tags : je ne suis pas gros, divines proportions et obésité, grossophobie, image des rondeurs et gaulois idéal
Le célèbre dessin de Léonard de Vinci, l’Obélix de Vitruve, illustre la volonté de définir un gaulois idéal. Les proportions de ce fier guerrier aux bras écartés, qui s’inscrit à la fois dans un cercle et un carré, respecteraient, elles aussi, le rapport du nombre d’or : 1,618
les toilettes pour hommes du Theater an der Wien de Vienne qui ont inspiré la Symphonie n° 5 à Beethoven
Symphonie no 5 en ut mineur, op. 67, dite Symphonie du Destin, Ludwig van Beethoven
alt : trois urinoirs identiques suivis d’un plus bas pour garçonnets évoquent irrésistiblement le motif d’ouverture de la Cinquième Symphonie de Beethoven : trois notes brèves suivies d’une longue (Sol sol sol mi fa fa fa ré)
nouvelle doctrine nucléaire française et fonte des fleurs
Olan Ventura — Still Life with Flowers in a Glass with Cricket on a Stone Ledge (acrylic on canvas, 2022)
alt : nature morte aux fleurs aux couleurs coulantes dans un verre avec un grillon sur un rebord de pierre
Dans son discours à la base navale de l’île Longue, lundi, Emmanuel Macron a mis l’accent sur la coopération et la solidarité avec des alliés de la France sur le Vieux Continent, dévoilé un nouveau concept de « dissuasion avancée » et une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises (Le Monde)
Molière, L’École des femmes, vie, liberté / THE SICK KITTEN (1903) dir. George Albert Smith
Reza Pahlavi est une figure spectrale. Fils du dernier shah renversé en 1979, il est l’héritier d’un ordre disparu, dépourvu d’assise politique réelle dans l’Iran contemporain. Mais sa réapparition dans le débat révèle moins la demande populaire d’un retour de la monarchie que la profondeur de la crise politique iranienne et son arsenalisation par Israël et les États-Unis. Comme le montre le chercheur Alex Shams, sa visibilité récente dans le contexte des manifestations ne procède pas d’une dynamique interne iranienne structurée.
Depuis des décennies, Pahlavi occupe une position singulière : omniprésent dans certains cercles médiatiques et diasporiques, il était presque absent du champ politique réel iranien.
Depuis le mois de décembre et l’intensification des manifestations, cette donne semble être en train de changer.
Alors qu’il ne dispose ni d’organisation militante, ni de coalition sociale identifiable, ni de véritables relais institutionnels à l’intérieur du pays, il est de plus en plus cité comme une alternative crédible en cas de décapitation du régime par Israël et les États-Unis.
Selon Alex Shams, sa centralité actuelle reposerait donc moins sur une capacité de mobilisation que sur une fonction symbolique : celle d’un point de fixation pour des oppositions fragmentées.
L’appui que lui portent — de loin — les services saoudiens et israéliens ainsi que certains responsables américains s’inscrit dans une logique stratégique plus large, confirmée par le discours de Donald Trump : imaginer un regime change politique rapide reposant sur une figure incarnée, capable de donner un visage à un nouvel Iran.
En adoptant une rhétorique alignée sur celle des partisans d’une pression maximale contre Téhéran, Pahlavi a cherché ces derniers mois à se présenter comme l’option « prête à l’emploi » d’un Iran post-ayatollah.
Dans la prochaine phase, cette proximité pourrait aussi constituer sa principale faiblesse : dans une société profondément marquée par la mémoire des ingérences étrangères, toute association trop étroite avec Washington risque aussi d’éroder la légitimité nationale qu’il prétend incarner.
Comme le suggère l’analyse d’Alex Shams, Pahlavi fonctionne moins comme un acteur politique de la transformation iranienne que comme un dispositif narratif : la projection d’un futur possible qui permet, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, de penser la chute du régime — sans encore savoir par quoi il pourrait réellement être remplacé.
Et nom de Dieu c’est triste Paris le lundi Avec ou sans Khomeyni
Michael Ochs Archive – Jacques Brel à Montmartre, Paris, 1960
Le 6 octobre 1978, l’ayatollah Khomeyni, principal opposant au chah d’Iran, est accueilli en France. Il s’installe à Neauphle-le-Château (dans le département des Yvelines), en région parisienne, où le rejoignent plusieurs de ses disciples