
ski : les plus belles stations pour les sports d’hiver
Matt Dunlap
alt : station d’essence sous la neige
Ma (brette) Zèle Tophe ! la rubrique photographie de Bretzelie. Photographes célèbres ou inconnus, Les photos qui me marquent au fil des jours

pourtant que la montagne est courbe
Jean Ferrat / Ératosthène / ISS, Himalayas, Planet Earth
tag : Comment peut-on s’imaginer Que le printemps vient d’arriver ?
alt : la chaîne de l’Himalaya sur la terre ronde photographiée de la station spatiale internationale placée en orbite terrestre basse
c’est Galilée qui a affirmé que la Terre est ronde contre la croyance de l’Eglise. Cependant, cette découverte date de l’Antiquité et a été en partie réalisée par Ératosthène. Ce sont les savants grecs du Ve siècle avant notre ère qui, les premiers, grâce à l’observation et au raisonnement, ont montré que la Terre était une sphère. Deux siècles plus tard, l’un d’eux (Ératosthène) parvient même à mesurer le méridien terrestre, et donc à connaître la dimension de la Terre.

bonjour les -18
A Miner, Hungary, Photo by Andras Bankuti, 1980 (site web)
tag : les mineurs parlent aux mineurs
alt : portrait d’un mineur

La seule liberté de l’homme consiste donc à se pencher sur ses plis et accompagner la nature de sa monade à être ce qu’elle doit être dans ce monde-ci
Gilles Deleuze, Le pli : Leibniz et le baroque / Alexandra Von Fuerst
alt : les plis des lombes d’une monade, chapelle de marbre blanc
Le pli a toujours existé dans les arts ; mais le propre du Baroque est de porter le pli à l’infini. Si la philosophie de Leibniz est baroque par excellence, c’est parce que tout se plie, se déplie, se replie. Sa thèse la plus célèbre est celle de l’âme comme « monade » sans porte ni fenêtre, qui tire d’un sombre fond toutes ses perceptions claires : elle ne peut se confondre que par analogie avec l’intérieur d’une chapelle baroque, de marbre noir, où la lumière n’arrive que par des ouvertures imperceptibles à l’observateur du dedans ; aussi l’âme est-elle pleine de plis obscurs.
Pour découvrir un néo-Baroque moderne, il suffit de suivre l’histoire du pli infini dans tous les arts : « pli selon pli », avec la poésie de Mallarmé et le roman de Proust, mais aussi l’oeuvre de Michaux, la musique de Boulez, la peinture de Hantaï. Et ce néo-leibnizianisme n’a cessé d’inspirer la philosophie.

prenez et mangez ceci est mon corps
Matthieu 26:26 / Lech Wilczek
tag : donner du pain aux cochons
alt : Lech Wilczek rompant le pain avec un sanglier
Adam Wajrak : Lech adorait les animaux. Nous nous sommes rencontrés grâce à notre loutre, Julka, que nous avons élevée depuis son plus jeune âge.
Lech était profondément préoccupé par la forêt. Il est arrivé dans le gîte forestier du Parc national de Białowieża en 1952 et s’y est installé définitivement en 1971. L’exploitation forestière devait alors être très visible. Il a assisté à ce carnage pendant plus de 50 ans. Je pense qu’il la constatait presque quotidiennement, voire plusieurs fois par jour.
Ici, on pouvait tourner la tête et ne rien voir. On traversait des endroits épargnés par l’exploitation forestière, sans aucun point de comparaison avec ce qui était resté intact, ce qui rendait l’exploitation moins effrayante. Lech, lui, n’avait pas ce privilège de l’ignorance. La route de Białowieża à Dziedzinka, le gîte forestier du Parc national où ils vivaient tous deux, longe la route de Browska. Cette route suit la limite de la réserve intégrale du Parc national de Białowieża. D’un côté, un paradis de grands arbres centenaires, d’arbres déracinés. Une forêt moussue, moisie et négligée ; de l’autre, une forêt décimée par la coupe à blanc et la culture. D’un côté, une nature sauvage et merveilleuse ; de l’autre, une forêt sciée, pillée, et plantée ici et là en rangées. D’un côté, la vraie forêt ; de l’autre, la forêt assassinée. Ces deux mondes, qui devraient n’en former qu’un, sont séparés par quelques mètres seulement.
Cela peinait profondément Lech. Il en parlait et écrivait à ce sujet. Après 2011, lorsque l’exploitation forestière a diminué et que la forêt a pu se régénérer, il rayonnait de joie. J’avais l’impression que cette forêt vierge remplaçait Simona, décédée en 2007. Il était comme revigoré. Et puis, lorsque l’exploitation forestière a dû reprendre, il s’y est fermement opposé.
source : wyborcza.pl