Catégories
art liquide nos amis les brette

le locataire de la maison surréaliste

la lettre glissée sous la porte pour le chat du 3ème étage

le locataire de la maison surréaliste

Gertrude Abercrombie (1909-1977) — Message for Mercy [oil on board, 1950]

alt : la lettre glissée sous la porte pour le chat du 3ème étage

Catégories
art liquide

D’une fusée qui l’épingle Au ciel Au ciel

A l’heure où tout se tait, la reine de la nuit arpente son empire dans un vol silencieux, déployant ses sombres ailes pour environner toutes choses de son voile ténébreux et mystérieux

D’une fusée qui l’épingle Au ciel Au ciel

Alain Bashung / Auguste Raynaud, Nyx, déesse de la nuit, 1887

Couverte d’un voile parsemé d’étoiles, la déesse de la nuit parcourt l’immensité du Ciel sur un char tiré par deux chevaux noirs, suivi du fidèle cortège des astres.

Parfois, au seuil du crépuscule, la chauve-souris lui prête ses grandes ailes qu’elle déploie pour assombrir la terre.

A la fin de chaque jour, la divine Nyx, éclairée par la lune et les yeux des hiboux, quitte sa demeure à pas de loup, accompagnée de ses terribles enfants : le Sommeil sur son lit d’ébène entouré de pavots, la troupe des Songes qui hante les pauvres mortels et l’odieuse Mort qui amène la nuit éternelle.

Cependant, cette divinité immémoriale n’est pas qu’une puissance hostile et inquiétante, elle contient en elle-même les principes du monde.

Les anciens la considéraient comme un symbole primordial, la mère du Jour, des hommes et des dieux, présidant à la création de l’univers.

Souvent bienfaitrice, la Nuit est porteuse de bons conseils, libère des travaux, impose le silence et le Repos permettant d’atteindre l’oubli qui a le pouvoir d’endormir les plus grands soucis. Autrefois, à la lueur pâle d’un flambeau, on lui sacrifiait des brebis noires et un coq parce que son chant matinal appelle l’Aurore et annonce le retour de la lumière.

On dit que la nuit brune, éclairée à la faveur des astres et de la pleine lune, illumine le mystérieux sabbat des sorcières et la danse des fées. Mais la nuit noire sans l’astre de la nuit fait surgir des fantômes effrayants et les Songes les plus redoutés autour de la puissante Hécate, déesse souveraine des ombres, des terreurs nocturnes et des arts de la magie.

A l’heure où tout se tait, la reine de la nuit arpente son empire dans un vol silencieux, déployant ses sombres ailes pour environner toutes choses de son voile ténébreux et mystérieux !

Extrait de zimzimcarillon.canalblog.com

Catégories
art liquide

Quand la guerre arrive en ville

une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les  constructions éparses habituelles chez Delvaux  : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt).  

On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque - représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans,  mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction »  comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.

Quand la guerre arrive en ville

Paul Delvaux, L’entrée de la ville (ou L’Entrée dans la ville), 1940 (propriétaire privé) / Daniel Balavoine

alt : une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les  constructions éparses habituelles chez Delvaux  : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt).  On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque – représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans,  mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction »  comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.

Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique malgré sa neutralité. En 18 jours, le pays est à genoux, ses capacités de défense hors d’état : le roi Léopold III signe l’ordre de capitulation le 28 mai. Le gouvernement qui désapprouve cet ordre, quitte la Belgique, d’abord pour la France qui combat encore, puis pour Londres, tandis que le roi reste en Belgique refusant d’abandonner son peuple  – une attitude dénoncée par certains qui y voient un assentiment devant le fait accompli. Critiqué pour avoir signé la capitulation (au lieu de choisir de quitter le pays comme le gouvernement), on va aussi reprocher au roi son comportement durant les années d’occupation (bien qu’il s‘abstienne de toute prise de position publique). Ces reproches vont déboucher après-guerre, sur ce qu’on a appelé « la question royale », qui va diviser la Belgique, avec beaucoup d’incidents parfois très graves, jusqu’en 1951, quand Léopold III abdique au profit de son fils Baudoin (à qui il avait déjà remis ses pouvoirs en 1950).

Delvaux ne vit pas dans une tour d’ivoire – ou alors il n’a plus la possibilité d’y vivre : avec ses tantes (il n’est pas question de sa femme ?), il quitte Bruxelles en mai 40 et se lance sur les routes de l’exode  – mais tombé en panne, il revient à son point de départ, ce qui finalement  lui évite sans doute de plus graves désagréments.

La Belgique connait donc l’effondrement militaire, la désorganisation de l’Etat,  l’occupation avec ses multiples tragédies

Delvaux va traduire ces moments dramatiques en peinture, non sous forme directe bien sûr mais en les transposant dans son univers habituel qui épouse l’angoisse vécue par la collectivité.

Catégories
Ma (brette) Zèle Tophe ! psychologie (en partenariat avec spychologie magasine)

la position du penseur couché

Le Penseur de Vilmos Zsigmond représente un homme allongé dans l'herbe, dans une pose introspective. Mesurant environ 1,75 mètre de hauteur, il est couché en décubitus ventral à la pointe inférieure d'un triangle dont les deux autres angles sont occupés par une chapelle et un groupe de croix plantées dans le ciel au sommet du champ
Il est plongé dans une contemplation profonde, son regard tourné vers le sol, tandis que sa main gauche soutient sa tête et que sa main droite enserre une touffe d'herbe. Cette pose évoque l'intensité et la gravité de la réflexion, donnant l'impression que l'homme est absorbé dans ses pensées, isolé du monde extérieur. Les rides du front et les lignes du visage traduisent les tourments intérieurs, les doutes et les questionnements existentiels auxquels l'homme est confronté dans sa quête de sens

la position du penseur couché

Auguste Rodin / Vilmos Zsigmond / Jean-Patrick Manchette / Andrew Wyeth (Christina’s World)

alt : Le Penseur de Vilmos Zsigmond représente un homme allongé dans l’herbe, dans une pose introspective. Mesurant environ 1,75 mètre de hauteur, il est couché en décubitus ventral à la pointe inférieure d’un triangle dont les deux autres angles sont occupés par une chapelle et un groupe de croix plantées dans le ciel au sommet du champ

Il est plongé dans une contemplation profonde, son regard tourné vers le sol, tandis que sa main gauche soutient sa tête et que sa main droite enserre une touffe d’herbe. Cette pose évoque l’intensité et la gravité de la réflexion, donnant l’impression que l’homme est absorbé dans ses pensées, isolé du monde extérieur. Les rides du front et les lignes du visage traduisent les tourments intérieurs, les doutes et les questionnements existentiels auxquels l’homme est confronté dans sa quête de sens

Catégories
art liquide fête de la musique

Tar ta gueule à la récré

Un rare portrait Qajar d'un jeune homme jouant d'un instrument de musique à cordes, vers 1840. Inscrit en judéo-persan : Le joueur de tar Arus ben Shlomo 

Tar ta gueule à la récré

A rare Qajar portrait of a young man playing a stringed musical instrument, circa 1840. Inscribed in Judeo-Persian The tar player Arus ben Shlomo / Alain Souchon

alt : rare portrait Qajar d’un jeune homme jouant d’un instrument de musique à cordes, vers 1840. Inscrit en judéo-persan : Le joueur de tar Arus ben Shlomo 

Certaines des réalisations les plus remarquables de la longue histoire de la production artistique persane ont vu le jour sous la dynastie Qajar au XIXe siècle. Bien que l’art persan soit souvent associé, dans l’imaginaire collectif, à des miniatures complexes et à d’autres arts décoratifs luxueux, l’esthétique de l’époque Qajar privilégiait les grands formats, les couleurs éclatantes et l’adoption de nouvelles techniques visuelles. Dans cette tradition, les représentations de sujets juifs sont extrêmement rares, ce qui rend ce portrait saisissant d’Arus jouant du tar particulièrement remarquable. Plus qu’un simple portrait, il témoigne avec force de la rencontre entre la culture visuelle Qajar et le vécu des communautés juives d’Iran, offrant un aperçu d’un monde rarement représenté dans la peinture persane.

Catégories
art liquide il faut vivre pour manger nos amis les brette

vendredi 13 : 100 % des gagnants ont tenté leur chance

nature morte au chat voleur de poissons dans la cuisine

vendredi 13 : 100 % des gagnants ont tenté leur chance

Circle of Sebastian Stoskopff, Kitchen still life with fish and cat, ca 1650

tag : et alors qu’est ce que tu vas faire, 100 % des perdants aussi d’ailleurs

alt : nature morte au chat voleur de poissons dans la cuisine

Catégories
Brette Ciel Liquide

le goût du dos

une femme cambrée en robe de soirée détachée savoure un cocktail tandis qu'un homme effleure de sa langue le bas de son dos nu

le goût du dos

Lorenzo Mattotti

tag : tournedos

alt : une femme cambrée en robe de soirée détachée savoure un cocktail tandis qu’un homme effleure de sa langue le bas de son dos nu

Catégories
nos amis les brette

à l’inventeur de la posture du chat qui s’étire – l’humanité reconnaissante

un chat effectuant aimablement pour le peintre une démonstration de la posture du chat qui s'étire

à l’inventeur de la posture du chat qui s’étire – l’humanité reconnaissante

Yutaka Murakami

alt : un chat effectuant aimablement pour le peintre une démonstration de la posture du chat qui s’étire

Catégories
Agence France-Brette art liquide rediffusion nucléaire

nouvelle doctrine nucléaire française et fonte des fleurs

nature morte aux fleurs aux couleurs coulantes dans un verre avec un grillon sur un rebord de pierre

nouvelle doctrine nucléaire française et fonte des fleurs

Olan Ventura — Still Life with Flowers in a Glass with Cricket on a Stone Ledge (acrylic on canvas, 2022)

alt : nature morte aux fleurs aux couleurs coulantes dans un verre avec un grillon sur un rebord de pierre

Dans son discours à la base navale de l’île Longue, lundi, Emmanuel Macron a mis l’accent sur la coopération et la solidarité avec des alliés de la France sur le Vieux Continent, dévoilé un nouveau concept de « dissuasion avancée » et une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises (Le Monde)

Catégories
art liquide

alors on se sent pris dans les lignes du temps

une silhouette humaine portant un parapluie sur un quai entre deux trains, prise dans le réseau des lignes de force zébrant tout l'espace entre les voies

alors on se sent pris dans les lignes du temps

Art by Yehan Wang (canadien, né en 1959)

alt : une silhouette humaine portant un parapluie sur un quai entre deux trains, prise dans le réseau des lignes de force zébrant tout l’espace entre les voies