
alors on se sent pris dans les lignes du temps
Art by Yehan Wang (canadien, né en 1959)
alt : une silhouette humaine portant un parapluie sur un quai entre deux trains, prise dans le réseau des lignes de force zébrant tout l’espace entre les voies

poisson ou poisson ?
Chinese model He Cong photographed by Juergen Teller
tag : injonction paradoxale du vendredi 13 (Gregory Bateson, Palo Alto), Française Des Jeux
alt : une jeune femme chinoise en élégant tailleur jupe rose propose au bout de ses bras tendus deux poissons de la forêt frais pêchés
Un dilemme cornélien ou choix cornélien ou conflit cornélien est une expression française déclinée de l’œuvre du XVIIe siècle du dramaturge français Pierre Corneille, impliquant la notion d’un dilemme à double contrainte extrême, complexe, ou impossible à résoudre, entre deux valeurs contradictoires de philosophie morale aussi importantes l’une que l’autre, à l’origine d’un conflit psychique opposant généralement la raison aux sentiments, entre, par exemple, l’amour et l’honneur, le poisson ou le poisson ou le désir et le devoir, avec un éventuel dénouement possible heureux
Il ne s’agit pas d’une alternative, non négative en soi, et qui permet un choix entre deux options qui intéressent celui qui agit, mais d’un dilemme (du grec ancien δίλημμα, dilemma, composé de δι-, di- « double » et λῆμμα, lêmma « proposition ») qui, quelle que soit l’option choisie, aura, du fait même du choix réalisé, des conséquences négatives, voire tragiques.
source : Wikipédia
Lao-Tseu : le mandarin face à l’obstacle jamais ne renonce
tags : leçon de vie, coaching pour canards, bonjour Lao (réalisé par Pete Docter et Albert Dupontel)
alt : des canards mandarins ne font montre d’aucune hésitation lorsqu’un tronc d’arbre barre le cours d’eau et le franchissent avec bravitude

Syméon le Stylite (392-459) : la tentation de se retirer du monde sur un poteau
unknown photographer, 1974
Les stylites (du grec στύλος, « colonne ») sont des ermites des débuts du christianisme, des anachorètes qui plaçaient leur cellule au sommet d’une ruine, d’une colonnade, d’un portique ou d’une colonne pour y pratiquer une ascèse extrême.
Cette forme de vie religieuse extrêmement austère est connue dans l’hindouisme ancien. Une catégorie d’ascètes, appelés stylites, vivent dans les arbres au plus près des dieux, sans jamais descendre sur terre. Pour se rendre à la Kumbhamela, par exemple, ils se déplacent à dos d’éléphant, et certains pratiquent la géophagie, la terre foulée par les éléphants étant devenue sacrée. Cette pratique doloriste est encore exercée aujourd’hui par un petit nombre d’individus ayant pour objectif d’obtenir une libération spirituelle totale (moksha).
Les violentes persécutions des chrétiens ayant presque disparu, au IVe siècle certains cherchèrent le « martyre permanent » dans les austérités extrêmes de la vie au désert ou en stylite. Dans la ferveur et la vénération populaires ils prennent le relais des martyrs des premiers siècles.
Jusqu’au VIIe siècle, en Égypte, en Syrie et dans tout l’est du bassin méditerranéen, des hommes et des chats partent ainsi vivre seuls, s’imposant de vives mortifications. (Wikipédia)
alt : un chat noir sur un poteau
le temps n’existe pas
le faucon crécerelle est capable de rester presque immobile dans les airs, se stabilisant en ajustant la position de ses ailes et de sa queue en fonction du vent et des courants d’air
tag : résistance, vol stationnaire, le vent se lève il faut tenter de lutter
Paco Velobs : Pour en avoir croisé alors que j’étais moi-même en l’air en parapente, c’est tout simplement incroyable.
Je me faisais un peu malmener le long d’une falaise avec un mélange de thermique et de dynamique et l’oiseau était là, 10m au-dessus des crêtes, là où c’est le pire, totalement immobile.
Claire Billaud : Ce vol stationnaire est appelé poétiquement « vol en Saint-Esprit », rappelant l’image biblique du Saint-Esprit planant au-dessus de Jésus et des saints.
Khrys : Durant une séquence de Saint-Esprit, [le Faucon crécerelle] garde la tête parfaitement fixe : dans une étude réalisée avec une caméra haute vitesse, l’oiseau a bougé la pointe du bec de moins de 6 mm dans chaque direction par un vent de 17 à 27 km/h.
comme un déchet dans le souffle du vent
Bob Dylan / Shoji Yamasakı
The waste my friend is blowin’ in the wind
The waste is blowin’ in the wind
tags : recyclage artistique, (les ordures dans) la nature imitent l’art (Oscar Wilde)
alt : un danseur s’inspire de différents déchets abandonnés sur la voie publique, animés par le vent
@est3.bsky.social : 👏👏👏 pour l’artiste
@brettezeleliquide.bsky.social : et bien sûr, pas un mot d’encouragement pour les différents détritus dont il a honteusement plagié le travail ?
Sisyphe était une femme et le dieu de la mort était bleu
La Planète sauvage, René Laloux, Roland Topor, 1973
Sisyphe est surtout connue pour avoir déjoué la mort, le dieu Thanatos. En échange d’une source qui ne tarirait jamais, Sisyphe révéla au dieu-fleuve Asopos où se trouvait sa fille Égine, enlevée par Zeus, qui la désirait et avait pris la forme d’un aigle. Asopos fit fuir Zeus, mais ce dernier en voulut à Sisyphe ; il envoya Thanatos la punir. Cependant, lorsque le génie de la Mort vint la chercher, Sisyphe lui proposa de lui montrer l’une de ses inventions : des menottes. Elle enchaîna Thanatos, si bien que ce dernier ne put l’emporter aux Enfers. S’apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Arès délivrer Thanatos et emmener Sisyphe aux Enfers. Mais Sisyphe avait préalablement convaincu sa femme de ne pas lui faire de funérailles adéquates. Elle put ainsi convaincre Hadès de la laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenue à Corinthe, elle refusa de retourner parmi les morts. Thanatos (ou même Hermès, selon certaines traditions) dut alors venir la chercher de force. Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamnée, dans le Tartare, à faire rouler éternellement jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet (Odyssée, chant XI).
alt : le doigt bleu d’un dieu fait rouler éternellement jusqu’en bas d’une colline une femme portant un bébé qui tente chaque fois de remonter au sommet