THRONE OF BLOOD (1957) Le Château de l’araignée (蜘蛛巣城, Kumonosu-jō), dir. Akira Kurosawa
Il s’agit d’une adaptation libre de Macbeth, la pièce de théâtre de William Shakespeare, adaptation dans laquelle l’intrigue a été transposée dans le Japon médiéval du XVIe siècle, pendant l’époque Sengoku (Wikipedia)
« Macbeth » japonais avec un samurai et sa femme malhonnête : Alors qu’ils traversent une forêt après une bataille, les généraux Washizu et Miki rencontrent un esprit. Celui-ci prédit que Washizu deviendra seigneur du Château de l’araignée, mais que ce seront les descendants de Miki qui lui succéderont. source : google
« Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui est tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais je doutée que cette ville était faite à la taille de l’amour ? Comment me serais je doutée que tu étais fait à la taille de mon corps même ? Tu me plais. Quel événement. Tu me plais. Quelle lenteur tout à coup. Quelle douceur. Tu ne peux pas savoir. Tu me tues. Tu me fais du bien. Tu me tues. Tu me fais du bien. J´ai le temps. Je t´en prie. Dévore-moi. Déforme-moi jusqu´a la laideur. Pourquoi pas toi ? Pourquoi pas toi dans cette ville et dans cette nuit pareille aux autres au point de s´y méprendre ? Je t´en prie…
(…)
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Cette ville était faite à la taille de l´amour. Tu étais fait à la taille de mon corps même. Qui est tu ? Tu me tues. J´avais faim. Faim d´infidélités, d´adultères, de mensonges et de mourir. Depuis toujours. Je me doutais bien qu´un jour tu me tomberais dessus. Je t´attendais dans une impatience sans borne, calme. Dévore-moi. Déforme-moi à ton image afinqu´aucun autre, après toi, ne comprenne plus du tout le pourquoi de tant de désir. Nous allons rester seuls, mon amour. La nuit ne va pas finir. Le jour ne se levera plus sur personne. Jamais. Jamais plus. Enfin Tu me tues. Tu me fais du bien. Nous pleurerons le jour défunt avec conscience et bonne volonté. Nous aurons plus rien d´autre à faire que, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus nommer ce qui nous unira. Le nom ne s´en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis, il disparaîtra tout à fait. »