The Spring Fairy (La fée printemps), 1902, by Segundo de Chomón
alt : dans l’intérieur grisâtre d’un couple, une vieille femme en visite rejette ses hardes et se révèle resplendissante de jeunesse dans les couleurs de la saison nouvelle
Murray Fredericks Lake Pamamaroo, Menindee (site web)
alt : un arbre en feu dans une zone inondée
Ces images sont extraites de BLAZE, une série de photographies de paysages à grande échelle qui explorent le feu comme un élément fondamental de l’expérience australienne, tant ancienne que contemporaine, du territoire.
Fredericks intervient dans les zones australiennes des systèmes fluviaux éphémères, fragilisées par des facteurs environnementaux, en utilisant des méthodes non destructives. Il juxtapose des arbres en flammes et des incendies à de vastes lacs et cours d’eau inondés lors des épisodes La Niña de 2022/23.
alt : Angelina Jolie, nue dans les fleurs, vivant intensément le retour du printemps
le printemps commence le 20 mars depuis 2012 déjà. Et cela continuera jusqu’en 2047. En 2048, l’équinoxe de mars est même annoncé pour le 19. En toute fin de journée, mais quand même.
Cette année, le Laboratoire Temps Espace (LTE) est formel, l’équinoxe de printemps – rappelons que c’est au même moment celui de l’automne dans l’hémisphère sud – aura lieu, heure de Paris, le vendredi 20 mars à 15 heures 45 minutes et 57 secondes très précisément.
À ce moment-là, notre Soleil se placera à l’intersection du plan de l’écliptique – celui défini par l’orbite de la Terre – et du plan équatorial céleste – qui n’est pas le même parce que la Terre est inclinée dans l’espace. Et tout cela se fait selon une mécanique bien huilée.
À quand un nouveau printemps le 21 mars ?
Sauf que cette mécanique ne coïncide pas exactement avec le calendrier que nous mis au point. Notre planète, en effet, met environ 365,242 199 jours pour faire le tour du Soleil. Ce n’est pas seulement la date de l’équinoxe de printemps qui est amenée à changer. Celles des deux équinoxes mais aussi celle des deux solstices varient finalement d’environ 6 heures par an. Notre fameux « jour bissextil » permet de rattraper le temps, à l’occasion. Mais pas à la perfection. Ainsi pour retrouver un printemps qui commencera le 21 mars, il nous faudra patienter jusqu’en… 2102 !
Paul Delvaux, L’entrée de la ville (ou L’Entrée dans la ville), 1940 (propriétaire privé) / Daniel Balavoine
alt : une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les constructions éparses habituelles chez Delvaux : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt). On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque – représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans, mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction » comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.
Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique malgré sa neutralité. En 18 jours, le pays est à genoux, ses capacités de défense hors d’état : le roi Léopold III signe l’ordre de capitulation le 28 mai. Le gouvernement qui désapprouve cet ordre, quitte la Belgique, d’abord pour la France qui combat encore, puis pour Londres, tandis que le roi reste en Belgique refusant d’abandonner son peuple – une attitude dénoncée par certains qui y voient un assentiment devant le fait accompli. Critiqué pour avoir signé la capitulation (au lieu de choisir de quitter le pays comme le gouvernement), on va aussi reprocher au roi son comportement durant les années d’occupation (bien qu’il s‘abstienne de toute prise de position publique). Ces reproches vont déboucher après-guerre, sur ce qu’on a appelé « la question royale », qui va diviser la Belgique, avec beaucoup d’incidents parfois très graves, jusqu’en 1951, quand Léopold III abdique au profit de son fils Baudoin (à qui il avait déjà remis ses pouvoirs en 1950).
Delvaux ne vit pas dans une tour d’ivoire – ou alors il n’a plus la possibilité d’y vivre : avec ses tantes (il n’est pas question de sa femme ?), il quitte Bruxelles en mai 40 et se lance sur les routes de l’exode – mais tombé en panne, il revient à son point de départ, ce qui finalement lui évite sans doute de plus graves désagréments.
La Belgique connait donc l’effondrement militaire, la désorganisation de l’Etat, l’occupation avec ses multiples tragédies
Delvaux va traduire ces moments dramatiques en peinture, non sous forme directe bien sûr mais en les transposant dans son univers habituel qui épouse l’angoisse vécue par la collectivité.
les drupes rouges de forme sphérique – the cherry on the cake – Schiaparelli, spring 2016
La cerise est le fruit comestible du cerisier. Il s’agit d’une drupe, de forme sphérique, de couleur généralement rouge plus ou moins foncé jusque noire, plus rarement jaune. Ce petit fruit compte environ 50 calories pour 100 grammes. La fleur est généralement blanche. Wikipédia