alt : le talon gauche d’une femme en culotte noire assise en tailleur
Un talon d’Achille est une faiblesse fatale en dépit d’une grande force générale, pouvant mener à la perte
D’après une légende dont la trace la plus ancienne date du Ier siècle, dans l’Achilléide de Stace, la mère d’Achille, la nymphe marine Thétis, avait plongé Achille enfant dans le fleuve des Enfers, le Styx, le tenant par le talon. Il devint ainsi invincible partout où l’eau avait été en contact avec sa peau, c’est-à-dire partout sauf au talon qui devint son point faible. C’est là que toucha la flèche de Pâris, guidée par Apollon, qui tua Achille lors de la guerre de Troie, dans une des versions du récit de cette mort. (Wikipédia)
après sa défaite dans la course à la Mairie de Paris, Rachida Dati se remet courageusement au travail
tags : Victor Hugo, il est cinq heures Rachida s’éveille
alt : photographie de Mme Dati à l’aube dans les rues de la capitale, ayant déjà rebondi et rejoint les équipes de Propreté de Paris – Collecte des déchets
alt : Lech Wilczek rompant le pain avec un sanglier
Adam Wajrak : Lech adorait les animaux. Nous nous sommes rencontrés grâce à notre loutre, Julka, que nous avons élevée depuis son plus jeune âge.
Lech était profondément préoccupé par la forêt. Il est arrivé dans le gîte forestier du Parc national de Białowieża en 1952 et s’y est installé définitivement en 1971. L’exploitation forestière devait alors être très visible. Il a assisté à ce carnage pendant plus de 50 ans. Je pense qu’il la constatait presque quotidiennement, voire plusieurs fois par jour.
Ici, on pouvait tourner la tête et ne rien voir. On traversait des endroits épargnés par l’exploitation forestière, sans aucun point de comparaison avec ce qui était resté intact, ce qui rendait l’exploitation moins effrayante. Lech, lui, n’avait pas ce privilège de l’ignorance. La route de Białowieża à Dziedzinka, le gîte forestier du Parc national où ils vivaient tous deux, longe la route de Browska. Cette route suit la limite de la réserve intégrale du Parc national de Białowieża. D’un côté, un paradis de grands arbres centenaires, d’arbres déracinés. Une forêt moussue, moisie et négligée ; de l’autre, une forêt décimée par la coupe à blanc et la culture. D’un côté, une nature sauvage et merveilleuse ; de l’autre, une forêt sciée, pillée, et plantée ici et là en rangées. D’un côté, la vraie forêt ; de l’autre, la forêt assassinée. Ces deux mondes, qui devraient n’en former qu’un, sont séparés par quelques mètres seulement.
Cela peinait profondément Lech. Il en parlait et écrivait à ce sujet. Après 2011, lorsque l’exploitation forestière a diminué et que la forêt a pu se régénérer, il rayonnait de joie. J’avais l’impression que cette forêt vierge remplaçait Simona, décédée en 2007. Il était comme revigoré. Et puis, lorsque l’exploitation forestière a dû reprendre, il s’y est fermement opposé.
La Bible, livre de l’Exode 34.21 / Alfred Stieglitz, Fatiguée, 1890
tag : féminisme
alt : une jeune fille se repose dans l’herbe, la tête appuyée contre un lourd fagot de bois. Pieds nus et yeux clos, elle incarne à la fois l’épuisement et l’innocence dans ce paysage rural
Moi j’ai pris la peine de les déchausser Les sabots d’Hélène, moi qui ne suis pas capitaine Et j’ai vu ma peine bien récompensée Dans les sabots de la pauvre Hélène, dans ses sabots crottés Moi j’ai trouvé les pieds d’une reine et je les ai gardés
The Spring Fairy (La fée printemps), 1902, by Segundo de Chomón
alt : la fée printemps sort d’une masure grise sous la neige, touche de sa baguette les murs et les arbres et, partout, des fleurs multicolores éclosent
The Spring Fairy (La fée printemps), 1902, by Segundo de Chomón
alt : dans l’intérieur grisâtre d’un couple, une vieille femme en visite rejette ses hardes et se révèle resplendissante de jeunesse dans les couleurs de la saison nouvelle
un dimanche matin à vélo à l’île de la Grande Jatte
Georges Seurat / Sonntags am Wannsee, Berlin, Photo by Herbert Tobias, 1956
tag : journée mondiale de l’eau
alt : un homme à vélo arrêté au bord d’un lac, la roue avant dans l’eau
Le Großer Wannsee [ˈɡʀoːsɐ ˈvanˌzeː] est un lac formé par une anse de la rivière Havel près des localités de Wannsee et de Nikolassee, une banlieue située au sud-ouest de la capitale allemande Berlin, non loin de Potsdam. Le canal Teltow communique avec le Großer Wannsee par l’intermédiaire du lac Griebnitzsee. Wikipédia
La « Grande Jatte » représente une journée ensoleillée au bord de la Seine, au nord-ouest de Paris, et l’artiste insiste sur l’élégance vestimentaire des personnages. Mais leur aspect hiératique et la composition trop strictement ordonnancée rebutent les critiques, à qui l’œuvre est présentée dans le cadre de la huitième et dernière exposition impressionniste. Quelques mois plus tard, Seurat reprend son tableau en systématisant l’usage des points de couleurs et, en 1889, il insère une bande pointillée peinte entre la toile et le cadre.
Paul Delvaux, Crucifixion, 1954. Huile sur panneau, 200 x 270 cm, Collection privée en dépôt au Musée d’Ixelles, Bruxelles
alt : des morts levant la tête vers le squelette de Jésus en croix
Delvaux s’est exprimé sur les squelettes qui pour lui ne représentent pas la mort, mais la vie. Le squelette est une structure qui permet de représenter tous les mouvements humains, il est l’essence de la vie. Il rattachait son goût pour les squelettes à des souvenirs de scolarité où un squelette dans une salle d’études l’avait d’abord effrayé.
En 1949, (à Choisel), il utilise les squelettes pour des scènes dans la tradition de la peinture religieuse. .
Dans ces tableaux, les scènes fondatrices du christianisme (L’annonciation,La Crucifixion, Ecce Homo ou La Descente de croix, La mise au Calvaire) sont en quelque sorte interprétées par des squelettes.
Delvaux s’est défendu de toute intention provocatrice : « Je ne pouvais pas peindre des scènes religieuses avec des personnages vivants, cela aurait été stupide, cela n’aurait eu aucun sens. Cela avait été fait mille fois, admirablement, au cours des siècles précédents. Ce que je pouvais faire, c’était remplacer la figure vivante par des squelettes, parce qu’alors je pouvais soudainement donner à mes squelettes quelque chose de différent, de dramatique, de vivant. »