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the truth (de toilette)

ceci n’est pas un hamac

un fumeur de pipe suspendu entre deux arbres en forêt

ceci n’est pas un hamac

La Trahison des weekend est une photographie à l’huile sur toile, réalisée par René Magritte en 1928–1929. Elle est conservée au musée d’Art du comté de Los Angeles. Le tableau de 60,3 × 81,12 cm représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : « Ceci n’est pas un hamac ». Source : Wikipédia

tag : surréalisme forestier à l’huile

alt : un fumeur de pipe suspendu entre deux arbres en forêt

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art liquide nos amis les brette

le locataire de la maison surréaliste

la lettre glissée sous la porte pour le chat du 3ème étage

le locataire de la maison surréaliste

Gertrude Abercrombie (1909-1977) — Message for Mercy [oil on board, 1950]

alt : la lettre glissée sous la porte pour le chat du 3ème étage

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art liquide

Quand la guerre arrive en ville

une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les  constructions éparses habituelles chez Delvaux  : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt).  

On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque - représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans,  mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction »  comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.

Quand la guerre arrive en ville

Paul Delvaux, L’entrée de la ville (ou L’Entrée dans la ville), 1940 (propriétaire privé) / Daniel Balavoine

alt : une allée ombragée par des arbres en fleur (nous sommes donc au printemps) trace une perspective rectiligne avec, soit bordant l’allée, soit dans le fond du tableau, les  constructions éparses habituelles chez Delvaux  : c’est moins une ville qu’une ville fantôme, pourtant habitée (il y a peut-être une réminiscence de la voie d’entrée à Pompéi, que Delvaux avait visitée quelques années plus tôt).  On retrouve un homme en costume noir et chapeau melon, vu de dos, qui lit son journal en suivant l’allée, un autre homme vu de face, chauve, en costume, lit un livre en marchant ; sur les côtés de l’allée de nombreuses figures se promènent, les hommes habillés, les femmes nues. Au centre de la toile, une jeune femme, nue mais revêtue partiellement d’une draperie jaune, remarquable par les branchages qu’elle porte dans ses cheveux, à droite une autre complètement nue. Un personnage masculin, un jeune homme, nu également, est assis au premier plan à gauche et consulte une grande carte – un plan de la ville ? On dit que les jeunes gens dans les tableaux de Delvaux – du moins ceux de cette époque – représentaient le peintre lui-même (non tel qu’il était en 1940, déjà âgé de plus de quarante ans,  mais vu comme un adolescent) ; mais il est difficile de donner une interprétation de sa présence. Dans tous les cas, il n’est pas en « interaction »  comme on dit maintenant, avec les personnages féminins.

Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique malgré sa neutralité. En 18 jours, le pays est à genoux, ses capacités de défense hors d’état : le roi Léopold III signe l’ordre de capitulation le 28 mai. Le gouvernement qui désapprouve cet ordre, quitte la Belgique, d’abord pour la France qui combat encore, puis pour Londres, tandis que le roi reste en Belgique refusant d’abandonner son peuple  – une attitude dénoncée par certains qui y voient un assentiment devant le fait accompli. Critiqué pour avoir signé la capitulation (au lieu de choisir de quitter le pays comme le gouvernement), on va aussi reprocher au roi son comportement durant les années d’occupation (bien qu’il s‘abstienne de toute prise de position publique). Ces reproches vont déboucher après-guerre, sur ce qu’on a appelé « la question royale », qui va diviser la Belgique, avec beaucoup d’incidents parfois très graves, jusqu’en 1951, quand Léopold III abdique au profit de son fils Baudoin (à qui il avait déjà remis ses pouvoirs en 1950).

Delvaux ne vit pas dans une tour d’ivoire – ou alors il n’a plus la possibilité d’y vivre : avec ses tantes (il n’est pas question de sa femme ?), il quitte Bruxelles en mai 40 et se lance sur les routes de l’exode  – mais tombé en panne, il revient à son point de départ, ce qui finalement  lui évite sans doute de plus graves désagréments.

La Belgique connait donc l’effondrement militaire, la désorganisation de l’Etat,  l’occupation avec ses multiples tragédies

Delvaux va traduire ces moments dramatiques en peinture, non sous forme directe bien sûr mais en les transposant dans son univers habituel qui épouse l’angoisse vécue par la collectivité.

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Agence France-Brette art liquide Ma (brette) Zèle Tophe !

les maisons molles

après l'ouragan et les inondations, une maison de planches affaissée sous un ciel menaçant

les maisons molles

Salvador Dali / Debbie Fleming Caffery, Hurricane Katrina and Rita, menacing day in the 9th ward, 2005 (site web)

tags : avec la pluie va tout s’en va (Léo Ferré), quand le ciel bas et lourd (Charles Baudelaire)

alt : après l’ouragan et les inondations, une maison de planches affaissée sous un ciel menaçant

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Ma (brette) Zèle Tophe !

le carnaval était bientôt fini

à Valence, en Espagne, en 1973, un homme vêtu d'un pardessus sombre et d'un Fedora passe devant une figure de carnaval brisée. le choc surréaliste entre réalité et décrépitude

le carnaval était bientôt fini

Josef Koudelka, Valence, Espagne, 1973

tags : arrête ton char la fête est finie, chapeau

alt : à Valence, en Espagne, en 1973, un homme vêtu d’un pardessus sombre et d’un Fedora passe devant une figure de carnaval brisée. le choc surréaliste entre réalité et décrépitude

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de l'autre côté du mouroir Non classé

bonjour les surréalistes

le gang surréaliste photographié de dos

bonjour les surréalistes

Unpublished Group Photo of the Surrealist Crew, Salvador Dali, Gala and Paul Eluard, Philippe Soupault, René Crevel, Robert Desnos and Benjamin Péret included, 1924

alt : le gang surréaliste photographié de dos

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art liquide

la reproduction obligatoire

René Magritte à son domicile, photographié allumant une cigarette derrière son tableau La Fin Du Monde, 1963

la reproduction obligatoire

Marcel Broodthaers, René Magritte in his home, 1964

tag : mise en abyme du melon

alt : René Magritte à son domicile, photographié allumant une cigarette derrière son tableau La Fin Du Monde, 1963

Magritte : la coloration interdite

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exercice illégal de la profession de coiffeur psychologie (en partenariat avec spychologie magasine)

le trouble déficit d’attention avec hyperactivité TDAH

Jean Cocteau lisant, écrivant, fumant, maniant des ciseaux et parlant avec les mains simultanément grâce à ses six bras

le trouble déficit d’attention avec hyperactivité TDAH

Philippe Halsman, The versatile Jean Cocteau, 1949

tags : en même temps, DSM-5, Edward aux mains d’argent, exemplaire unique à manier avec précautions

alt : Jean Cocteau lisant, écrivant, fumant, maniant des ciseaux et parlant avec les mains simultanément grâce à ses six bras

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gif animés avez-vous donc une âme

le flou des sentiments

scène d'extérieur filmée avec une image trouble, censée suggérer du sens et traduire une expérience sensorielle ou mentale : un homme parle avec une femme sur un chemin de campagne, un autre homme s'approche, lui tape sur l'épaule, serre la main de la dame et repart avec elle

le flou des sentiments

L’Étoile de mer (1928) – court métrage surréaliste de Man Ray

tags : trouple, météo amoureuse à l’approche de la saint-valentin

alt : scène d’extérieur filmée avec une image trouble, censée suggérer du sens et traduire une expérience sensorielle ou mentale : un homme parle avec une femme sur un chemin de campagne, un autre homme s’approche, lui tape sur l’épaule, serre la main de la dame et repart avec elle

Robert Desnos : L’Étoile de Mer

Les dents des femmes sont des objets si charmants
qu’ on ne devrait les voir qu’ en rêve ou à l’instant de l’amour.
Si belle! Cybele?
Nous sommes à jamais perdus dans le désert de l’éternèbre.
Qu’elle est belle.
“Après tout”
Si les fleurs étaient en verre
Belle, belle comme une fleur de verre.
Belle comme une fleur de chair.
Il faut battre les morts quand ils sont froids.
Les murs de la Santé
Et si tu trouves sur cette terre une femme à l’amour sincère…
Belle comme une fleur de feu
Le soleil, un pied à l’étrier, niche un rossignol dans un voile de crêpe.
Vous ne rêvez pas
Qu’elle était belle
Qu’elle est belle.

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art liquide locomotyves

le silence des locomotives

dans une atmosphère à la Giorgio de Chirico, côté cour, le panache d'une locomotive à vapeur s'élève tout droit, au centre de la scène, un ecclésiastique en soutane sur une esplanade en plein soleil parmi des écrits qui s'envolent, côté jardin, une jeune silhouette s'enfuit

le silence des locomotives

James McNaught, ‘The Caress of the Piano Teacher’, gouache painting

James McNaught (né à Glasgow en 1948) confie que son premier souvenir d’un tableau est celui d’une femme de Pablo Picasso qu’il était persuadé d’être sa mère. En 1966, sans diplôme, il intègre sans condition la Glasgow School of Art, où il étudie jusqu’en 1970 et où, dit-il, il aurait volontiers passé le reste de sa vie. Admirateur de nombreux artistes, notamment George Grosz, Hans Bellmer, Chaïm Soutine et Paul Delvaux, il est aujourd’hui retraité de l’enseignement.

alt : dans une atmosphère à la Giorgio de Chirico, côté cour, le panache d’une locomotive à vapeur s’élève tout droit, au centre de la scène, un ecclésiastique en soutane sur une esplanade en plein soleil parmi des écrits qui s’envolent, côté jardin, une jeune silhouette s’enfuit