On allait au bord du détroit d’Ormuz Avec ma sœur, mon père et son épouse On regardait les autres gens Comme ils dépensaient leur argent Nous il fallait faire attention Quand on avait fait le plein de la traction Il ne nous restait pas grand-chose
Alors on regardait les véliplanchistes On suçait des glaces au gaz de schiste Les porte-conteneurs, les pétroliers On ne faisait qu’les regarder passer Et on regardait les véliplanchistes Le matin on se réveillait tristes Sur la plage pendant des heures On prenait de belles couleurs
On allait au bord du détroit d’Ormuz Avec ma sœur, mon père et son épouse Et quand les vagues étaient tranquilles On passait la journée à Kharg, sur l’île Sauf quand on pouvait déjà plus
Michel Jonasz, les vacances en Iran
alt : sur un détroit où passe un navire, une planche à voile heurte une baleine
De l’aigle l’ombre prend la mer La mer comme une préface Avant le désert
Que la mer est basse Holidays
Michel Polnareff / Mark Smith, eagles
alt : un aigle qui descend du ciel
Un beau jour ou peut-être une nuit Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Lentement, les ailes déployées Lentement, je le vis tournoyer Près de moi, dans un bruissement d’ailes Comme tombé du ciel L’oiseau vint se poser
Il avait les yeux couleur rubis Et des plumes couleur de la nuit À son front, brillant de mille feux L’oiseau roi couronné Portait un diamant bleu
De son bec, il a touché ma joue Dans ma main, il a glissé son cou C’est alors que je l’ai reconnu Surgissant du passé Il m’était revenu
Dis l’oiseau, oh dis, emmène-moi Retournons au pays d’autrefois Comme avant, dans mes rêves d’enfant Pour cueillir en tremblant Des étoiles, des étoiles
Comme avant, dans mes rêves d’enfant Comme avant, sur un nuage blanc Comme avant, allumer le soleil Être faiseur de pluie Et faire des merveilles
L’aigle noir dans un bruissement d’ailes Prit son vol pour regagner le ciel
Un beau jour ou peut-être une nuit Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, ou était-ce une nuit? Près d’un lac je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Quand soudain Surgissant de nulle part Surgit un aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Quand soudain Il venait de nulle part Il a surgit l’aigle noir
Un beau jour, une nuit Près d’un lac, endormie Il venait de nulle part Il surgit l’aigle noir
la femme qui est sur mon dos n’a plus d’vêtements depuis longtemps
Serge Reggiani / Alina Lebedeva
alt : l’oeil du cheval portant une femme nue sur son dos dans l’appartement
Ne riez pas N’y touchez pas
Gardez vos larmes Et vos sarcasmes Lorsque la nuit Nous réunit Son corps, ses mains S’offrent aux miens Et c’est son cœur Couvert de pleurs Et de blessures Qui me rassure