il neige dans l’univers majeur
Mort Shuman / Nasa
le télescope spatial James-Webb révèle le rôle central des galaxies de faible masse dans le processus de réionisation de l’Univers
alt : les galaxies comme des flocons

« Tu t’appelles comment ? »
« Norma Jean »
« Norma Jean comment ? »
« Norma Jean Baker »
Norma Jean Baker a les cheveux châtains
Et c’est leur couleur naturelle
Serge Gainsbourg / Norma Jean By Earl Moran, 1946
tag : Marilyn Melody Monroe, une carrière au cinéma
alt : Marilyn Monroe portant un déshabillé transparent posant devant de trois-quarts dos devant un grand miroir, prétendant parfaire sa coiffure et offrant l’image de son corps de starlette aux voyeurs

Y a de la joie bonjour bonjour les retraités
Charles Trenet / Fishmonger Uncle Ko van de Lindengracht celebrates 77th birthday, Amsterdam, 1956 – by Kors van Bennekom (1933 – 2016), Dutch
alt : le poissonnier Oncle Ko van de Lindengracht fête ses 77 ans par une petite danse d’anniversaire dans une rue d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam
Y a des vieillards qui dansent
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s’entendre rire
Jusqu’à ce que tout à coup
L’accordéon expire
Jacques Brel
Dancin’ in the rain (dansons sous la pluie)
Damnation (Kárhozat), 1988, Béla Tarr / Gene Kelly
Karrer vit depuis des années coupé du monde. Il passe ses journées à errer dans la ville industrielle désoeuvrée, sous la pluie battante, et à observer ses habitants. Le soir venu, il se rend au Titanik Bar où se produit une séduisante chanteuse avec laquelle il a eu une brève liaison

quand l’immeuble bas et lourd pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant de l’éléphant en proie aux longs ennuis
Charles Baudelaire, Spleen, 1861 / The Elephant Gate (Elefantporten), Carlsberg District, Copenhagen, Denmark built in 1901 by architect Vilhelm Dahlerup, with four granite elephants carrying the tower above
alt : La porte des éléphants (Elefantporten), district de Carlsberg, Copenhague, Danemark, construite en 1901 par l’architecte Vilhelm Dahlerup, avec quatre éléphants de granit portant la tour au-dessus
Bob Macron contre tout chacal
L’aventurier contre tout guerrier
Emmanuel Macron : « Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant » / Indochine
tag : French Response, par le brushing de l’homme à la chemise violette !, boxe française
alt : Et soudain surgit face au vent Le vrai héros de tous les temps

il est cinq heures – Barcelone s’éveille
1976, les brutalités policières lors d’une marche pour la liberté à Barcelone, trois mois après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco, vues par le photojournaliste Manel Armengol / Jacques Dutronc
tag : se réveiller dans un monde fasciste
Le 1er février 1976, trois mois après la mort du dictateur généralissime Francisco Franco (4 décembre 1892 – 20 novembre 1975), l’Assemblée de Catalogne (Asemblea de Catalunya) défile dans Barcelone sous la bannière « Liberté, Amnistie, État d’Autonomie ». Des associations de résidents, des syndicats, des partis politiques (dont beaucoup illégaux), ainsi que des représentants d’organisations culturelles et artistiques participent à la manifestation. Au début, le mouvement est pacifique. Un sit-in est organisé sur le Passeig de Sant Joan, à l’angle de la Carrer de Provença. Mais la Garde civile et les forces anti-émeutes lancent des grenades lacrymogènes sur les manifestants assis et chargent. Plus tard, de nombreux groupes défilent dans les rues de l’Eixample pour atteindre la prison Modelo, où ils réclament la libération des prisonniers politiques. La Garde civile les attend. Les agents sont armés de fusils. Manel Armengol a un appareil photo.
Le gouvernement madrilène, alors dirigé par Carlos Arias Navarro (11 décembre 1908 – 27 novembre 1989), a réagi aux manifestations en s’accordant avec Manuel Fraga (23 novembre 1922 – 15 janvier 2012), alors ministre de l’Intérieur, sur le bouclage de la ville et le déploiement de détachements des Grises, la police honnie. « Les rues sont à moi ! » s’est exclamé Fraga.
Les Grises, corps armé de police anti-émeute et de la circulation (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico) placé sous le commandement de l’armée, furent formés immédiatement après la guerre civile. On les appelait « los Grises » (les Gris) en raison de la couleur de leur uniforme. Ils étaient autorisés (et encouragés) à mutiler, torturer et tuer, ce qu’ils faisaient souvent avec jubilation et arrogance. La barbarie avec laquelle ils réprimaient les manifestations de contestation populaire est légendaire et reste à documenter pleinement.
« La démocratie s’est conquise par la base. Les projets de prolongation du régime après la mort de son créateur ont été sapés au début des années 1970 par la mobilisation persistante des ouvriers, des étudiants, des associations de résidents et des mouvements réclamant l’autonomie, entre autres. […] Dans les faits, l’agitation sociale est devenue le moteur du changement politique. »
– Sebastian Balfour : Dictature, ouvriers et ville
source : flashbak.com