alt : Marco Pagot déclarant : plutôt un cochon qu’un fasciste
synopsis : Dans l’entre-deux-guerres, en pleine montée du fascisme, quelque part en Italie, Marco Pagot, pilote hors-pair épris de liberté, accepte volontairement de subir un mauvais sort qui le transforme en cochon plutôt que de de devenir un héros de la nation. Il devient chasseur de prime, et établit son repaire sur une île déserte de l’Adriatique. Surnommé Porco Rosso par ses ennemis, les pirates de l’air et brigands de tout poil, il affronte les meilleurs aviateurs en duel aérien à bord de son splendide hydravion rouge. Guidé par le souvenir de ses compagnons d’armes et par son esprit de solidarité, il vole au secours des faibles et un jour rencontre l’amour.
alt : Lech Wilczek rompant le pain avec un sanglier
Adam Wajrak : Lech adorait les animaux. Nous nous sommes rencontrés grâce à notre loutre, Julka, que nous avons élevée depuis son plus jeune âge.
Lech était profondément préoccupé par la forêt. Il est arrivé dans le gîte forestier du Parc national de Białowieża en 1952 et s’y est installé définitivement en 1971. L’exploitation forestière devait alors être très visible. Il a assisté à ce carnage pendant plus de 50 ans. Je pense qu’il la constatait presque quotidiennement, voire plusieurs fois par jour.
Ici, on pouvait tourner la tête et ne rien voir. On traversait des endroits épargnés par l’exploitation forestière, sans aucun point de comparaison avec ce qui était resté intact, ce qui rendait l’exploitation moins effrayante. Lech, lui, n’avait pas ce privilège de l’ignorance. La route de Białowieża à Dziedzinka, le gîte forestier du Parc national où ils vivaient tous deux, longe la route de Browska. Cette route suit la limite de la réserve intégrale du Parc national de Białowieża. D’un côté, un paradis de grands arbres centenaires, d’arbres déracinés. Une forêt moussue, moisie et négligée ; de l’autre, une forêt décimée par la coupe à blanc et la culture. D’un côté, une nature sauvage et merveilleuse ; de l’autre, une forêt sciée, pillée, et plantée ici et là en rangées. D’un côté, la vraie forêt ; de l’autre, la forêt assassinée. Ces deux mondes, qui devraient n’en former qu’un, sont séparés par quelques mètres seulement.
Cela peinait profondément Lech. Il en parlait et écrivait à ce sujet. Après 2011, lorsque l’exploitation forestière a diminué et que la forêt a pu se régénérer, il rayonnait de joie. J’avais l’impression que cette forêt vierge remplaçait Simona, décédée en 2007. Il était comme revigoré. Et puis, lorsque l’exploitation forestière a dû reprendre, il s’y est fermement opposé.
Tombe la neige Tu ne viendras pas ce soir Tombe la neige Et mon cœur s’habille de noir Ce soyeux cortège Tout en larmes blanches L’oiseau sur la branche Pleure le sortilège
Tu ne viendras pas ce soir Me crie mon désespoir Mais tombe la neige Impassible manège La, lalala, lalala, lalala Ouh
Salvatore Adamo
alt : un cochon à sa fenêtre interprète le grand succès de Salvatore Adamo