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D’une fusée qui l’épingle Au ciel Au ciel

A l’heure où tout se tait, la reine de la nuit arpente son empire dans un vol silencieux, déployant ses sombres ailes pour environner toutes choses de son voile ténébreux et mystérieux

D’une fusée qui l’épingle Au ciel Au ciel

Alain Bashung / Auguste Raynaud, Nyx, déesse de la nuit, 1887

Couverte d’un voile parsemé d’étoiles, la déesse de la nuit parcourt l’immensité du Ciel sur un char tiré par deux chevaux noirs, suivi du fidèle cortège des astres.

Parfois, au seuil du crépuscule, la chauve-souris lui prête ses grandes ailes qu’elle déploie pour assombrir la terre.

A la fin de chaque jour, la divine Nyx, éclairée par la lune et les yeux des hiboux, quitte sa demeure à pas de loup, accompagnée de ses terribles enfants : le Sommeil sur son lit d’ébène entouré de pavots, la troupe des Songes qui hante les pauvres mortels et l’odieuse Mort qui amène la nuit éternelle.

Cependant, cette divinité immémoriale n’est pas qu’une puissance hostile et inquiétante, elle contient en elle-même les principes du monde.

Les anciens la considéraient comme un symbole primordial, la mère du Jour, des hommes et des dieux, présidant à la création de l’univers.

Souvent bienfaitrice, la Nuit est porteuse de bons conseils, libère des travaux, impose le silence et le Repos permettant d’atteindre l’oubli qui a le pouvoir d’endormir les plus grands soucis. Autrefois, à la lueur pâle d’un flambeau, on lui sacrifiait des brebis noires et un coq parce que son chant matinal appelle l’Aurore et annonce le retour de la lumière.

On dit que la nuit brune, éclairée à la faveur des astres et de la pleine lune, illumine le mystérieux sabbat des sorcières et la danse des fées. Mais la nuit noire sans l’astre de la nuit fait surgir des fantômes effrayants et les Songes les plus redoutés autour de la puissante Hécate, déesse souveraine des ombres, des terreurs nocturnes et des arts de la magie.

A l’heure où tout se tait, la reine de la nuit arpente son empire dans un vol silencieux, déployant ses sombres ailes pour environner toutes choses de son voile ténébreux et mystérieux !

Extrait de zimzimcarillon.canalblog.com

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liquidités

à quoi ça sert le goudron si t’as pas les plumes ?

des ouvriers étalent sous la pluie le bitume fumant tiré d'un véhicule évoquant une locomotive à vapeur sur une avenue parisienne

à quoi ça sert le goudron si t’as pas les plumes ?

Alain Bashung / Gisèle Freund. Les goudronneurs, Paris, 1931

à quoi ça sert la mer si t’as pas l’écume ?

à quoi ça sert le briquet si plus personne ne fume ?

alt : des ouvriers étalent sous la pluie le bitume fumant tiré d’un véhicule évoquant une locomotive à vapeur sur une avenue parisienne

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comprendre les expressions françaises l'aura des pâquerettes psychologie (en partenariat avec spychologie magasine)

affronter la saint-valentin avec sa chatte et son couteau

allongée sur l'herbe, une jeune femme blonde tenant une arme blanche dans une main, l'autre étant glissée sur son sexe par l'ouverture de son bermuda jean entrebâillé

affronter la saint-valentin avec sa chatte et son couteau

Jennifer Lawrence, Die My Love, Lynne Ramsay, 2025

tags : la main sur le coeur, madame crève (Alain Bashung), autoérotisme (masturbation) et fête de l’amour, Tu me tues. Tu me fais du bien (Hiroshima Mon Amour)

alt : allongée sur l’herbe, une jeune femme blonde tenant une arme blanche dans une main, l’autre étant glissée sur son sexe par l’ouverture de son bermuda jean entrebâillé

synopsis : Grace, écrivaine et jeune mère, sombre peu à peu dans la folie. Enfermée dans une vieille maison du Montana, son comportement de plus en plus agité et erratique inquiète son compagnon, Jackson, qui se sent impuissant.

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Brette Ciel Liquide

à l’avant des berlines

à l’avant des berlines

Osez Joséphine (Alain Bashung) / Desire (aka Q) (2011) Laurent Bouhnik

alt : scène de fellation sur la banquette avant d’une voiture : je me demande ce que tu veux vraiment / tu veux me sauter, tu ne préfères pas que je te taille une pipe ? / une fois que t’auras joui, je pourrai t’apporter une bière aussi ?

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exercice illégal de la profession de danseur étoile

madame réveillonne

une femme en suspension plane au dessus des convives du réveillon

madame réveillonne

Alain Bashung / Melvin Sokolsky, Side Kick, Paris, 1965, Archival pigment print

Madame rêve de feux d’artifice
De robes oblongues
Qui la gainent comme un calice

tags : entrechats latéraux, lévitation

alt : une femme en suspension plane au dessus des convives du réveillon

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art liquide

Alors à quoi ça sert les sapins si t’as pas les boules

sous-bois de forêt de résineux sous la neige

Alors à quoi ça sert les sapins si t’as pas les boules
Ça sert à quoi Noël si tu portes une cagoule ?

Alain Bashung / Edvard Munch – Winter in the Woods, Nordstrand (1899)

alt : sous-bois de forêt de résineux sous la neige

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humeur du jour / mood du genou sportyves

à quoi ça sert le vélo si t’as pas les roues ?

dans une rue de la ville, portrait d'un enfant juché sur le cadre d'une épave de vélo sans selle ni roues

à quoi ça sert le vélo si t’as pas les roues ?

Alain Bashung / El Barrio, Photo by Arlene Gottfried, 1978

tag : no wheels for young men

alt : dans une rue de la ville, portrait d’un enfant juché sur le cadre d’une épave de vélo sans selle ni roues

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de l'autre côté du mouroir gif animés avez-vous donc une âme

c’est à ses mouvements oculaires rapides que l’on sait que le vampire est éveillé

les yeux d'Isabelle Adjani animés d'un mouvement saccadé

c’est à ses mouvements oculaires rapides que l’on sait que le vampire est éveillé

Isabelle Adjani, Nosferatu The Vampyre, Werner Herzog, 1979

tag : le vampire rêve (Alain Bashung)

alt : les yeux d’Isabelle Adjani animés d’un mouvement saccadé

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Agence France-Brette humour de Calais, bêtises et dentelle décalées

sur leur rampe de lancement les fusées sont belles comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette

allongées comme sur un transat sur la semelle de leurs skis appuyés sur leurs bâtons, deux jeunes femmes prennent le soleil

sur leur rampe de lancement les fusées sont belles comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette

Alain Bashung / New Hampshire Skiing , Photo by Slim Aarons, 1955

tags : feu d’artifice, Ça fait craquer, au feu les pompiers, pyrotechnie et ski d’été

alt : allongées sur la semelle de leurs skis appuyés sur leurs bâtons comme sur un transat, deux jeunes femmes sont orientées vers leur objectif solaire

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comme un imputrescible radeau

reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

comme un imputrescible radeau
comme un insecte mais sur le dos

Alain Bashung / Gérard Manset / Anna Maria Lindholm Rogberg, Swedish, 1972, Sjösatt, 2021, Oil on canvas

alt : reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
Et tous ce petits êtres qui courent

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles égyptiens
Péniblement

À porter mille fois son point sur lui
Sous la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?

Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un lego avec du vent

La faiblesse des tout-puissants
Comme un lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un lego avec des dents
Comme un lego avec des mains
Comme un lego

Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S’embrasser dans le noir à cheveux blonds
À ne pas voir demain comme ils seront

Car si la Terre est ronde
Et qu’ils s’agrippent
Au delà c’est le vide
Assis devant le restant d’une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d’amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Pourquoi ne me réponds-tu jamais?

Sous ce manguier de plus de dix mille pages
À te balancer dans cette cage

À voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un lego
Comme un imputrescible radeau
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit

Source : Musixmatch

Paroliers : Gerard Henri Manset