alt : allongée sur son lit, une femme lumineuse fume une cigarette
La Lumière intérieure est un concept riche et multidimensionnel qui représente l’illumination spirituelle au sein de diverses traditions philosophiques. Dans le bouddhisme tibétain, elle évoque l’éclairage spirituel obtenu par la méditation.
L’éclairage intérieur joue un rôle essentiel dans l’ambiance, le confort et la mise en valeur de chaque pièce de la maison. Bien choisis, les luminaires transforment un espace, révèlent les matières, soulignent l’architecture et modifient la perception des volumes
Ce concept était proche de ce que de nombreuses confessions chrétiennes appellent la grâce, et il était souvent employé, à l’écrit comme à l’oral, comme synonyme de grâce. L’image était celle d’ une lumière divine, suffisamment puissante pour illuminer les profondeurs de notre âme ; une lumière qui rayonnait sur nous et nous pénétrait.
André Malraux : le vendredi sera féminin ou ne sera pas
Herbert Matter. Nude in a Net, 1940
alt : une pécheresse dans un filet le bras levé
Herbert Matter naquit en 1907 à Engelberg, village montagnard suisse, où il était inévitable de découvrir l’une des deux plus belles collections d’art graphique médiéval d’Europe. En 1925, il entra à l’École des Beaux-Arts de Genève, mais après deux ans, l’attrait du modernisme le conduisit à Paris. Il y intégra l’Académie Moderne sous la tutelle de Fernand Léger et d’Amédée Ozenfant. Si le premier devint un ami proche et indéfectible, tous deux encouragèrent Matter à élargir ses horizons artistiques. En Europe, à la fin des années 1920 et au début des années 1930, le champ créatif du graphisme était sans limites. La photographie journalistique, imaginative et manipulatrice exerçait une influence révolutionnaire et Matter, passionné de photographie depuis longtemps, commença à expérimenter avec le Rollei, à la fois comme outil de création et comme moyen d’expression – une relation qui ne prit jamais fin. Inspiré par le travail d’El Lissitzky et de Man Ray, Matter était intrigué par les photogrammes, ainsi que par la magie du collage et du montage – deux modes d’expression qu’il affectionnait particulièrement.
En 1929, son entrée dans le monde du graphisme se concrétisa lorsqu’il fut engagé comme dessinateur et photographe par la légendaire maison Deberny et Peignot. Il y apprit les subtilités de la typographie de qualité, tout en assistant A.M. Cassandre et Le Corbusier.
En 1932, brutalement expulsé de France faute de papiers en règle, il revint de Suisse pour tracer son propre chemin. « Le parcours d’Herbert est fascinant et enviable », confie Paul Rand, autre figure emblématique du design. « Il a baigné dans un univers graphique exceptionnel et s’est formé auprès des plus grands. » Dès lors, rien d’étonnant à ce que les célèbres affiches conçues pour l’Office du tourisme suisse peu après son retour mêlent la beauté et l’intensité de Cassandre à la perfection géométrique de Le Corbusier, le tout imprégné d’une vision personnelle singulière.
En 1936, Matter se vit offrir un voyage aller-retour aux États-Unis en guise de paiement pour son travail avec une troupe de ballet suisse. Parlant peu anglais, il parcourut néanmoins les États-Unis. Une fois la tournée terminée, il décida de rester à New York. Sur les conseils d’un ami travaillant au MoMA, Matter alla rencontrer Alexey Brodovitch, qui collectionnait les affiches de voyage suisses (dont deux étaient accrochées au mur de son atelier). Matter commença bientôt à réaliser des photographies pour Harper’s Bazaar et Saks Fifth Avenue. Plus tard, il s’associa au studio photographique « Studio Associates », situé près des bureaux de Condé Nast, où il produisit nombre de ses plus belles œuvres.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Matter créa des affiches remarquables pour la Container Corporation of America. En 1944, il devint consultant en design chez Knoll, façonnant son identité graphique pendant plus de douze ans. Comme le souligne Alvin Eisenman, directeur du département de design de Yale et ami de longue date : « Herbert avait un sens aigu du détail, comme en témoigne la typographie remarquable qu’il réalisa pour les catalogues Knoll. »
En 1952, Eisenman lui proposa de rejoindre la faculté de Yale en tant que professeur de photographie et de graphisme. « C’était un professeur exceptionnel », se souvient Eisenman. « Parmi ses étudiants figuraient certains des plus grands noms du domaine aujourd’hui. » À Yale, il s’essaya à l’architecture, concevant des espaces de travail dans des bâtiments conçus par Louis Kahn et Paul Rudolf. « Il réussissait tout ce qu’il entreprenait », poursuit Eisenman. En 1954, il fut chargé de créer l’identité visuelle de la New Haven Railroad. Le logo « NH », omniprésent avec ses empattements allongés, devint l’un des symboles les plus reconnaissables d’Amérique. Son affinité pour l’art moderne, d’avant-garde et non figuratif était toujours manifeste, non seulement dans son œuvre, mais aussi dans ses amitiés les plus profondes.
Women’s Bar, Upper East Side, New York City, Photo by Mary Ellen Mark, 1977
tag : whisky on ice (on the rocks)
alt : accoudée au comptoir dans un bar pour femmes, une cliente en sweat à capuche clair ouvert sur sa poitrine nue fait une bulle avec son chewing-gum
Période de fête : Les saints de glace sont une période climatologique située, selon les observations populaires européennes du Haut Moyen Âge, autour des dates des fêtes de saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, traditionnellement célébrées les 11, 12 et 13 mai de chaque année.
Amadou et Mariam / Spencer Tunick, Desert Spirits 3 (Nevada), 2013 (site web)
installation contre la censure sur facebook et instagram
alt : des centaines de mariées, nues sous leur voile, debout dans le désert sous le soleil levant
L’artiste Spencer Tunick, spécialiste des installations corporelles, a réalisé plus de 75 installations de grande envergure impliquant des centaines, voire des milliers de participants nus, dans des environnements urbains et naturels à travers le monde. Pourtant, pour partager son travail sur Facebook et Instagram, il est contraint à une autocensure méticuleuse – et excessive – en floutant individuellement chaque téton. Malgré cela, ses œuvres sont souvent supprimées et sa capacité à utiliser ces plateformes pour toucher son public est compromise.
Le corps humain a toujours été un sujet central de l’art. Ses représentations ont évolué au gré des techniques d’expression : des dessins rupestres à la sculpture et à la peinture, en passant par la photographie et la vidéo.
Pourtant, Instagram, la principale plateforme de médias sociaux du XXIe siècle et la plus populaire auprès des artistes qui partagent leur travail en ligne, ainsi que sa société mère, Facebook, interdisent toutes deux les représentations photographiques du corps nu, tout en faisant une exception pour la nudité artistique dans la sculpture et la peinture.
Action artistique : Le 2 juin 2019, la Coalition nationale contre la censure et l’artiste-photographe Spencer Tunick créeront une installation de nus à New York pour contester la censure de la nudité artistique sur Facebook et Instagram.
Je suis sous sous sous Sous les cariatides Comme Roméo Oh-oh Marie-Christine
Claude Nougaro / Les Dites Cariatides (1984) Agnès Varda
tags : dôme de pierre, gaz à tous les étages, puissance tutélaire
alt : déambulation sous les balcons de Paris
merci à @moderation.bsky.app d’avoir apposé une étiquette « nudité non sexuelle » sur ce contenu
hâte de voir les guides touristiques gérés par IA avertissant les touristes « sensibles » de la présence de statues partiellement dénudées dans les rues de Paris et leur déconseillant de sortir de l’hôtel
CARIATIDE, CARYATIDE, subst. fém.
ARCHIT. Statue de femme, plus rarement d’homme, tenant lieu de colonne ou de pilastre et soutenant sur sa tête une corniche, une architrave, un balcon, etc. Cariatide féminine, cariatide-pilastre.Une immobilité de cariatide :
Les cariatides adossées aux piles du portique font partie de ces piliers par leur forme aussi bien que par la manière monumentale dont elles sont traitées. Viollet-le-Duc, Entretiens sur l’archit.,t. 2, 1872, p. 219.
♦ Emploi subst. apposé avec valeur adj.Des monstres cariatides se tordent affreusement sous l’énorme pression et font de la peine aux yeux (T. Gautier, Italia,Voyage en Italie, 1852, p. 316).
− Au fig., péj. [P. réf. à l’immobilité de la cariatide] Femme qui se tient à l’entrée d’un mauvais lieu. Cariatide de lupanar (Bloy, Le Désespéré,1886, p. 206).Mlle Pynsaert était devenue une des cariatides du Nain jaune. Tous les soirs (…) elle s’asseyait la première à la table (Reider, Mlle Vallantin,1862, p. 125).
Rem. La plupart des dict. gén. enregistrent l’adj. cariatidique, caryatidique. Archit. Qui a rapport aux cariatides.
Étymol. et Hist. 1. 1546 subst. Caryatides et adj. colonnes Caryatides (J. Martin, Hypnerotomachie ou Discours du Songe de Poliphile, 14 vo, trad. fr. d’un texte ital. de Fr. Colonna d’apr. M. Cagnon et S. Smith ds Cah. Lexicol., 1971, p. 103); 2. 1550 cariatide (S. Serlio, Des Antiquites. Le troisiesme livre translaté d’ital. en franchois, chap. III, 2 v, ibid.). Empr. peut-être par l’intermédiaire de l’ital. cariatide xvies. ds DEI, au lat. impérial caryatides, gr. κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς, subst. fém. plur., proprement « femmes de Karyes (bourg de Laconie) », terme d’archéol. D’apr. Vitruve, 1, 1, 5 ces femmes emmenées captives après la destruction de Karyes qui avait soutenu les Perses lors de l’invasion de Xerxès, servirent de modèle aux statues construites en forme de colonnes. Pour des raisons hist. et archéol., il semble plutôt que κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς désigne des jeunes filles célébrant les fêtes d’Artémis Karyatis ainsi nommée en raison du temple où on l’honorait à Karyes. Fréq. abs. littér. Cariatide : 90. Caryatide : 2. Bbg. Hope 1971, p. 280. − Sar. 1920, p. 22.
En géologie une faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel deux blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre. Ce plan divise un volume rocheux en deux compartiments qui ont glissé l’un par rapport à l’autre dans un contexte de déformation fragile.
Wikipédia / Laura Aguilar, Untitled, from the series Grounded, Joshua Tree National Park (site web)
tags : l’être humain est un bloc de rocheux comme les autres, tu es pierre et sur cette pierre, on sent la paille
alt : une faille rocheuse se prolonge par le sillon interfessier séparant les deux masses charnues à la partie postérieure du bassin d’une représentante de l’espèce humaine
La série Grounded (2006-2007) de Laura Aguilar fait suite à Nature Self-Portrait (1996) (première série d’autoportraits de nus en pleine nature réalisée par la photographe Laura Aguilar. Cette série marque un tournant important dans le travail de l’artiste, qui, auparavant, avait exploré le portrait (Latina Lesbians, Plush Pony), les nus d’autrui (Clothed/Unclothed, 1990-1994) et les autoportraits de nus (Three Eagles Flying, In Sandy’s Room, 1990) pris en studio plutôt qu’en extérieur), Stillness (1999), Motion (1999) et Center (2000), et constitue sa dernière série d’autoportraits nus en pleine nature, réalisée avant son décès en 2018. Aguilar a choisi le parc national de Joshua Tree comme toile de fond écologique pour cette ultime série. L’artiste ressentait une profonde affinité, presque familiale, pour les couleurs chatoyantes et les imposants rochers qui encadrent le paysage et son corps. C’était pour elle un lieu de communion spirituelle et de paix. Grounded est sa série d’autoportraits nus en pleine nature la plus spectaculaire et la plus captivante visuellement. Ces images numériques sont les œuvres en couleur les plus emblématiques de son travail.
alt : les ombres longues d’Anne et de sa soeur Fremen, assises sur le sable de Dune, guettant la venue du Faiseur
Les Fremen nomment ces vers « Shai-Hulud ». Ils se déplacent sous terre dans l’immense désert d’Arrakis et sont vitaux pour l’écosystème de la planète. Les natifs font très attention quand ils marchent sur le sable afin de ne pas déranger l’animal, très sensible aux vibrations. Le Shai-Hulud est en effet aveugle et se dirige grâce au son. Si on ne sait pas comment se déplacer dans le désert, on peut vite finir au fond de la gueule d’un ver
Les créatures font partie de ce qu’on appelle « le cycle de l’Epice » ; ce sont elles qui sécrètent cette drogue recherchée dans tout l’univers. Ces titans des sables peuvent mesurer jusqu’à 400 mètres de long. La gueule des vers mâles peut atteindre 80 mètres de diamètre. Un ensemble de plusieurs milliers de dents de cristal de carbo-silice organique entourent l’orifice buccal dans un motif circulaire. Un ver femelle atteint la maturité sexuelle après environ 1000 ans. Quant au ver mâle, il arrive à maturité après environ 1100 ans.
Une version maléfique du Shai-Hulud existe, le « Shaïtan » (diable en arabe). Ce dernier est très agressif et peut gober des villages entiers dans sa gueule gargantuesque. Quand ils se déplacent, les vers des sables font vibrer le désert tout entier et provoquent des secousses dans le sable.