Anne ma soeur Anne ne vois tu pas le résultat des élections venir ?
Je ne vois rien que l’extrême droite qui poudroie et la gauche qui merdoie
Emma Watson
tags : le petit peuple de gauche se trouva fort dépourvu lorsque la bise fut venue, Barbe Bleue marine, quand le sage montre le danger l’idiot regarde les seins
alt : Emma Watson, le buste vulnérable, scrutant un horizon incertain en abritant ses yeux de sa main
tags : la volonté de vivre quelles qu’en soient les conséquences, désir d’enfant
alt : dans les bras de sa mère, un bébé laboure de ses pieds le sein maternel
Pour la plupart des femmes, la maternité est une joie – la plupart du temps. Mais nombreuses sont celles qui ressentent aussi de la déception, de la culpabilité, voire de la colère et de la peur. Devenir mère est difficile – tout le monde le sait. Pourtant, on n’entend généralement parler que des nuits blanches, et non du profond bouleversement identitaire qui accompagne la maternité. La maternité est un véritable cataclysme psychologique. Et pourtant, il est rare de trouver des conversations sincères et authentiques à ce sujet. « Je ne voulais pas être mère », de Sophie Ebrard, présentée lors d’Unseen à Amsterdam (2019), est une exposition immersive explorant les sentiments ambivalents de la maternité.
Sophie Ebrard est une photographe et réalisatrice de renommée internationale, basée à Amsterdam. (site web)
première réunion Tupperware en France à Périgueux en 1961, chez Christiane J, née C
alt : dans une ambiance détendue et chaleureuse, une ménagère met son salon à la disposition d’une démonstratrice de la marque américaine emblématique de contenants en plastique créée en 1946
Est-ce bientôt la fin de Tupperware ? Aux États-Unis, le groupe a lancé une procédure de faillite et explique « avoir des doutes quant à sa capacité à poursuivre son activité ». En France, l’histoire Tupperware a débuté à Périgueux grâce à Christiane J et à son mari Alan. Leur fille, Christine qui vit aujourd’hui aux États-Unis, nous a raconté leur histoire.
Une rencontre entre une résistante et un militaire américain
C’est dans sa maison beige au bord de l’Isle à Périgueux qu’a eu lieu la première réunion Tupperware en 1961, chez Christiane J, née C, et grâce à Alan J, son mari. Elle l’a rencontré quelques années plus tôt, alors qu’il est militaire américain affecté à la base américaine de Chamiers.
La mère d’Alan est responsable chez Tupperware dans deux états, le Nebraska et l’Iowa aux États-Unis, c’est en voyage chez sa belle-famille que Christiane J découvre les fameuses boîtes en plastique au couvercle hermétique et la gamme d’ustensiles Tupperware.
Une histoire d’émancipation
Christine J, la fille d’Alan et de Christiane, explique que c’est lorsque Tupperware annonce qu’il va se lancer en Angleterre que la mère d’Alan, Eleonor J, discute avec le directeur de Tupperware et lui parle de sa belle-fille, Christiane, installée en France. Tupperware a l’occasion de se lancer aussi en France et Christiane et Allan se décident à monter une entreprise Tupperware à Périgueux. À l’époque, Christiane ne pouvait pas créer d’entreprise, car c’était une femme. Christine, leur fille, raconte que le greffier avait dit à son père :« Ça ne marchera jamais cette société ».
Le lancement de Tupperware en France montre la situation des femmes en France et leurs difficultés pour s’émanciper. Avant 1961, rappelle Christine J, « les femmes ont besoin du consentement de leur mari pour ouvrir un compte bancaire ou pour travailler hors du domicile ».
La Méthode Tupperware
Le couple de trentenaires, Christiane et Alan J, reçoivent alors le matériel Tupperware : « cent cartons de marchandises ». Christiane et Alan doivent tout traduire, les bulletins de commande, les catalogues et tous les documents Tupperware. Ils savent qu’ils sont des pionniers, avec ce nouveau produit, avec cette nouvelle méthode de vente. La méthode Tupperware est unique avec ces réunions organisées chez les gens, avec des vendeuses Tupperware qui se déplacent.
La première réunion Tupperware est organisée le 23 mai 1961 à Périgueux. Les premières femmes à y participer, raconte Christine, la fille de Christiane, étaient, comme elle, des anciens résistants du groupe des amis de la Résistance. Le mari de Christiane, Alan, participait aussi aux réunions et « il partait avec sa voiture, une Dauphine rouge, faire des réunions dans les différentes bases américaines », détaille Christine, il partait « de Paimpol en Bretagne et jusqu’au Pays-Basque ».
La Dordogne dans le TOP 3 des meilleurs résultats de Tupperware France
Suite au lancement à Périgueux par Christiane et Alan J, Tupperware France est créé un an plus tard, en 1962 à Paris. La première usine est créée un peu plus de dix ans après dans l’Indre-et-Loire, en 1973 à Joué-les-Tours. Tupperware se développe et le réseau de vendeuses s’agrandit. Pendant trente ans, la Dordogne produit les meilleurs résultats en France avec la Gironde et avec la Charente.
Christiane J a arrêté son aventure Tupperware en 1991, c’est son adjointe Yvette D qui a repris les réunions et les formations jusqu’en 2001. Christiane J est décédée cinq ans plus tard, en 2006. Son mari, Alan, est reparti aux États-Unis. Il vit désormais en Arizona.