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En géologie une faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel deux blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre

une faille rocheuse se prolonge par le sillon interfessier  séparant les deux masses charnues à la partie postérieure du bassin d'une représentante de l'espèce humaine

En géologie une faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel deux blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre. Ce plan divise un volume rocheux en deux compartiments qui ont glissé l’un par rapport à l’autre dans un contexte de déformation fragile.

Wikipédia / Laura Aguilar, Untitled, from the series Grounded, Joshua Tree National Park (site web)

tags : l’être humain est un bloc de rocheux comme les autres, tu es pierre et sur cette pierre, on sent la paille

alt : une faille rocheuse se prolonge par le sillon interfessier séparant les deux masses charnues à la partie postérieure du bassin d’une représentante de l’espèce humaine

La série Grounded (2006-2007) de Laura Aguilar fait suite à Nature Self-Portrait (1996) (première série d’autoportraits de nus en pleine nature réalisée par la photographe Laura Aguilar. Cette série marque un tournant important dans le travail de l’artiste, qui, auparavant, avait exploré le portrait (Latina Lesbians, Plush Pony), les nus d’autrui (Clothed/Unclothed, 1990-1994) et les autoportraits de nus (Three Eagles Flying, In Sandy’s Room, 1990) pris en studio plutôt qu’en extérieur), Stillness (1999), Motion (1999) et Center (2000), et constitue sa dernière série d’autoportraits nus en pleine nature, réalisée avant son décès en 2018. Aguilar a choisi le parc national de Joshua Tree comme toile de fond écologique pour cette ultime série. L’artiste ressentait une profonde affinité, presque familiale, pour les couleurs chatoyantes et les imposants rochers qui encadrent le paysage et son corps. C’était pour elle un lieu de communion spirituelle et de paix. Grounded est sa série d’autoportraits nus en pleine nature la plus spectaculaire et la plus captivante visuellement. Ces images numériques sont les œuvres en couleur les plus emblématiques de son travail.

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comme un imputrescible radeau

reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

comme un imputrescible radeau
comme un insecte mais sur le dos

Alain Bashung / Gérard Manset / Anna Maria Lindholm Rogberg, Swedish, 1972, Sjösatt, 2021, Oil on canvas

alt : reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
Et tous ce petits êtres qui courent

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles égyptiens
Péniblement

À porter mille fois son point sur lui
Sous la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?

Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un lego avec du vent

La faiblesse des tout-puissants
Comme un lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un lego avec des dents
Comme un lego avec des mains
Comme un lego

Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S’embrasser dans le noir à cheveux blonds
À ne pas voir demain comme ils seront

Car si la Terre est ronde
Et qu’ils s’agrippent
Au delà c’est le vide
Assis devant le restant d’une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d’amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Pourquoi ne me réponds-tu jamais?

Sous ce manguier de plus de dix mille pages
À te balancer dans cette cage

À voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un lego
Comme un imputrescible radeau
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit

Source : Musixmatch

Paroliers : Gerard Henri Manset

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y’a une route

y'a une route, Tu la prends, qu'est-ce que ça t'coûte ? Sylvain Lagarde / Gérard Manset

y’a une route, Tu la prends, qu’est-ce que ça t’coûte ?

Gérard Manset / Sylvain Lagarde (site web)

alt : sous un ciel chargé, une petite route de montagne s’enfonce dans un paysage enneigé