tags : On dirait que ça te gêne d’être trainée dans la boue ( Michel Delpech ), peau rouge, les derniers des Mohicans
alt : assise sur la banquette rouge des mis en examens dans un contexte médiatique agité, une jeune femme à la peau rouge semble gênée de confesser sa sensibilité de gauche
Après la mort de Quentin Deranque, la récupération du RN pour transférer la « diabolisation » sur LFI (Le Monde)
que l’esprit de paix descende sur la politique de France et du monde
Ennio Morricone
tags : urbi et orbi, air politique
alt : une jeune femme appelle au calme en générant une musique apaisante en bougeant les mains
Le thérémine est un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1920 par le Russe Léon Thérémine. Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l’instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste
quand l’immeuble bas et lourd pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant de l’éléphant en proie aux longs ennuis
Charles Baudelaire, Spleen, 1861 / The Elephant Gate (Elefantporten), Carlsberg District, Copenhagen, Denmark built in 1901 by architect Vilhelm Dahlerup, with four granite elephants carrying the tower above
alt : La porte des éléphants (Elefantporten), district de Carlsberg, Copenhague, Danemark, construite en 1901 par l’architecte Vilhelm Dahlerup, avec quatre éléphants de granit portant la tour au-dessus
1976, les brutalités policières lors d’une marche pour la liberté à Barcelone, trois mois après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco, vues par le photojournaliste Manel Armengol / Jacques Dutronc
tag : se réveiller dans un monde fasciste
Le 1er février 1976, trois mois après la mort du dictateur généralissime Francisco Franco (4 décembre 1892 – 20 novembre 1975), l’Assemblée de Catalogne (Asemblea de Catalunya) défile dans Barcelone sous la bannière « Liberté, Amnistie, État d’Autonomie ». Des associations de résidents, des syndicats, des partis politiques (dont beaucoup illégaux), ainsi que des représentants d’organisations culturelles et artistiques participent à la manifestation. Au début, le mouvement est pacifique. Un sit-in est organisé sur le Passeig de Sant Joan, à l’angle de la Carrer de Provença. Mais la Garde civile et les forces anti-émeutes lancent des grenades lacrymogènes sur les manifestants assis et chargent. Plus tard, de nombreux groupes défilent dans les rues de l’Eixample pour atteindre la prison Modelo, où ils réclament la libération des prisonniers politiques. La Garde civile les attend. Les agents sont armés de fusils. Manel Armengol a un appareil photo.
Le gouvernement madrilène, alors dirigé par Carlos Arias Navarro (11 décembre 1908 – 27 novembre 1989), a réagi aux manifestations en s’accordant avec Manuel Fraga (23 novembre 1922 – 15 janvier 2012), alors ministre de l’Intérieur, sur le bouclage de la ville et le déploiement de détachements des Grises, la police honnie. « Les rues sont à moi ! » s’est exclamé Fraga.
Les Grises, corps armé de police anti-émeute et de la circulation (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico) placé sous le commandement de l’armée, furent formés immédiatement après la guerre civile. On les appelait « los Grises » (les Gris) en raison de la couleur de leur uniforme. Ils étaient autorisés (et encouragés) à mutiler, torturer et tuer, ce qu’ils faisaient souvent avec jubilation et arrogance. La barbarie avec laquelle ils réprimaient les manifestations de contestation populaire est légendaire et reste à documenter pleinement.
« La démocratie s’est conquise par la base. Les projets de prolongation du régime après la mort de son créateur ont été sapés au début des années 1970 par la mobilisation persistante des ouvriers, des étudiants, des associations de résidents et des mouvements réclamant l’autonomie, entre autres. […] Dans les faits, l’agitation sociale est devenue le moteur du changement politique. » – Sebastian Balfour : Dictature, ouvriers et ville
bilan du 10 septembre : un paysage de désolation dans les villes de France après les dégradations des activistes de l’ultra-gauche radicale, déplore Bruno Retailleau
tags : black bloc et pavés roses, selon la police
alt : image insoutenable de signalisation sur la voie publique saccagée par des terroristes de gauche
sans préjuger des résultats de l’enquête qu’il a immédiatement demandée, le ministre de l’intérieur affirme que « la couleur des pavés semble être la signature de la mouvance extrémiste du parti socialiste, avec probablement la complicité de la CFDT, dont on aperçoit le sigle sur les lieux du crime »