Paul et Lily Klee accueillent Wassily Kandinsky dans leur villa de vacances à Guethary, France, en 1929
Célèbre pour avoir été pionnier de l’art abstrait dans les années 1910 et théoricien de l’art, Kandinsky rencontre en 1911 Paul Klee avec qui il lie une amitié forte. Il intègre l’école du Bauhaus fin 1921.
Les artistes du Bauhaus adoraient voyager et découvrir des « destinations exotiques » telles la Côte Basque et le bord de mer méditerranéen, sources d’inspiration
les inuits inventent la combinaison anti-Trump pour se protéger de la baleine américaine géante
tag : résistance passive aux trous du cul
combinaison de chasse à la baleine du Groenland, entièrement confectionnée en peau de phoque avant 1834 par le peuple inuit
Cette combinaison de chasse à la baleine du Groenland, confectionnée avant 1834, témoigne de l’ingéniosité et de la débrouillardise du peuple inuit. Conçue pour le rude environnement arctique, elle permettait aux chasseurs de rester au sec et isolés du froid lors de leurs périlleuses expéditions en mer dans les eaux glacées. Chaque élément de la combinaison a été soigneusement pensé pour allier praticité et protection, permettant ainsi au chasseur de se concentrer sur la chasse sans risquer l’hypothermie.
Entièrement confectionnée en peau de phoque, la combinaison était à la fois souple et résistante. Son ouverture centrale permettait au chasseur de s’y glisser, puis l’orifice était hermétiquement fermé pour assurer une étanchéité quasi parfaite. Cette conception simple mais efficace témoigne d’une parfaite maîtrise des matériaux et des enjeux environnementaux, transformant les ressources naturelles en une technologie vitale.
Aujourd’hui, cette combinaison est conservée au Musée national du Danemark, témoignant du savoir-faire et des techniques de survie des Inuits. Au-delà de son utilité pratique, elle offre un aperçu de la vie quotidienne et de l’ingéniosité des communautés arctiques, illustrant combien les connaissances culturelles et l’adaptation étaient essentielles à leur survie dans l’un des climats les plus extrêmes au monde.
Okubo Tadanobu, aka Kyosen. Japan, 1765 Colour woodblock print, e-goyomi. Cat dressed as a Buddhist monk watching rat in claws of a bird of prey, with chrysanthemums on robe
alt : Estampe en couleurs sur bois, e-goyomi. Chat vêtu en moine bouddhiste observant un rat pris dans les serres d’un rapace, avec des chrysanthèmes sur sa robe
Meester met de Papegaai, Detail of The Suicide of Lucretia, 1525
Le Maître au perroquet
est le nom donné à un peintre actif à Anvers pendant la première moitié du XVIᵉ siècle. On doit cette appellation à l’oiseau représenté sur certaines de ses peintures. En 2017, il est identifié comme étant Cornelis Bazelaere, mentionné dans les registres de la Guilde d’Anvers en 1523. Wikipédia
alt : Lucrèce se donnant la mort en enfonçant la pointe d’une dague dans sa poitrine dénudée
Lucrèce meurt comme un homme,
par le fer, ce qui est très inhabituel, car il existe des manières genrées de se suicider qui semblent encore prévaloir aujourd’hui. Le fait que Lucrèce se donne la mort par le glaive lui assigne une âme virile. Elle est donc louée pour ce courage digne des plus grands hommes. En même temps, sa liberté se résume à celle de se donner la mort. Il faut qu’elle meure pour se faire entendre et c’est son silence qui est éloquent. Cette logique fait dire à Simone de Beauvoir qu’elle est un exemple de femme prétexte: «Les voix féminines se taisent là où commence l’action concrète.» Lucrèce a ensuite été étudiée dans les années 1980-2000, par des auteures qui ont vu en elle une représentation de la violence exercée sur le corps féminin.
Henri de Riedmatten «Le Suicide de Lucrèce. Éros et politique à la Renaissance» Actes Sud, collection «Les Apparences», 2022, 298 p.
Dans l’imaginaire mythologique romain,
Lucrèce incarne l’idéal de chasteté et de modestie féminines. Tandis que la plupart des nobles épouses se complaisent à festoyer sitôt que leurs maris ont le dos tourné, Lucrèce s’emploie en pareilles circonstances à travailler la laine en compagnie de ses servantes. À cette vertu, elle joint une beauté qui ne manque pas d’aiguiser la curiosité de Sextus Tarquin, fils du dernier roi de Rome, Tarquin le Superbe. Sextus s’introduit donc dans la chambre de Lucrèce, tente en vain de la séduire, avant de menacer de la tuer et d’égorger un esclave qu’il mettra à ses côtés faisant croire à un adultère. Placée devant la perspective d’un tel déshonneur, Lucrèce finit par céder et Sextus la viole. Accablée de douleur, elle appelle son mari ainsi que Lucius Junius Brutus, neveu du roi, qui a su habilement dissimuler son flair politique derrière l’apparence d’un personnage falot. À peine Lucrèce a-t-elle achevé le récit du forfait de Sextus et demandé que celui-ci soit puni en conséquence qu’elle se perce le cœur à l’aide d’un couteau dissimulé sous sa robe. Bouleversé, Brutus retire le couteau de la plaie et, le brandissant, jure de chasser du pouvoir Tarquin et toute sa descendance. Par son suicide, Lucrèce enclenche ainsi le processus qui mènera à la fin de la royauté et à l’avènement de la république romaine.
Naufrage de l’Amoco Cadiz en Bretagne, au large de Portsall (Finistère), 16 03 1978
Le Léviathan est, dans la Bible, un animal marin qui apparaît dans les Psaumes, le livre d’Isaïe, et le livre de Job. Le Talmud y fait aussi référence, évoquant la destruction de monstres marins rebelles par Dieu à la fin des temps. (Wikipedia)
tag : pour les passionnés du fact-checking et autres ayatollahs pourfendeurs de tout mécréant suspect d’utiliser une IA générative, puisqu’il faut désormais se justifier à chaque post, merci d’adresser vos cris « photoshop ! » et autres remarques au gouvernement français : morbihan.gouv.fr
alt : un monstre colossal évoquant une baleine surgit des flots à quelques encablures d’un petit village breton
Le moko kauae est un tatouage sacré maori ornant le menton et les lèvres des femmes. Il représente leur identité, leur lignée (whakapapa), leurs appartenances tribales et leur statut, symbolisant le leadership, l’ascendance et le lien avec les ancêtres. Chaque tatouage est unique et reflète l’histoire et les accomplissements de celle qui le porte, marquant ainsi un parcours culturel et personnel significatif. Il symbolise le mana (prestige) et est considéré comme une manifestation physique de l’identité culturelle profonde, souvent réalisé comme un rite de passage.
1976, les brutalités policières lors d’une marche pour la liberté à Barcelone, trois mois après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco, vues par le photojournaliste Manel Armengol / Jacques Dutronc
tag : se réveiller dans un monde fasciste
Le 1er février 1976, trois mois après la mort du dictateur généralissime Francisco Franco (4 décembre 1892 – 20 novembre 1975), l’Assemblée de Catalogne (Asemblea de Catalunya) défile dans Barcelone sous la bannière « Liberté, Amnistie, État d’Autonomie ». Des associations de résidents, des syndicats, des partis politiques (dont beaucoup illégaux), ainsi que des représentants d’organisations culturelles et artistiques participent à la manifestation. Au début, le mouvement est pacifique. Un sit-in est organisé sur le Passeig de Sant Joan, à l’angle de la Carrer de Provença. Mais la Garde civile et les forces anti-émeutes lancent des grenades lacrymogènes sur les manifestants assis et chargent. Plus tard, de nombreux groupes défilent dans les rues de l’Eixample pour atteindre la prison Modelo, où ils réclament la libération des prisonniers politiques. La Garde civile les attend. Les agents sont armés de fusils. Manel Armengol a un appareil photo.
Le gouvernement madrilène, alors dirigé par Carlos Arias Navarro (11 décembre 1908 – 27 novembre 1989), a réagi aux manifestations en s’accordant avec Manuel Fraga (23 novembre 1922 – 15 janvier 2012), alors ministre de l’Intérieur, sur le bouclage de la ville et le déploiement de détachements des Grises, la police honnie. « Les rues sont à moi ! » s’est exclamé Fraga.
Les Grises, corps armé de police anti-émeute et de la circulation (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico) placé sous le commandement de l’armée, furent formés immédiatement après la guerre civile. On les appelait « los Grises » (les Gris) en raison de la couleur de leur uniforme. Ils étaient autorisés (et encouragés) à mutiler, torturer et tuer, ce qu’ils faisaient souvent avec jubilation et arrogance. La barbarie avec laquelle ils réprimaient les manifestations de contestation populaire est légendaire et reste à documenter pleinement.
« La démocratie s’est conquise par la base. Les projets de prolongation du régime après la mort de son créateur ont été sapés au début des années 1970 par la mobilisation persistante des ouvriers, des étudiants, des associations de résidents et des mouvements réclamant l’autonomie, entre autres. […] Dans les faits, l’agitation sociale est devenue le moteur du changement politique. » – Sebastian Balfour : Dictature, ouvriers et ville