
le vent se lève il faut tenter de rester bien coiffée
Paul Valéry / Mária, 2025 – by Michal Hudec, Slovak
tags : Marge Simpson, illusion d’optique
alt : les arbres dressées comme des cheveux sur la tête d’une femme accroupie sur une route

Quand la guerre arrive en ville
Paul Delvaux, L’entrée de la ville (ou L’Entrée dans la ville), 1940 (propriétaire privé) / Daniel Balavoine
alt : une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les constructions éparses habituelles chez Delvaux : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt). On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque – représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans, mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction » comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.
Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique malgré sa neutralité. En 18 jours, le pays est à genoux, ses capacités de défense hors d’état : le roi Léopold III signe l’ordre de capitulation le 28 mai. Le gouvernement qui désapprouve cet ordre, quitte la Belgique, d’abord pour la France qui combat encore, puis pour Londres, tandis que le roi reste en Belgique refusant d’abandonner son peuple – une attitude dénoncée par certains qui y voient un assentiment devant le fait accompli. Critiqué pour avoir signé la capitulation (au lieu de choisir de quitter le pays comme le gouvernement), on va aussi reprocher au roi son comportement durant les années d’occupation (bien qu’il s‘abstienne de toute prise de position publique). Ces reproches vont déboucher après-guerre, sur ce qu’on a appelé « la question royale », qui va diviser la Belgique, avec beaucoup d’incidents parfois très graves, jusqu’en 1951, quand Léopold III abdique au profit de son fils Baudoin (à qui il avait déjà remis ses pouvoirs en 1950).
Delvaux ne vit pas dans une tour d’ivoire – ou alors il n’a plus la possibilité d’y vivre : avec ses tantes (il n’est pas question de sa femme ?), il quitte Bruxelles en mai 40 et se lance sur les routes de l’exode – mais tombé en panne, il revient à son point de départ, ce qui finalement lui évite sans doute de plus graves désagréments.
La Belgique connait donc l’effondrement militaire, la désorganisation de l’Etat, l’occupation avec ses multiples tragédies
Delvaux va traduire ces moments dramatiques en peinture, non sous forme directe bien sûr mais en les transposant dans son univers habituel qui épouse l’angoisse vécue par la collectivité.
Emmanuel Macron a dévoilé le nom du futur porte-avions franco-gabonais : le « France Libreville », en hommage à la Françafrique
Conçu en partenariat avec le Gabon, la technologie électromagnétique des futures catapultes relèvera par exemple du gabonais Gabon Atomics. « Le choix a été fait, et c’est un choix économique, de travailler avec le Gabon, qui est parfaitement cohérent, mais il existe bien évidemment d’autres plans, un plan B, si jamais on avait des contraintes particulières », assure toutefois un conseiller présidentiel.
source : Le Monde
alors nous construirons des papillons
Artisan Legacy Studio, Giant Mechanical Butterfly Awakens
A massive metal butterfly slowly unfolds its wings revealing a stunning mechanical transformation in the open field
alt : un immense papillon métallique déploie lentement ses ailes, révélant une transformation mécanique stupéfiante en plein champ.

merci de laisser les bureaux de vote dans l’état dans lequel vous aimeriez les trouver en entrant
I Spit on Your Grave AKA Day of the Woman (1978) Dir. Meir Zarchi
alt : après la boucherie des accords de deuxième tour, une assesseuse remet en état le théâtre des élections en nettoyant le sang qui a giclé sur les murs de la salle de bain

la position du penseur couché
Auguste Rodin / Vilmos Zsigmond / Jean-Patrick Manchette / Andrew Wyeth (Christina’s World)
alt : Le Penseur de Vilmos Zsigmond représente un homme allongé dans l’herbe, dans une pose introspective. Mesurant environ 1,75 mètre de hauteur, il est couché en décubitus ventral à la pointe inférieure d’un triangle dont les deux autres angles sont occupés par une chapelle et un groupe de croix plantées dans le ciel au sommet du champ
Il est plongé dans une contemplation profonde, son regard tourné vers le sol, tandis que sa main gauche soutient sa tête et que sa main droite enserre une touffe d’herbe. Cette pose évoque l’intensité et la gravité de la réflexion, donnant l’impression que l’homme est absorbé dans ses pensées, isolé du monde extérieur. Les rides du front et les lignes du visage traduisent les tourments intérieurs, les doutes et les questionnements existentiels auxquels l’homme est confronté dans sa quête de sens

Tar ta gueule à la récré
A rare Qajar portrait of a young man playing a stringed musical instrument, circa 1840. Inscribed in Judeo-Persian The tar player Arus ben Shlomo / Alain Souchon
alt : rare portrait Qajar d’un jeune homme jouant d’un instrument de musique à cordes, vers 1840. Inscrit en judéo-persan : Le joueur de tar Arus ben Shlomo
Certaines des réalisations les plus remarquables de la longue histoire de la production artistique persane ont vu le jour sous la dynastie Qajar au XIXe siècle. Bien que l’art persan soit souvent associé, dans l’imaginaire collectif, à des miniatures complexes et à d’autres arts décoratifs luxueux, l’esthétique de l’époque Qajar privilégiait les grands formats, les couleurs éclatantes et l’adoption de nouvelles techniques visuelles. Dans cette tradition, les représentations de sujets juifs sont extrêmement rares, ce qui rend ce portrait saisissant d’Arus jouant du tar particulièrement remarquable. Plus qu’un simple portrait, il témoigne avec force de la rencontre entre la culture visuelle Qajar et le vécu des communautés juives d’Iran, offrant un aperçu d’un monde rarement représenté dans la peinture persane.

bonjour les circassiens
August Sander, Circus Workers, 1926-1932
alt : deux travailleurs du cirque prenant le petit-déjeuner devant le chapiteau