les belles chansons d’avant : couchés dans le foin avec le soleil pour témoin
Mireille / Charles Aznavour / Cathy, fille soumise (1977) Robert Renzulli
tag : l’amour est dans le pré
Couchés dans le foin Avec le soleil pour témoin Un p’tit oiseau qui chante au loin On s’fait des aveux Et des grands serments et des voeux On a des brindill’s plein les ch’veux On s’embrasse et l’on se trémousse Ah! que la vie est douce, douce Couchés dans le foin Avec le soleil pour témoin
alt : sur la remorque d’un tracteur chargée de bottes de foin, un couple fait l’amour dans la position dite de la levrette, une position sexuelle où l’un des partenaires se présente de dos, à quatre pattes, tandis que l’autre pénètre le premier par derrière. Cette posture fronto-dorsale fléchie dite aussi génu-pectorale, peut donner lieu à une pénétration vaginale, digitale, anale, ou avec un objet. On notera que la présence de foin n’est ici qu’un accessoire décoratif destiné à donner un côté bucolique, romantique, en empathie avec les agriculteurs et proche des territoires à une activité pouvant tout à fait se pratiquer en ville.
Dans le petit bois de Trousse chemise – Charles Aznavour
Quand la mer est grise et qu’on l’est un peu On fait des bêtises, souviens-toi nous deux On était partis pour Trousse chemise Guettés par les vieilles derrière leurs volets On était partis la fleur à l’oreille Avec deux bouteilles de vrai muscadet
Et j’ai renversé à Trousse chemise Malgré tes prières à corps défendant Et j’ai renversé le vin de nos verres Ta robe légère et tes dix-sept ans Quand on est rentré de Trousse chemise La mer était grise, tu ne l’étais plus Quand on est rentré la vie t’a reprise T’as fait ta valise t’es jamais revenue
On coupe le bois à Trousse chemise Il pleut sur la plage des mortes saisons On coupe le bois, le bois de la cage Où mon cœur trop sage était en prison
Emmenez-moi au bout de la terre – Elene Usdin / Charles Aznavour
« J’étais terrifiée par mes poupées quand j’étais petite. J’avais l’habitude de penser qu’elles s’animaient la nuit, qu’elles ouvriraient les yeux et viendraient vers moi. J’avais l’habitude de faire des cauchemars », raconte la photographe française Elene Usdin à l’époque où elle et sa famille vivaient au Québec. « J’avais quatre ans et nous vivions dans une maison au Canada ; mon père est médecin, et à chaque fois il travaillait tard et ma mère se retrouvait seule dans cette grande maison avec nous trois ». Elle commencerait à s’inquiéter des rôdeurs, des vampires et d’autres créatures fantastiques qui ne sont tout simplement pas réelles. « C’est probablement pourquoi j’ai fait tant de cauchemars à propos de mes jouets – je pense que j’ai ressenti toutes ses peurs. Mais c’est aussi comme ça que j’ai appris à créer mes histoires. »