
ce soir je me Cousteau
Marcel Proust : Du côté de chez Swann, 1913 (photographie : Jacques-Yves Cousteau por Yousuf Karsh, 1972)
Il reste de l’Edam aux camélias ?
George Sand à Alexandre Dumas, dimanche 8 octobre 1849, 12H30, Nohant-Vic
il y a un an : mais t’avais dit qu’on ferait des fourmis
allez – dis-le que tu es un pian
Alors d’une voix minuscule, Darwyne répète :
— Je suis un pian.
— C’est ça. Un petit pian dégueulasse
Et l’enfant dit plus fort :
— Un petit pian dégueulasse. Je suis un petit pian dégueulasse.
— Bon qu’à faire honte à sa mère.
— Bon qu’à faire honte à sa mère. Je suis un petit pian dégueulasse bon qu’à faire honte à sa mère. Une sale bête. Un sale macaque.
— Voilà. Et tu sais où c’est, la place des animaux ?
Colin Niel : Darwyne, éditions Rouergue Noir
superbe roman, pour qui aime la forêt
Le Pian de Guyane (opossum commun) est un petit marsupial aux oreilles noires et parfois blanches. Dans cette région d’outre mer, on y trouve 2 espèce de pian: le pian noir et le pian blanc. Il mesure 50 cm et possède une queue rétractable tout aussi longue. On le compare à un gros rat. Son nom est une déformation du mot « puant ».
Elle : je vous en prie, j’aimerais en savoir encore un peu davantage, même si vous n’êtes pas sûr de savoir très bien, même si vous devez l’inventer.
Lui : vous savez, ils se rencontraient dans une maison isolée, au bord de la mer
Elle : ah oui…?
Lui : c’est à l’abri du vent, et il fait chaud l’été, il faisait chaud l’été où ils se sont rencontrés pour la première fois.
Moderato Cantabile, Peter Brook, 1960, Marguerite Duras, Jeanne Moreau, Jean-Paul Belmondo