alt : allongée sur son lit, une femme lumineuse fume une cigarette
La Lumière intérieure est un concept riche et multidimensionnel qui représente l’illumination spirituelle au sein de diverses traditions philosophiques. Dans le bouddhisme tibétain, elle évoque l’éclairage spirituel obtenu par la méditation.
L’éclairage intérieur joue un rôle essentiel dans l’ambiance, le confort et la mise en valeur de chaque pièce de la maison. Bien choisis, les luminaires transforment un espace, révèlent les matières, soulignent l’architecture et modifient la perception des volumes
Ce concept était proche de ce que de nombreuses confessions chrétiennes appellent la grâce, et il était souvent employé, à l’écrit comme à l’oral, comme synonyme de grâce. L’image était celle d’ une lumière divine, suffisamment puissante pour illuminer les profondeurs de notre âme ; une lumière qui rayonnait sur nous et nous pénétrait.
Amadou et Mariam / Spencer Tunick, Desert Spirits 3 (Nevada), 2013 (site web)
installation contre la censure sur facebook et instagram
alt : des centaines de mariées, nues sous leur voile, debout dans le désert sous le soleil levant
L’artiste Spencer Tunick, spécialiste des installations corporelles, a réalisé plus de 75 installations de grande envergure impliquant des centaines, voire des milliers de participants nus, dans des environnements urbains et naturels à travers le monde. Pourtant, pour partager son travail sur Facebook et Instagram, il est contraint à une autocensure méticuleuse – et excessive – en floutant individuellement chaque téton. Malgré cela, ses œuvres sont souvent supprimées et sa capacité à utiliser ces plateformes pour toucher son public est compromise.
Le corps humain a toujours été un sujet central de l’art. Ses représentations ont évolué au gré des techniques d’expression : des dessins rupestres à la sculpture et à la peinture, en passant par la photographie et la vidéo.
Pourtant, Instagram, la principale plateforme de médias sociaux du XXIe siècle et la plus populaire auprès des artistes qui partagent leur travail en ligne, ainsi que sa société mère, Facebook, interdisent toutes deux les représentations photographiques du corps nu, tout en faisant une exception pour la nudité artistique dans la sculpture et la peinture.
Action artistique : Le 2 juin 2019, la Coalition nationale contre la censure et l’artiste-photographe Spencer Tunick créeront une installation de nus à New York pour contester la censure de la nudité artistique sur Facebook et Instagram.
En géologie une faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel deux blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre. Ce plan divise un volume rocheux en deux compartiments qui ont glissé l’un par rapport à l’autre dans un contexte de déformation fragile.
Wikipédia / Laura Aguilar, Untitled, from the series Grounded, Joshua Tree National Park (site web)
tags : l’être humain est un bloc de rocheux comme les autres, tu es pierre et sur cette pierre, on sent la paille
alt : une faille rocheuse se prolonge par le sillon interfessier séparant les deux masses charnues à la partie postérieure du bassin d’une représentante de l’espèce humaine
La série Grounded (2006-2007) de Laura Aguilar fait suite à Nature Self-Portrait (1996) (première série d’autoportraits de nus en pleine nature réalisée par la photographe Laura Aguilar. Cette série marque un tournant important dans le travail de l’artiste, qui, auparavant, avait exploré le portrait (Latina Lesbians, Plush Pony), les nus d’autrui (Clothed/Unclothed, 1990-1994) et les autoportraits de nus (Three Eagles Flying, In Sandy’s Room, 1990) pris en studio plutôt qu’en extérieur), Stillness (1999), Motion (1999) et Center (2000), et constitue sa dernière série d’autoportraits nus en pleine nature, réalisée avant son décès en 2018. Aguilar a choisi le parc national de Joshua Tree comme toile de fond écologique pour cette ultime série. L’artiste ressentait une profonde affinité, presque familiale, pour les couleurs chatoyantes et les imposants rochers qui encadrent le paysage et son corps. C’était pour elle un lieu de communion spirituelle et de paix. Grounded est sa série d’autoportraits nus en pleine nature la plus spectaculaire et la plus captivante visuellement. Ces images numériques sont les œuvres en couleur les plus emblématiques de son travail.
un Afghan accroupi tenant une bassine pleine d’éclats de lapis-lazuli citant Paul Eluard. Mines de Sar-e-Sang, montagnes du Badakhshan, site d’extraction du lapis-lazuli depuis plus de 9 000 ans
tag : gemme le bleu
EDIT : image possiblement générée par IA, désolé
Cachées dans les montagnes escarpées du Badakhshan, en Afghanistan, les mines de Sar-e-Sang produisent du lapis-lazuli depuis plus de 9 000 ans, ce qui en fait l’une des sources les plus anciennes et les plus importantes au monde de cette pierre précieuse d’un bleu éclatant. Dans les civilisations antiques de Mésopotamie, d’Égypte et d’ailleurs, le lapis-lazuli était prisé comme symbole de royauté, de pouvoir et de lien divin, et souvent utilisé en joaillerie, en objets cérémoniels et en art funéraire. Sa couleur bleue intense le rendait plus précieux que l’or dans de nombreuses sociétés ; on le retrouve notamment sur les sourcils et les paupières du masque funéraire de Toutankhamon.
Le lapis-lazuli est une roche métamorphique, contenant des silicates du groupe des feldspathoïdes. Sa composante principale, la lazurite, lui offre sa couleur bleue intense. Son utilisation est très ancienne, remontant à 7 000 ans.
tags : un Orient d’ombre et de lumière, féminisme, patriarcat
alt : petite fille indienne accoudée sur un parapet au bord du fleuve
Agra, India (1906) Photo by Georges Gasté, avec
alt : petite fille indienne accoudée sur un parapet au bord du fleuve, dans l’ombre de de deux hommes adultes
Gasté découvre la lumière du sud à l’occasion d’un voyage au Maroc en 1892. En 1893, il s’installe à Bou-Saada en Algérie, une oasis aux portes du désert, où il peint et photographie les habitants et la vie locale. A partir de 1898, il choisit le Caire où il vit quatre ans avant de partir pour l’Inde. Il ne cessera alors d’utiliser la photographie comme modèle pour ses tableaux, qui rencontrent un certain succès en France. En 1905, il s’installe à Agra dans un bungalow sur la Yamuna, face au Taj Mahal. Il est séduit par cette Inde musulmane dont il capture « la lumière si fine et si colorée ». En 1909, il part pour Madurai dans le Tamil Nadu au sud du pays. Il a l’autorisation (exceptionnelle pour un européen) de passer six mois dans l’enceinte du grand temple de Madurai pour réaliser plusieurs tableaux. Parmi eux, le bain des brahmines actuellement au musée d’Orsay, est encensé par la critique. Il meurt à 41 ans dans la solitude de son atelier indien, épuisé par le climat et le travail. Ses photos sont un témoignage documentaire exceptionnel sur la vie quotidienne des communautés algériennes, égyptiennes et indiennes auprès desquelles il a vécu pendant près de trente ans.