
juste une petite pause
Robert Blomfield. Edinburgh 1956-69
alt : une vieille femme voutée dans la rue, le dos appuyé sur un mur

première réunion Tupperware en France à Périgueux en 1961, chez Christiane J, née C
alt : dans une ambiance détendue et chaleureuse, une ménagère met son salon à la disposition d’une démonstratrice de la marque américaine emblématique de contenants en plastique créée en 1946
Est-ce bientôt la fin de Tupperware ? Aux États-Unis, le groupe a lancé une procédure de faillite et explique « avoir des doutes quant à sa capacité à poursuivre son activité ». En France, l’histoire Tupperware a débuté à Périgueux grâce à Christiane J et à son mari Alan. Leur fille, Christine qui vit aujourd’hui aux États-Unis, nous a raconté leur histoire.
C’est dans sa maison beige au bord de l’Isle à Périgueux qu’a eu lieu la première réunion Tupperware en 1961, chez Christiane J, née C, et grâce à Alan J, son mari. Elle l’a rencontré quelques années plus tôt, alors qu’il est militaire américain affecté à la base américaine de Chamiers.
La mère d’Alan est responsable chez Tupperware dans deux états, le Nebraska et l’Iowa aux États-Unis, c’est en voyage chez sa belle-famille que Christiane J découvre les fameuses boîtes en plastique au couvercle hermétique et la gamme d’ustensiles Tupperware.
Christine J, la fille d’Alan et de Christiane, explique que c’est lorsque Tupperware annonce qu’il va se lancer en Angleterre que la mère d’Alan, Eleonor J, discute avec le directeur de Tupperware et lui parle de sa belle-fille, Christiane, installée en France. Tupperware a l’occasion de se lancer aussi en France et Christiane et Allan se décident à monter une entreprise Tupperware à Périgueux. À l’époque, Christiane ne pouvait pas créer d’entreprise, car c’était une femme. Christine, leur fille, raconte que le greffier avait dit à son père :« Ça ne marchera jamais cette société ».
Le lancement de Tupperware en France montre la situation des femmes en France et leurs difficultés pour s’émanciper. Avant 1961, rappelle Christine J, « les femmes ont besoin du consentement de leur mari pour ouvrir un compte bancaire ou pour travailler hors du domicile ».
Le couple de trentenaires, Christiane et Alan J, reçoivent alors le matériel Tupperware : « cent cartons de marchandises ». Christiane et Alan doivent tout traduire, les bulletins de commande, les catalogues et tous les documents Tupperware. Ils savent qu’ils sont des pionniers, avec ce nouveau produit, avec cette nouvelle méthode de vente. La méthode Tupperware est unique avec ces réunions organisées chez les gens, avec des vendeuses Tupperware qui se déplacent.
La première réunion Tupperware est organisée le 23 mai 1961 à Périgueux. Les premières femmes à y participer, raconte Christine, la fille de Christiane, étaient, comme elle, des anciens résistants du groupe des amis de la Résistance. Le mari de Christiane, Alan, participait aussi aux réunions et « il partait avec sa voiture, une Dauphine rouge, faire des réunions dans les différentes bases américaines », détaille Christine, il partait « de Paimpol en Bretagne et jusqu’au Pays-Basque ».
Suite au lancement à Périgueux par Christiane et Alan J, Tupperware France est créé un an plus tard, en 1962 à Paris. La première usine est créée un peu plus de dix ans après dans l’Indre-et-Loire, en 1973 à Joué-les-Tours. Tupperware se développe et le réseau de vendeuses s’agrandit. Pendant trente ans, la Dordogne produit les meilleurs résultats en France avec la Gironde et avec la Charente.
Christiane J a arrêté son aventure Tupperware en 1991, c’est son adjointe Yvette D qui a repris les réunions et les formations jusqu’en 2001. Christiane J est décédée cinq ans plus tard, en 2006. Son mari, Alan, est reparti aux États-Unis. Il vit désormais en Arizona.

saint-valentin : aujourd’hui c’est moi qui essuie la vaisselle !
The Bat, Vincent Price
tags : il n’y a pas d’amour il n’y a que des preuves d’amour (Pierre Reverdy), abnégation, les sublimes sacrifices, les gestes qui l’émeuve, je suis le Christ qui enlève l’humidité des assiettes
alt : image extraordinaire (c’est du cinéma) d’un homme en chemise à carreaux virile essuyant une soucoupe, manifestement profondément perturbé par l’étrangeté de cette activité
Allez Vas-y Jeannot ! Attaque
Monica Vitti, Dramma Della Gelosia, 1970
_Pfffff! Qu’est-ce qu’il est collant, ce type!
J’dis rien parce que j’veux pas faire
de scandale, mais alors, quel pot d’colle!
Il s’fait des idées ou quoi?
J’ai accepté de faire cette série de slows avec
lui pour pas faire tapisserie devant les copines
Mais alors,
J’en vois plus l’bout!
_Mine de rien, j’suis en train d’emballer, moi!
J’emballe, j’emballe sec
Allez! Vas-y, Jeannot!
Attaque!
Attaque!
Ça marche!
Ça marche!
Accroche-toi, Jeannot!
La nuit est à nous
_Pfffff! Ça n’en finit pas!
Qu’est-ce que je regrette d’avoir dit: » Oui » à ce type!
En plus, il s’est aspergé d’eau de toilette
Mon Dieu!
J’sais pas ce que c’est que cette eau de toilette, mais alors,
Drôlement incommodant!
_Elle est pas mal, ma cavalière
Elle est pas terrible, terrible, mais elle est pas mal
Pour une fois, j’ai pas hérité de la plus moche
Y’a pas longtemps, je me suis coltiné une géante, toute la soirée
Au moins, celle-là, elle est à ma taille
Elle est pas terrible, mais elle est à ma taille
_Pas du tout mon genre, ce garçon
Moi, j’aime les grands blonds, alors j’suis servie
Comme métèque, on fait pas mieux
J’suis sûre qu’il doit être Libanais ou quelque chose
Quelle horreur!
Ôh! Et puis, alors il m’donne chaud à m’coller comme ça
Et vas-y que j’te colle! Et vas-y que j’te colle!
Hummm!
_Dommage qu’elle ait les mains moites
Ça m’gêne pas des masses, mais elle a les mains moites
C’est parce que j’dois lui faire de l’effet
C’est l’excitation, ça!
J’vais lui mordiller le lobe de l’oreille
Si elle me fout pas une baffe, c’est que j’ai ma chance
Ouais!
C’est pas dans la poche!
Faut s’accrocher
Accroche-toi, Jeannot!
_Il m’a mordu l’oreille, il m’a fait mal, ce con, il est con, ce type
Ah! Et puis, alors qu’est-ce qui cocotte?
Cette eau d’toilette… nauséabonde
Si y’avait pas les copines qui me
regardent, comment que j’te l’planterais là
Mais ça, Arlette et Josie, je vais pas leur faire ce plaisir
Elles en sont vertes de m’voir danser, malades de rage
Alors ça, maintenant, tant pis, j’vais au bout
Ben alors, on peut dire que ça me coûte hein!
_Elle en peut plus
J’la rends dingue, la poulette
Et encore, j’ai pas sorti l’grand jeu
Attends un peu que j’me déchaîne
Allez! Vas-y, vas-y, Jeannot!
Emmène-la au ciel
_J’ai envie de vomir
C’est la dernière fois que je viens danser
Tant pis si je coiffe Sainte Catherine, mais alors,
Des excités comme ça, merci bien!
_J’vais lui griffer l’dos avec mon pouce
Il paraît qu’elles adorent ça, ces chiennes!
Je l’ai lu dans une revue spécialisée
On va voir ce que ça donne
J’vais partir du bas du dos et remonter jusqu’à la nuque
_Aïe!
Mais, il est givré, ce mec!
Il vient d’me labourer la peau du dos avec son ongle
Tu parles d’un plaisir!
Moi qui ai un mal fou à cicatriser
C’est bien ma veine!
Il a fallu que j’tombe sur un sadique
C’est tout moi, ça!
Vivement que ça finisse ce slow
parce que j’suis au bord de l’esclandre
_Bien joué, Jeannot!
Elle est à point là
Elle est à point!
Y’a plus qu’à porter l’estocade
Allez! Vas-y, Jeannot!
Vas-y, mon fils!
Il faut conclure maintenant
_Beurk!
Berk! Berk! Berk! Berk! Beurk!
_Et voilà l’travail!
C’est pas si compliqué, les gonzesses
Il faut savoir s’imposer, c’est tout!
La Drague, sketch de Guy Bedos et Sophie Daumier ‧ 1973

alt : sur la piste de danse, un homme entreprenant tourne autour d’une femme manifestement peu intéressée

miss février
Jürgen Teller (Juergen Teller), Kate Moss, from the ‘Kate Moss Portfolio’, 2000
tags : dimanches d’hivers et variés, Playboy’s Playmate of the month
alt : Kate Moss dévêtue, fumant une cigarette, allongée sur une peau d’ours blanc devant un feu de cheminée