celles qui dansaient sur les lignes à haute tension
La Joie de vivre (Anthony Gross, Hector Hoppin, 1934)
alt : deux jeunes femmes en robe blanche dansent au-dessus de lignes électriques et parmi les fleurs et les feuilles
synopsis : deux jeunes filles poursuivies par un ouvrier à bicyclette qui veut rendre une chaussure perdue par l’une d’elles, renoncent à leur escapade sylvestre et se réfugient dans un poste d’aiguillage. Rejointes par l’ouvrier, tous trois désorganisent le trafic ferroviaire avant de fuir vers le ciel, à bicyclette
alt : un prince dessine une princesse, l’épouse, l’installe sur un trône dans la gueule d’un dragon et ils s’envolent en voyage de noces vers une vie de rêve
Sisyphe était une femme et le dieu de la mort était bleu
La Planète sauvage, René Laloux, Roland Topor, 1973
Sisyphe est surtout connue pour avoir déjoué la mort, le dieu Thanatos. En échange d’une source qui ne tarirait jamais, Sisyphe révéla au dieu-fleuve Asopos où se trouvait sa fille Égine, enlevée par Zeus, qui la désirait et avait pris la forme d’un aigle. Asopos fit fuir Zeus, mais ce dernier en voulut à Sisyphe ; il envoya Thanatos la punir. Cependant, lorsque le génie de la Mort vint la chercher, Sisyphe lui proposa de lui montrer l’une de ses inventions : des menottes. Elle enchaîna Thanatos, si bien que ce dernier ne put l’emporter aux Enfers. S’apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Arès délivrer Thanatos et emmener Sisyphe aux Enfers. Mais Sisyphe avait préalablement convaincu sa femme de ne pas lui faire de funérailles adéquates. Elle put ainsi convaincre Hadès de la laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenue à Corinthe, elle refusa de retourner parmi les morts. Thanatos (ou même Hermès, selon certaines traditions) dut alors venir la chercher de force. Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamnée, dans le Tartare, à faire rouler éternellement jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet (Odyssée, chant XI).
alt : le doigt bleu d’un dieu fait rouler éternellement jusqu’en bas d’une colline une femme portant un bébé qui tente chaque fois de remonter au sommet
A clip from “Эксперимент – The Experiment” (1988), directed by Yefim Gamburg. Soviet animation
tags : Icare, les ailes des hommes
Iefim Abramovitch Gambourg, né le 10 juin 1925 à Moscou et mort le 13 juin 2000 dans la même ville, est un réalisateur de films d’animation soviétique puis russe. Wikipédia
synopsis : L’expérience se déroule dans une ville où les habitants sont contraints de se déplacer à pied à cause des embouteillages incessants. Pour remédier à cette situation, les autorités municipales décident de mener une expérience : les habitants sont autorisés à voler. La plupart des citoyens ont immédiatement développé des ailes et ont rapidement adopté un nouveau mode de vie. Cependant, pour une raison inconnue, de rares individus restent dépourvus d’ailes. Pour trouver un lieu de vie à ces personnes aptères, elles nomment des superviseurs de vol et instaurent des règles strictes pour les vols.
La chatte dans le caniveau et la lune sur un toit brûlant
David Goodis / Tennessee Williams / Tale About the Cat and the Moon (histoire du chat et de la lune), 1995, animated short film directed by Pedro Serrazina
alt : la rencontre du chat et de la lune dans la ville endormie, les étreintes du noir et du blanc
tags : dialogue social, ascenseur social, accroche toi à tes espoirs je rallonge l’échelle, aie confiance, courage mon ami
alt : au bord d’une falaise, un homme tend la main à celui qui grimpe tandis que son autre main déroule l’échelle de corde et la rallonge au fur et à mesure de sa progression