
coup de froid dans les couples
Photo by Paul Hart, 2020-23
tags : cygnes du printemps
alt : dans la brume de mars, un cygne tourne le dos à son conjoint, signant un net rafraîchissement de leur relation

en mars ne découvre pas tes métatarses
Martin Gabriel Pavel Daily Portrait Brno-Bratislava-Budapest-Vienna (site web)
alt : un homme nu, debout dans le lac des cygnes du printemps
L’expression complète comporte une deuxième partie, qui se met en parallèle de la première : en mars, ne découvre pas tes métatarses, en mai, fais ce qu’il te plaît. Mais quelle est son origine ?
Ce dicton populaire apporte un commentaire météorologique sur les saisons. Il indique qu’au début du printemps en mars, on peut s’attendre à un retour du froid, et que c’est au mois de mai que la chaleur s’installera. Mais on l’utilise plutôt pour dire qu’il faut continuer à s’habiller chaudement même s’il commence à faire beau.
Selon toute vraisemblance, l’expression en mars ne découvre pas tes métatarses provient de la sagesse populaire (et non d’un auteur précis). Sous cette forme, elle date des années 1950. Mais une variante un peu plus courte a circulé dès le début du XXe siècle : mars, cache tes métatarses, mai, fais ce qu’il te plaît.
Et auparavant, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce proverbe avait la forme d’un quatrain au rythme plus régulier : « au mois de mars, / ne quitte pas tes chaussettes éparses ; / au mois de mai, / quitte ce qu’il te plaît ». Dans cette variante, le verbe quitter a le sens de « poser un vêtement ».
Camille Martinez

bonjour les -18
A Miner, Hungary, Photo by Andras Bankuti, 1980 (site web)
tag : les mineurs parlent aux mineurs
alt : portrait d’un mineur

la course éperdue du dessinateur de presse pour suivre l’actualité
Bashir Sultani (Behance)
alt : une silhouette humaine en pleine course dessinée par les bagues de métal fixant la gomme d’une centaine de crayons à papier décalés

La seule liberté de l’homme consiste donc à se pencher sur ses plis et accompagner la nature de sa monade à être ce qu’elle doit être dans ce monde-ci
Gilles Deleuze, Le pli : Leibniz et le baroque / Alexandra Von Fuerst
alt : les plis des lombes d’une monade, chapelle de marbre blanc
Le pli a toujours existé dans les arts ; mais le propre du Baroque est de porter le pli à l’infini. Si la philosophie de Leibniz est baroque par excellence, c’est parce que tout se plie, se déplie, se replie. Sa thèse la plus célèbre est celle de l’âme comme « monade » sans porte ni fenêtre, qui tire d’un sombre fond toutes ses perceptions claires : elle ne peut se confondre que par analogie avec l’intérieur d’une chapelle baroque, de marbre noir, où la lumière n’arrive que par des ouvertures imperceptibles à l’observateur du dedans ; aussi l’âme est-elle pleine de plis obscurs.
Pour découvrir un néo-Baroque moderne, il suffit de suivre l’histoire du pli infini dans tous les arts : « pli selon pli », avec la poésie de Mallarmé et le roman de Proust, mais aussi l’oeuvre de Michaux, la musique de Boulez, la peinture de Hantaï. Et ce néo-leibnizianisme n’a cessé d’inspirer la philosophie.

j’en tire les conclusions en me retirant du monde du basket
Lionel Jospin playing basket -ball in Marcel Fontaine gymasium In Meaux, France On March 03, 1984. Photo by Daniel Simon
tag : mort d’un basketteur, larmes à gauche
alt : Lionel Jospin jouant au basket-ball dans le gymnase Marcel Fontaine à Meaux