivait à ce sujet. Après 2011, lorsque l’exploitation forestière a diminué et que la forêt a pu se régénérer, il rayonnait de joie. J’avais l’impression que cette forêt vierge remplaçait Simona, décédée en 2007. Il était comme revigoré. Et puis, lorsque l’exploitation forestière a dû reprendre, il s’y est fermement opposé.
source : wyborcza.pl

et tu te reposeras le septième jour
La Bible, livre de l’Exode 34.21 / Alfred Stieglitz, Fatiguée, 1890
tag : féminisme
alt : une jeune fille se repose dans l’herbe, la tête appuyée contre un lourd fagot de bois. Pieds nus et yeux clos, elle incarne à la fois l’épuisement et l’innocence dans ce paysage rural
Moi j’ai pris la peine de les déchausser
Les sabots d’Hélène, moi qui ne suis pas capitaine
Et j’ai vu ma peine bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène, dans ses sabots crottés
Moi j’ai trouvé les pieds d’une reine et je les ai gardés
Georges Brassens

les arbres sont en fleurs
Murray Fredericks Lake Pamamaroo, Menindee (site web)
alt : un arbre en feu dans une zone inondée
Ces images sont extraites de BLAZE, une série de photographies de paysages à grande échelle qui explorent le feu comme un élément fondamental de l’expérience australienne, tant ancienne que contemporaine, du territoire.
Fredericks intervient dans les zones australiennes des systèmes fluviaux éphémères, fragilisées par des facteurs environnementaux, en utilisant des méthodes non destructives. Il juxtapose des arbres en flammes et des incendies à de vastes lacs et cours d’eau inondés lors des épisodes La Niña de 2022/23.

la position du penseur couché
Auguste Rodin / Vilmos Zsigmond / Jean-Patrick Manchette / Andrew Wyeth (Christina’s World)
alt : Le Penseur de Vilmos Zsigmond représente un homme allongé dans l’herbe, dans une pose introspective. Mesurant environ 1,75 mètre de hauteur, il est couché en décubitus ventral à la pointe inférieure d’un triangle dont les deux autres angles sont occupés par une chapelle et un groupe de croix plantées dans le ciel au sommet du champ
Il est plongé dans une contemplation profonde, son regard tourné vers le sol, tandis que sa main gauche soutient sa tête et que sa main droite enserre une touffe d’herbe. Cette pose évoque l’intensité et la gravité de la réflexion, donnant l’impression que l’homme est absorbé dans ses pensées, isolé du monde extérieur. Les rides du front et les lignes du visage traduisent les tourments intérieurs, les doutes et les questionnements existentiels auxquels l’homme est confronté dans sa quête de sens

bonjour les circassiens
August Sander, Circus Workers, 1926-1932
alt : deux travailleurs du cirque prenant le petit-déjeuner devant le chapiteau