
prêtes pour la Saint-Valentin les filles ?
Robert Crumb
alt : un jeune hippie hypnotise une jeune fille de bonne famille en la faisant rêver de la fête de l’amour

3 février ?
Un jour sans fin (Groundhog Day), Harold Ramis, 1993, avec Bill Murray, Andie MacDowell
alt : le constat amer de Phil Connors le lendemain du 2 février
Phil Connors, journaliste télé cynique et grincheux et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le Groundhog Day : Jour de la marmotte. Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Là-bas, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.

pâte à crêpe : mélanger délicatement avec un fouet en ajoutant au fur et à mesure le lait
Los Olvidados (1950) Luis Buñuel
alt : dans l’étable, Marie célèbre la Chandeleur en versant du lait d’ânesse sur ses cuisses
Du lait et des hommes, Didier Nourrisson, Vendémiaire, 2021, 360 p. ,24€ :
Dès l’Antiquité le lait est représenté par la déesse allaitante, image reprise à la Renaissance et accentuée par la naissance du culte marial. Les représentations de cette femme allaitante sont très présentes dans l’art. Quand le Concile de Trente interdit la nudité dans la peinture religieuse apparaît une nouvelle image, celle de la charité chrétienne.
L’auteur aborde aussi les traités qui parlent de la bonne lactation, les pratiques magico-religieuses et le besoin de nourrice humaine ou animale quand le lait maternel fait défaut. Le biberon, dont le thème sera développé en troisième partie, apparaît dès le Moyen Age.
A l’époque des Lumières, une réflexion éthique s’engage à propos des nourrices mercenaires.
Après le sevrage, qui consomme du lait et quel lait ? Ce sont d’abord les laits de chèvres et de brebis, car les vaches sont rares avant que les troupeaux s’agrandissent à la Renaissance. La consommation lactée est surtout celle du beurre et des fromages, signes d’aisance économique. Les textes d’Olivier de Serres apportent de nombreuses informations sur la collecte et la transformation du lait. Didier Nourrisson montre les différences régionales : montagne, Normandie et Bretagne qui tirent bénéfices de leur proximité avec la ville.
Les monastères mais aussi des professionnels étrangers (Hollandais et Suisses) ont permis le développement des productions fromagères dans diverses régions et la naissance dans les Alpes et le Jura des fruitières. En ville ou aux environs de nouveaux métiers apparaissent au XIXe siècle : nourrisseurs et laitières de rue.
L’auteur aborde les symboliques et marqueurs sociaux autour du lait/ le pays de cocagne st celui où lait et miel coulent à flot. Si le lait de l’élite est entier, il ne doit pas être coupé, peut-on le consommer en temps de carême ?
Les sources sont plus abondantes à partir du XIXe siècle et permettent à l’historien de mieux cerner les productions comme les consommations. C’est l’époque de la « fabrique du lait », des débuts de la sélection animale, et de nouvelles possibilités de vente lointaine grâce au chemin de fer.
La pasteurisation permet aussi le développement des productions fromagères qu’un rapide tour de France, plus amusant que réellement informatif, invite à découvrir. Naissent à cette époque les premières AOC et de grands entreprises, début de véritables saga industrielles : Gervais, Nestlé.
Un chapitre est consacré au biberon, des aspects pratiques à l’hygiène et un autre au temps des nourrices qui alimentant les petits urbains aux dépens de leurs propres enfants comme dans le Morvan. La mortalité infantile amène les premiers pas d’une politique de protection de l’enfance.
La place différente de lait dans les régimes alimentaires urbains et ruraux et les pénuries en temps de guerre complètent cette troisième partie.
Le terme de vague blanche est choisi pour qualifier la très forte croissance de la filière lait après 1950 : de la publicité au discours médical.
Les conditions même de sa production évolue comme le reste de l’agriculture alors que sa transformation est désormais entre les mains des industriels, comme Lactalis.
La publicité le met en concurrence avec le vin dont on cherche à faire baisser la consommation quotidienne. L’école n’est pas en reste pour le valoriser tant dans les programmes qu’avec le verre de lait de Mendès-France (1954).
L’auteur évoque également la place du lait dans le cuisine jusque sur les tables gastronomiques.
Le tableau des différentes formes de présentation au consommateur offre un large panorama des conditionnements, des lieux de fabrications, des questions écologiques actuelles.
Le lait maternel, premier aliment du nourrisson évoqué dans le dernier chapitre ramène lecteur aux premières pages de l’ouvrage.
le temps n’existe pas
le faucon crécerelle est capable de rester presque immobile dans les airs, se stabilisant en ajustant la position de ses ailes et de sa queue en fonction du vent et des courants d’air
tag : résistance, vol stationnaire, le vent se lève il faut tenter de lutter
Paco Velobs : Pour en avoir croisé alors que j’étais moi-même en l’air en parapente, c’est tout simplement incroyable.
Je me faisais un peu malmener le long d’une falaise avec un mélange de thermique et de dynamique et l’oiseau était là, 10m au-dessus des crêtes, là où c’est le pire, totalement immobile.
Claire Billaud : Ce vol stationnaire est appelé poétiquement « vol en Saint-Esprit », rappelant l’image biblique du Saint-Esprit planant au-dessus de Jésus et des saints.
Khrys : Durant une séquence de Saint-Esprit, [le Faucon crécerelle] garde la tête parfaitement fixe : dans une étude réalisée avec une caméra haute vitesse, l’oiseau a bougé la pointe du bec de moins de 6 mm dans chaque direction par un vent de 17 à 27 km/h.

tu peux ouvrir les yeux
Christy Turlington by Peter Lindbergh, 1993
tag : que la semaine commence
alt : le modèle nu assis en pause cigarette les yeux clos
petites précipitations en matinée
Oldboy (2003) Park Chan-wook, Min-sik Choi, Ji-tae Yoo
tag : il va pleuvoir
alt : Oh Dae-Su sur le trottoir, lunettes noires et raie au milieu, un corps tombe d’un immeuble et s’écrase sur le toit d’une voiture en stationnement. en souriant, il s’éloigne en pensant : ris et l’univers rit avec toi, pleure et tu pleures seul