John Fitzgerald Kennedy / Cold War (2018) Paweł Pawlikowski
alt : duel verbal d’un couple sur le pré, la femme saute à l’eau et chante en faisant la planche
synopsis : pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible
On allait au bord du détroit d’Ormuz Avec ma sœur, mon père et son épouse On regardait les autres gens Comme ils dépensaient leur argent Nous il fallait faire attention Quand on avait fait le plein de la traction Il ne nous restait pas grand-chose
Alors on regardait les véliplanchistes On suçait des glaces au gaz de schiste Les porte-conteneurs, les pétroliers On ne faisait qu’les regarder passer Et on regardait les véliplanchistes Le matin on se réveillait tristes Sur la plage pendant des heures On prenait de belles couleurs
On allait au bord du détroit d’Ormuz Avec ma sœur, mon père et son épouse Et quand les vagues étaient tranquilles On passait la journée à Kharg, sur l’île Sauf quand on pouvait déjà plus
Michel Jonasz, les vacances en Iran
alt : sur un détroit où passe un navire, une planche à voile heurte une baleine
De l’aigle l’ombre prend la mer La mer comme une préface Avant le désert
Que la mer est basse Holidays
Michel Polnareff / Mark Smith, eagles
alt : un aigle qui descend du ciel
Un beau jour ou peut-être une nuit Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Lentement, les ailes déployées Lentement, je le vis tournoyer Près de moi, dans un bruissement d’ailes Comme tombé du ciel L’oiseau vint se poser
Il avait les yeux couleur rubis Et des plumes couleur de la nuit À son front, brillant de mille feux L’oiseau roi couronné Portait un diamant bleu
De son bec, il a touché ma joue Dans ma main, il a glissé son cou C’est alors que je l’ai reconnu Surgissant du passé Il m’était revenu
Dis l’oiseau, oh dis, emmène-moi Retournons au pays d’autrefois Comme avant, dans mes rêves d’enfant Pour cueillir en tremblant Des étoiles, des étoiles
Comme avant, dans mes rêves d’enfant Comme avant, sur un nuage blanc Comme avant, allumer le soleil Être faiseur de pluie Et faire des merveilles
L’aigle noir dans un bruissement d’ailes Prit son vol pour regagner le ciel
Un beau jour ou peut-être une nuit Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, ou était-ce une nuit? Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Quand soudain Surgissant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Quand soudain Il venait de nulle part Il a surgit l’aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Il venait de nulle part Il surgit l’aigle noir
Patrick Schulmann / Paul Villenave, court film indépendant (2025-2026), tourné à Toronto, avec les acteurs Jack Hirschfield et Alex Handy
tags : Pierre Reverdy « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des traces de sauce », bisou monsieur, foodporn, bro-mance
alt : dans un fast-food, un homme montre sa joue à un autre pour lui signaler qu’il a une trace de sauce, celui-ci comprend qu’il lui demande un témoignage d’affection et l’embrasse sur la joue
Angine de poitrine est un duo de rock expérimental québécois originaire de Chicoutimi.
Formé en 2019, le groupe est composé de deux membres se produisant sous les pseudonymes de Khn de Poitrine (guitare, basse et instruments microtonaux) et Klek de poitrine (batterie). Les frères de poitrine, présentés comme tels uniquement « pour les besoins du concept», se décrivent comme un « Orchestre Mantra-Rock Dada Pythago-Cubiste ».
Le groupe associe le rock expérimental à la musique microtonale et à la performance artistique, en utilisant des systèmes d’accordage non standards, des rythmes complexes et des compositions principalement instrumentales. Khn de poitrine interprète sur une guitare basse à double manche, dont le manche est doté de frettes très rapprochées, permettant de diviser chaque octave en 24 notes plutôt que les 12 conventionnelles. Leurs prestations scéniques se distinguent par le port de masques surdimensionnés en papier mâché, accompagnés de costumes et d’une mise en scène stylisée.
Les deux musiciens jouent ensemble depuis l’âge de 13 ans. Leurs costumes et leurs personnages scéniques ont d’abord été conçus comme une « blague ». Après s’être vu refuser la possibilité de jouer deux semaines consécutives dans la même salle, ils ont présenté un concert sous leur identité réelle, puis un autre déguisés. Au fil de l’évolution du projet, les membres ont choisi de conserver l’anonymat, conformément à leur préférence.
Antonín Dvořák’s Serenade for Strings in E major Op. 22
tag : liberté – légèreté – fluidité
alt : presque en apesanteur, une hermine court avec grâce sur la neige gelée, bondissant et semblant à peine toucher le sol
NB : la belette est toute petite (large comme une souris et longue comme 2) et elle n’a pas de pinceau noir au bout de la queue. L’hermine lui ressemble, mais elle est un peu plus grande et le bout de sa queue est noir
alt : un chien, prisonnier dans une chambre sombre comme une caverne, ne voit du vrai monde que les ombres chinoises projetées par la lumière sur le mur du fond et aboie après elles
Nous sommes comme des prisonniers enchaînés dans une caverne, et qui ne voient du vrai monde que les ombres projetées par la lumière du dehors sur le mur de la paroi du fond. Le philosophe est celui qui se délie de ses liens, tourne la tête et sort de la caverne, découvrant le vrai monde. De même, le philosophe est celui qui comprend que le vrai monde n’est pas le monde sensible, celui qu’on voit dans la vie de tous les jours, mais que celui-ci n’est qu’un reflet imparfait et une ombre du vrai monde, le monde intelligible, celui des Idées, des En soi.
La sortie de la caverne renvoie ainsi métaphoriquement à la dialectique ascendante décrite plus haut. En sortant de la caverne, le philosophe voit les vraies choses (les Idées), et par-delà finit par regarder le soleil en face (l’Idée du Bien ou principe anhypothétique).