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Agence France-Brette liquidités

il est cinq heures Paris s’éveille

trois corps nus dans une salle de bains

il est cinq heures Paris s’éveille

La Tour Eiffel a chaud aux pieds
Les parisiens sont fatigués

Les banlieusards sont dans les baignoires
Il fait déjà une chaleur de bâtard

Jacques Dutronc / Tajette O’Halloran

tag : canicule

alt : trois corps nus dans une salle de bains

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Brette Ciel Liquide

à la plage pendant des heures on prenait de belles couleurs

une femme nue comme une statue d'or debout dans l'eau, les bras écartés

à la plage pendant des heures on prenait de belles couleurs

Michel Jonasz / Franco Rubartelli – Veruschka (Vogue Paris 1968)

tags : la peau dorée des épines du losange aux seins pointus

alt : une femme nue comme une statue d’or debout dans l’eau, les bras écartés

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art liquide il faut nager pour vivre et non vivre pour nager

il fait trop chaud pour travailler

Il fait trop chaud pour travailler, ce serait dommage de n’pas se baigner
Quand le soleil brille dans tous les squares
Et sur les terrasses des grands boulevards
Il fait trop beau pour travailler, ça, c’est un temps idéal pour plonger

Claude Bolling, Frank Gérald (les parisiennes) / Inge Schuster

alt : les canards regardant la grosse dame avec sa bouée et sa robe à pois sauter à l’eau un jour de forte chaleur

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comprendre les expressions françaises nos amis les brette

sometimes I feel like a cerf volant

un cerf en lévitation sur un chemin au bord d'un champ, saisi en plein vol par la beauté d'un paysage de montagne

sometimes I feel like a cerf volant

tags : Louis Armstrong, lévitation, élation

alt : un cerf en lévitation sur un chemin au bord d’un champ, saisi en plein vol par la beauté d’un paysage de montagne

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Ma (brette) Zèle Tophe !

le monde entier est un cactus

sphère de Cylindropuntia cholla bardée d'épines barbelées, extrêmement douloureuses lorsqu'elles pénètrent la peau, posée sur la paume d'une main, en plein désert

le monde entier est un cactus

Jacques Dutronc / Norm Halm, graine de cactus cholla, désert de Mojave

alt : sphère de Cylindropuntia cholla bardée d’épines barbelées, extrêmement douloureuses lorsqu’elles pénètrent la peau, posée sur la paume d’une main, en plein désert

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art liquide

dormir chez la dame de Haute-Savoie

une femme géante assoupie dévêtue sur le flanc d'une montagne, la tête dans les névés ; une cordée d'alpinistes tente de la rejoindre

dormir chez la dame de Haute-Savoie

Sammy Slabbinck, Winter Migration / Francis Cabrel 

tag : juste dormir au frais

alt : une femme géante assoupie dévêtue sur le flanc d’une montagne, la tête dans les névés ; une cordée d’alpinistes tente de la rejoindre

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Ma (brette) Zèle Tophe ! psychologie (en partenariat avec spychologie magasine)

l’image du père

sur un canapé, deux jeunes femmes et une poupée, au dessus d'elles, le portrait du père moustachu dans son cadre en bois

l’image du père

Barry Lategan – Krizia Ad (Vogue Italia 1974)

tags : fête des pères, Et du soir au matin Sous sa belle gueule d’apôtre Et dans son cadre en bois Il y a la moustache du père Qui est mort d’une glissade Et qui recarde son troupeau Bouffer la soupe froide (Ange, ces gens-là)

alt : sur un canapé, deux jeunes femmes et une poupée, au dessus d’elles, le portrait du père moustachu dans son cadre en bois

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les belles histoires de tonton yves nos amis les brette

La victoire en miaulant

un chat noir géant derrière la tour Eiffel, sous le regard complice de la pleine lune

La victoire en miaulant nous ouvre la barrière ;
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi la trompette guerrière
A sonné l’heure des combats.
Tremblez ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d’orgueil ;
Le Peuple souverain s’avance :
Tyrans descendez au cercueil !

La République nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr ;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir. (bis)

Georg Kretzschmar, Le Printemps à Paris, 1923, l’ambiance à Paris est à la confiance en la victoire

alt : un chat noir géant derrière la tour Eiffel, sous le regard complice de la pleine lune

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bretzel surprise

Where is Brian Wilson ?

Where is Brian Wilson ?

Brian is in the crematorium

tags : Gad Elmaleh, The Dead Boys

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art liquide

comme un imputrescible radeau

reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

comme un imputrescible radeau
comme un insecte mais sur le dos

Alain Bashung / Gérard Manset / Anna Maria Lindholm Rogberg, Swedish, 1972, Sjösatt, 2021, Oil on canvas

alt : reflet de fille naufragée dérivant sur une palette

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
Et tous ce petits êtres qui courent

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles égyptiens
Péniblement

À porter mille fois son point sur lui
Sous la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?
Voyez-vous ces êtres vivants?

Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un lego avec du vent

La faiblesse des tout-puissants
Comme un lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un lego avec des dents
Comme un lego avec des mains
Comme un lego

Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S’embrasser dans le noir à cheveux blonds
À ne pas voir demain comme ils seront

Car si la Terre est ronde
Et qu’ils s’agrippent
Au delà c’est le vide
Assis devant le restant d’une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d’amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Pourquoi ne me réponds-tu jamais?

Sous ce manguier de plus de dix mille pages
À te balancer dans cette cage

À voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un lego
Comme un imputrescible radeau
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit

Source : Musixmatch

Paroliers : Gerard Henri Manset