alt : les exploits cyclistes de François, le facteur français
synopsis : Au cinéma ambulant, François, le facteur, assiste à la projection d’un film sur la pratique ultra-moderne du métier de postier en Amérique. Vexé, il entreprend de montrer qu’il peut, lui aussi, boucler sa tournée en un temps record. Une fois la fête finie, le calme revient dans le village et la vie reprend son cours ordinaire.
alt : une retraitée équipée de lunettes intelligentes connectées Meta IA intégrée peut enfin découvrir le monde merveilleux des chats en 3-D en toute sécurité sans risquer de se faire griffer
première réunion Tupperware en France à Périgueux en 1961, chez Christiane J, née C
alt : dans une ambiance détendue et chaleureuse, une ménagère met son salon à la disposition d’une démonstratrice de la marque américaine emblématique de contenants en plastique créée en 1946
Est-ce bientôt la fin de Tupperware ? Aux États-Unis, le groupe a lancé une procédure de faillite et explique « avoir des doutes quant à sa capacité à poursuivre son activité ». En France, l’histoire Tupperware a débuté à Périgueux grâce à Christiane J et à son mari Alan. Leur fille, Christine qui vit aujourd’hui aux États-Unis, nous a raconté leur histoire.
Une rencontre entre une résistante et un militaire américain
C’est dans sa maison beige au bord de l’Isle à Périgueux qu’a eu lieu la première réunion Tupperware en 1961, chez Christiane J, née C, et grâce à Alan J, son mari. Elle l’a rencontré quelques années plus tôt, alors qu’il est militaire américain affecté à la base américaine de Chamiers.
La mère d’Alan est responsable chez Tupperware dans deux états, le Nebraska et l’Iowa aux États-Unis, c’est en voyage chez sa belle-famille que Christiane J découvre les fameuses boîtes en plastique au couvercle hermétique et la gamme d’ustensiles Tupperware.
Une histoire d’émancipation
Christine J, la fille d’Alan et de Christiane, explique que c’est lorsque Tupperware annonce qu’il va se lancer en Angleterre que la mère d’Alan, Eleonor J, discute avec le directeur de Tupperware et lui parle de sa belle-fille, Christiane, installée en France. Tupperware a l’occasion de se lancer aussi en France et Christiane et Allan se décident à monter une entreprise Tupperware à Périgueux. À l’époque, Christiane ne pouvait pas créer d’entreprise, car c’était une femme. Christine, leur fille, raconte que le greffier avait dit à son père :« Ça ne marchera jamais cette société ».
Le lancement de Tupperware en France montre la situation des femmes en France et leurs difficultés pour s’émanciper. Avant 1961, rappelle Christine J, « les femmes ont besoin du consentement de leur mari pour ouvrir un compte bancaire ou pour travailler hors du domicile ».
La Méthode Tupperware
Le couple de trentenaires, Christiane et Alan J, reçoivent alors le matériel Tupperware : « cent cartons de marchandises ». Christiane et Alan doivent tout traduire, les bulletins de commande, les catalogues et tous les documents Tupperware. Ils savent qu’ils sont des pionniers, avec ce nouveau produit, avec cette nouvelle méthode de vente. La méthode Tupperware est unique avec ces réunions organisées chez les gens, avec des vendeuses Tupperware qui se déplacent.
La première réunion Tupperware est organisée le 23 mai 1961 à Périgueux. Les premières femmes à y participer, raconte Christine, la fille de Christiane, étaient, comme elle, des anciens résistants du groupe des amis de la Résistance. Le mari de Christiane, Alan, participait aussi aux réunions et « il partait avec sa voiture, une Dauphine rouge, faire des réunions dans les différentes bases américaines », détaille Christine, il partait « de Paimpol en Bretagne et jusqu’au Pays-Basque ».
La Dordogne dans le TOP 3 des meilleurs résultats de Tupperware France
Suite au lancement à Périgueux par Christiane et Alan J, Tupperware France est créé un an plus tard, en 1962 à Paris. La première usine est créée un peu plus de dix ans après dans l’Indre-et-Loire, en 1973 à Joué-les-Tours. Tupperware se développe et le réseau de vendeuses s’agrandit. Pendant trente ans, la Dordogne produit les meilleurs résultats en France avec la Gironde et avec la Charente.
Christiane J a arrêté son aventure Tupperware en 1991, c’est son adjointe Yvette D qui a repris les réunions et les formations jusqu’en 2001. Christiane J est décédée cinq ans plus tard, en 2006. Son mari, Alan, est reparti aux États-Unis. Il vit désormais en Arizona.
saint-valentin : aujourd’hui c’est moi qui essuie la vaisselle !
The Bat, Vincent Price
tags : il n’y a pas d’amour il n’y a que des preuves d’amour (Pierre Reverdy), abnégation, les sublimes sacrifices, les gestes qui l’émeuve, je suis le Christ qui enlève l’humidité des assiettes
alt : image extraordinaire (c’est du cinéma) d’un homme en chemise à carreaux virile essuyant une soucoupe, manifestement profondément perturbé par l’étrangeté de cette activité
_Pfffff! Qu’est-ce qu’il est collant, ce type! J’dis rien parce que j’veux pas faire de scandale, mais alors, quel pot d’colle! Il s’fait des idées ou quoi? J’ai accepté de faire cette série de slows avec lui pour pas faire tapisserie devant les copines Mais alors, J’en vois plus l’bout!
_Mine de rien, j’suis en train d’emballer, moi! J’emballe, j’emballe sec Allez! Vas-y, Jeannot! Attaque! Attaque! Ça marche! Ça marche! Accroche-toi, Jeannot! La nuit est à nous
_Pfffff! Ça n’en finit pas! Qu’est-ce que je regrette d’avoir dit: » Oui » à ce type! En plus, il s’est aspergé d’eau de toilette Mon Dieu! J’sais pas ce que c’est que cette eau de toilette, mais alors, Drôlement incommodant!
_Elle est pas mal, ma cavalière Elle est pas terrible, terrible, mais elle est pas mal Pour une fois, j’ai pas hérité de la plus moche Y’a pas longtemps, je me suis coltiné une géante, toute la soirée Au moins, celle-là, elle est à ma taille Elle est pas terrible, mais elle est à ma taille
_Pas du tout mon genre, ce garçon Moi, j’aime les grands blonds, alors j’suis servie Comme métèque, on fait pas mieux J’suis sûre qu’il doit être Libanais ou quelque chose Quelle horreur! Ôh! Et puis, alors il m’donne chaud à m’coller comme ça Et vas-y que j’te colle! Et vas-y que j’te colle! Hummm!
_Dommage qu’elle ait les mains moites Ça m’gêne pas des masses, mais elle a les mains moites C’est parce que j’dois lui faire de l’effet C’est l’excitation, ça! J’vais lui mordiller le lobe de l’oreille Si elle me fout pas une baffe, c’est que j’ai ma chance Ouais! C’est pas dans la poche! Faut s’accrocher Accroche-toi, Jeannot!
_Il m’a mordu l’oreille, il m’a fait mal, ce con, il est con, ce type Ah! Et puis, alors qu’est-ce qui cocotte? Cette eau d’toilette… nauséabonde Si y’avait pas les copines qui me regardent, comment que j’te l’planterais là Mais ça, Arlette et Josie, je vais pas leur faire ce plaisir Elles en sont vertes de m’voir danser, malades de rage Alors ça, maintenant, tant pis, j’vais au bout Ben alors, on peut dire que ça me coûte hein!
_Elle en peut plus J’la rends dingue, la poulette Et encore, j’ai pas sorti l’grand jeu Attends un peu que j’me déchaîne Allez! Vas-y, vas-y, Jeannot! Emmène-la au ciel
_J’ai envie de vomir C’est la dernière fois que je viens danser Tant pis si je coiffe Sainte Catherine, mais alors, Des excités comme ça, merci bien!
_J’vais lui griffer l’dos avec mon pouce Il paraît qu’elles adorent ça, ces chiennes! Je l’ai lu dans une revue spécialisée On va voir ce que ça donne J’vais partir du bas du dos et remonter jusqu’à la nuque
_Aïe! Mais, il est givré, ce mec! Il vient d’me labourer la peau du dos avec son ongle Tu parles d’un plaisir! Moi qui ai un mal fou à cicatriser C’est bien ma veine! Il a fallu que j’tombe sur un sadique C’est tout moi, ça! Vivement que ça finisse ce slow parce que j’suis au bord de l’esclandre
_Bien joué, Jeannot! Elle est à point là Elle est à point! Y’a plus qu’à porter l’estocade Allez! Vas-y, Jeannot! Vas-y, mon fils! Il faut conclure maintenant
_Beurk! Berk! Berk! Berk! Berk! Beurk!
_Et voilà l’travail! C’est pas si compliqué, les gonzesses Il faut savoir s’imposer, c’est tout!
La Drague, sketch de Guy Bedos et Sophie Daumier ‧ 1973
alt : sur la piste de danse, un homme entreprenant tourne autour d’une femme manifestement peu intéressée