La novlangue était destinée non à étendre mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but
George Orwell, 1984 / Corneille noire (Corvus corone) baguée G794, présentant un bec croisé, au Jardin des plantes de Paris, photographe Marie-Lan Taÿ Pamart
tags : oiseaux d’ultradroite, Ami entends-tu les mots noirs des corbeaux sur nos plaines, les proverbes dangereux « tourner sept fois sa langue dans sa bouche »
« Les civilisations d’autrefois prétendaient se fonder sur l’amour ou sur la justice ; la nôtre est fondée sur la haine »
Syméon le Stylite (392-459) : la tentation de se retirer du monde sur un poteau
unknown photographer, 1974
Les stylites (du grec στύλος, « colonne ») sont des ermites des débuts du christianisme, des anachorètes qui plaçaient leur cellule au sommet d’une ruine, d’une colonnade, d’un portique ou d’une colonne pour y pratiquer une ascèse extrême.
Cette forme de vie religieuse extrêmement austère est connue dans l’hindouisme ancien. Une catégorie d’ascètes, appelés stylites, vivent dans les arbres au plus près des dieux, sans jamais descendre sur terre. Pour se rendre à la Kumbhamela, par exemple, ils se déplacent à dos d’éléphant, et certains pratiquent la géophagie, la terre foulée par les éléphants étant devenue sacrée. Cette pratique doloriste est encore exercée aujourd’hui par un petit nombre d’individus ayant pour objectif d’obtenir une libération spirituelle totale (moksha).
Les violentes persécutions des chrétiens ayant presque disparu, au IVe siècle certains cherchèrent le « martyre permanent » dans les austérités extrêmes de la vie au désert ou en stylite. Dans la ferveur et la vénération populaires ils prennent le relais des martyrs des premiers siècles.
Jusqu’au VIIe siècle, en Égypte, en Syrie et dans tout l’est du bassin méditerranéen, des hommes et des chats partent ainsi vivre seuls, s’imposant de vives mortifications. (Wikipédia)
On choisit pas non plus les dunes de Libye De Gobi ou du Ténéré Pour apprendre à ramper
Maxime Le Forestier / Frank Herbert
les serpents à cornes (sidewinder snakes) vivent dans les déserts du sud-ouest des États-Unis (par exemple, le désert de Mojave) et du nord-ouest du Mexique. Leur déplacement latéral est une adaptation au sable mouvant et brûlant : il minimise le contact avec le sol brûlant, offre une meilleure adhérence, empêche de glisser sur les dunes mouvantes et évite de se faire repérer par les vers des sables, également appelé Shai-Hulud
alt : le déplacement latéral d’un serpent à corne semblant apprendre à écrire une ligne de « i »