les galeries d’art – Kati Heck : Ins Unten! (oil and crayon on canvas, 2020)
les galeries d’art – Kati Heck : Ins Unten! (oil and crayon on canvas, 2020)
Une galerie d’art est généralement un lieu, public ou privé, spécialement aménagé pour mettre en valeur les richesses du sous-sol et montrer au grand jour des œuvres de la culture underground à un public de visiteurs, dans le cadre d’expositions temporaires ou permanentes. source : Wikipedia
Kati Heck (autres oeuvres), née en 1979 à Düsseldorf, est une artiste, sculptrice et artiste peintre allemande, basée à Anvers. Bien que son travail englobe l’installation sculpturale, le court métrage et la photographie, elle est surtout connue pour ses peintures à grande échelle. source : Wikipedia
le monde change – Gianluca Gambino aka Tenia : la métamorphose
le monde change – Gianluca Gambino aka Tenia : la métamorphose
» En se levant un matin après une nuit de rêves inquiétants, Gregor Samsa se découvrit transformé, dans son lit, en un énorme insecte. «
Ce sont les premiers mots de « La métamorphose » de Kafka (1912),
le début de la lente « mort » psychique et physique du « voyageur de commerce ». Quelques lignes plus loin, Samsa-cafard découvre une partie de son ventre « couverte de nombreux petits boutons blancs qu’il ne pouvait expliquer. Il essaya de les toucher avec une de ses pattes, mais il dut la retirer immédiatement, car à leur contact, il éprouva une sensation de froid. » Peut-être que cette sensation de froid indique la double « peine » de Kafka : l’une, envers son corps à travers les premiers symptômes d’une maladie dont il mourut quelques années plus tard, l’autre, liée à un interdit œdipien présent depuis toujours et révélée par son amour pour Felice Bauer, rencontrée quelques mois plus tôt. Notre hypothèse est que Kafka réagit à la « sensation de froid » à travers une intention psychique inconsciente destructive irrationnelle, mais triomphante, parce qu’elle « confirme » le destin déjà écrit d’un échec œdipien : ici Laios triomphe et tue Œdipe. Le cafard kafkaïen est-il une illusion capable de s’étendre à la condition humaine tout entière (comme on l’interprète habituellement), ou s’agit-il d’un verdict inscrit dans le corps et prononcé par un Surmoi implacable, entraînant une maladie destructrice ?
Dans Le procès, Josef K. écrit : « un seul bourreau pourrait remplacer le tribunal entier ».
Pour lui, en effet, le bourreau gagne toujours son combat, car cette authentique transformation du destin est impossible. Tandis qu’elle le fut pour Freud durant les mêmes années (à l’époque de la première Guerre Mondiale). Face au traumatisme de la décadence, les autobiographies involontaires suivent deux chemins différents : Freud réécrit l’Œdipe comme Histoire et le relance dans le temps, Kafka réécrit l’Œdipe comme Maladie et y met fin. Ainsi, chez Kafka ne domine pas la Transformation, mais la Métamorphose, c’est-à-dire la mutation totale sans lien avec l’état précédent. Gregor Samsa ne se transforme pas, il se mue en cafard. Nous avons mutation et violence, mais il nous manque la troisième composante nécessaire l’invariance, selon Bion pour parler de transformation catastrophique : il ne reste rien du passé qui garde un minimum de continuité. Kafka ne souhaite pas changer, il veut plutôt que la réalité fasse un pas en arrière, que la vie reprenne son cours normal, comme par magie :
Le terme « métamorphose » issu du Grec, signifie « changement total ».
(…) Pour que la métamorphose se produise, le moi doit se déplacer par segments massifs, condensés, non suffisamment dissociés ou différentiés entre eux, et ainsi le passage d’un fragment du moi à un autre est un véritable changement de personnalité, une métamorphose. C’est ce que j’appelle objet agglutiné ou relation objectale agglutinée ». (Bleger, 1967, p. 101). « . Ainsi tout est réaménagé et acquiert un sens nouveau. C’est une réorganisation dans laquelle tous les éléments sont classés dans un ordre différent et s’adaptent à un moi situé à un niveau régressif, magique (…) C’est la rencontre avec une image interne, idéalisée, et c’est pour cela qu’elle apparaît avec les caractéristiques de la prédétermination ». Si : « La régression est trop intense, on court le risque de se dissiper et le contact avec l’autre devient indispensable pour circonscrire la régression et configurer à nouveau la personnalisation « en se reflétant dans l’autre » ; il s’agit donc d’une recherche de limites » (Bleger, 1967, p. 102). source : CAIRN
laissez-moi vous expliquer ce qu’est le 8 mars, mademoiselle – Paul Delvaux (1897-1994) – L’école des savants, 1958
laissez-moi vous expliquer ce qu’est le 8 mars, mademoiselle, vous avez droit à des éclaircissements.
Paul Delvaux (1897-1994) – L’école des savants, 1958
Paul Delvaux est un peintre post-impressionniste, expressionniste puis surréaliste belge.
Le mansplaining est un concept féministe né dans les années 2010 qui désigne une situation dans laquelle un homme explique à une femme quelque chose qu’elle sait déjà, voire dont elle est experte, souvent sur un ton paternaliste ou condescendant. (Wikipedia)
tag : journée internationale des droits de la femme
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You know what ? on est vendredi – Wayne Thiebaud : demi saumon, 1961
You know what ? on est vendredi – Wayne Thiebaud : demi saumon, 1961
Wayne Thiebaud (1920-2021) est un peintre américain dont les œuvres les plus célèbres sont des gâteaux, des pâtisseries, des bottes, des toilettes, des jouets et des tubes de rouge à lèvres.
D’une famille venue de France, son nom de famille se prononce encore à la française. Il est couramment associé au pop art en raison de son intérêt pour les objets de la culture de masse… source : Wikipedia
Peintre et graphiste, écrivain et journaliste, critique d’art et littéraire – Henryk Waniek, tableau intitulé Le chemin est si long… en 1975.
Des escaliers raides ne menant nulle part, le monde à l’extérieur des fenêtres, qui ravit par la vue d’un paradis ordonné, ainsi que le labyrinthe et le texte explicatif sur la bande, conduisent le spectateur à des réflexions sur le chemin de sa propre vie. Le peintre, cependant, n’avait pas l’intention d’expliquer les vérités de la vie à qui que ce soit dans ce tableau. Dans l’une des interviews, il a déclaré : « Je ne m’inquiète pas du sens de ces images et de ce qu’elles servent finalement. […] Votre décision à ce sujet est plus importante que la mienne. Souviens-toi de ce privilège qui te donne toujours et en toute circonstance un avantage sur l’artiste » 2 . L’artiste croyait que ses « peintures sont, en un sens, « à lire » et c’est probablement pourquoi il y a une similitude entre mon art et l’écrit. Je crois que sans littérature il n’y a pas de performance picturale » source : eyetrackinginmuseum.muzeum-torun.pl
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Portrait de la jeune fille en feu – Alice Wellinger, slip
Portrait de la jeune fille en feu – Alice Wellinger, slip
Tableau d’une révolution amoureuse
Céline Sciamma filme la troublante rencontre entre deux jeunes femmes, une peintre (Noémie Merlant) et son modèle (Adèle Haenel), dans la Bretagne du XVIIIe siècle.
Pour que Marianne et Héloïse se rencontrent, il faut passer la mer. Sur une rive, une jeune femme peintre, convoquée par une comtesse qui voudrait qu’elle fasse le portrait de sa fille, afin de l’envoyer au fiancé de cette dernière, un aristocrate italien. Sur l’autre rive, qui borde une île ou un promontoire entouré par l’Atlantique, la promise à peine sortie du couvent, où elle aurait dû passer sa vie si son aînée n’était pas morte. source : Le Monde
Alice Wellinger est une artiste basée en Autriche | illustrateur. Sous son travail éditorial, elle développe son art personnel, surréaliste, ironique, traitant des troubles du quotidien et des souvenirs d’enfance.
le soleil vient de se lever – Frederic Edwin Church, The Iceberg, 1875
le soleil vient de se lever – Frederic Edwin Church, The Iceberg, 1875
« Peintre américain dont l’œuvre constitue l’expression la plus originale et la plus complète du romantisme dans la peinture américaine. Church a le paysage pour domaine. Élève de Thomas Cole entre 1844 et 1846, il commence par recueillir les formules ambiguës de son maître et sa vision d’un immense paysage dramatisé.
Mais, tandis que chez la plupart des peintres de l’école de l’Hudson l’exemple de Cole aboutit à un type de paysage composé, tout de poncifs, Church le renouvelle par une étude passionnément objective de la nature. À partir de 1890 environ, il entreprend de grands voyages à travers le continent américain, accumulant des études sur le motif, où l’action de la lumière est notée avec une précision quasi photographique. Ces études s’apparentent à celles d’Asher B. Durand, par exemple, et, comme lui, Church les utilise pour de grands paysages composés. Mais au lieu d’« idéaliser » l’observation initiale suivant les vieux procédés du paysage classique, il rejoint plutôt la jeune tradition « luministe » américaine, son hyperréalisme de la lumière qui donne la même intensité à tous les détails ». source : universalis.fr
« Comme une pierre Tu veux rester à ses côtés Maintenant, tu n’as plus peur De voyager les yeux fermés Une flamme brûle dans ton coeur Suzanne t’emmène écouter les sirènes Elle te prend par la main Pour passer une nuit sans fin Comme du miel, le soleil coule Sur Notre Dame des Pleurs Elle te montre où chercher Parmi les déchets et les fleurs Dans les algues, il y a des rêves »
je vous écoute – Marion Peck : Lady with a Gold Necklace
je vous écoute – Marion Peck : Lady with a Gold Necklace
« Admirer le travail de Marion Peck,
figure de proue du Surréalisme Pop aux États-Unis, c’est se promener à pas feutrés dans un univers sombre et fantasque, une féerie bizarre où cohabitent animaux de la forêt, créatures grotesques et enfants mélancoliques. Parfois appelé ironiquement Lowbrow Art, le Surréalisme Pop est un mouvement pictural apparu à la fin des années 70 en Californie, et dont Marion Peck et son mari, l’artiste américain Mark Ryden, se trouvent être les deux principaux représentants aujourd’hui.
Comme souvent chez les artistes de cette mouvance, le travail de Peck rappelle les fantaisies d’Alice au Pays des Merveilles. Ses références et ses sources d’inspiration cependant vont bien au-delà du roman de Lewis Caroll. Ses œuvres conversent avec les tableaux célèbres de la Renaissance. Parfaitement maîtrisée, sa technique, elle aussi, s’inscrit dans l’héritage direct des peintres classiques de la tradition occidentale. » source : danyszgallery
« Dominique Clerc attire notre attention sur le trajet de notre écoute au cours de l’exercice de notre métier. Elle nous propose d’en faire un objet interne et d’observer ce détour qu’est notre travail de l’écoute. C’est donc en insistant sur le point de vue dynamique qu’elle porte son attention sur les deux produits de la cure que sont la libre association, qui serait en fait mieux nommée parole d’incidence et l’attention en égal suspens qui est une attention régrédiente. Elle refuse la facilité que peut offrir le terme de « contre-transfert » et préfère entendre les deux discours asymétriques de séance, leurs opérations et procès psychiques spécifiques, ainsi que leurs contagions, leurs mutualités, leurs complicités.
C’est une telle écoute d’une double processualité qui permit à Freud d’esquisser sa conception de l’implication du langage dans l’obtention de l’effet thérapeutique de la méthode psychanalytique. » source : cairn
autres publications bretzel liquide taguées Marion Peck
« Au premier coup d’oeil, il frappe par sa beauté presque hypnotique. Un magnifique dégradé de couleurs dessine un sublime paysage de l’Arctique : l’impressionnant spectacle froid de la glace et dans le ciel, une aurore boréale – oui, le Louvre vous offre aussi le privilège de pouvoir observer une aurore boréale en plein Paris !
Mais rapidement le regard se porte vers le bas du tableau où l’on distingue cinq hommes échoués. La glace a pris au piège ce que l’on devine être une frêle embarcation. Quatre de ces hommes semblent morts, trois d’entre eux sont déjà couverts de neige. Un seul apparaît encore vivant, recroquevillé sur lui-même. Qu’attend-il ? La réponse se trouve peut-être en bas à droite de la toile : des traces de pas encore fraîches laissent deviner que quelqu’un vient de partir, mais vers quoi ? Possiblement à la recherche de secours laissant une once espoir pour notre dernier survivant ». source : culturezvous