
on a changé d’heure
Figure under Bedspread, Photo by Jo Ann Callis, 1974
tag : rester au lit (pour toujours)
alt : un corps sous le couvre-lit
Agence France-Brette : BZL info, toute l’actualité France

cette nuit à 2 heures du matin le porte-parole du gouvernement vous lira un poème sur le changement d’heure
Seven Arts Cafe, New York City, 1959. Some of the best poets of the day performed at this Ninth Avenue venue, near Times Square – from Kerouac, Ginsberg and Corso to Ray Bremser and Diane di Prima. Photograph by Burt Glinn
tag : printemps des poètes
alt : un couple dans un escalier attendant l’heure de la lecture de poèmes
Hommage à Loana : l’Assemblée nationale observe une minute de silence, Yaël Braun-Pivet salue la mémoire d’une « figure de la téléréalité de la Vᵉ République »
En ouvrant la séance, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué la mémoire d’une « figure de M6 », « une éthique de conviction jointe à une intégrité à toute épreuve », avant de demander aux députés d’observer une minute de silence, respectée sur tous les bancs de l’hémicycle, devant une photo de l’ancienne star de Loft Story, tout sourire, projetée sur les écrans.
source : Le Monde
tag : après Quentin Deranque et Lionel Jospin
Éric Ciotti rebaptise la Promenade des Anglais en promenade des Loana de souche
téléréalité : mort de Loana
After Death (1915) Yevgeni Bauer
Rappelez-vous l’objet que nous vîmes sur M6, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux:
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu’ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s’élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l’eau courante et le vent,
Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d’un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu’elle avait lâché.
– Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés !
(Charles Baudelaire)
Surexposition au cadmium : l’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande aux enfants de renoncer au collier de nouilles pour la fête des mères
source : Le Monde

la course éperdue du dessinateur de presse pour suivre l’actualité
Bashir Sultani (Behance)
alt : une silhouette humaine en pleine course dessinée par les bagues de métal fixant la gomme d’une centaine de crayons à papier décalés