alt : la position de l’homme comme une noire en manteau d’hiver sur la portée musicale des lignes téléphoniques, valant un temps dans une mesure chiffrée 4/4
L’ouvrage décrit la vie d’une famille pauvre de paysans bigoudens (celle de l’auteur) du village de Pouldreuzic peu après la Première Guerre mondiale, mettant l’accent sur les codes très stricts qui rythmaient leur vie, notamment concernant la pratique religieuse qui constituait le ciment de la société paysanne, malgré le développement des écoles communales « rouges » (républicaines) et de la langue française, lesquels s’accompagneront de bouleversements irréversibles.
Le Cheval d’orgueil est un livre largement autobiographique de Pierre-Jakez Hélias, paru en 1975 chez Plon, dans la collection Terre humaine. Il a été rédigé en breton et traduit en français par l’auteur. (Wikipedia)
tags : la vie privée de la factrice Cheval, à cheval dans le monde merveilleux de l’équitation, Brette-hâgne
alt : une centaure assise en bas noir sur un fauteuil, les jambes écartées
Citroën SM 1974 : un grand tournant dans l’histoire du sado-masochisme
le sadomasochisme est une perversion automobile dans laquelle se combinent la conduite agressive du conducteur propre au sadisme et l’attitude de soumission du véhicule qui caractérise le masochisme. il s’agit d’un rapport de domination via l’infliction de la souffrance aux pneus dans une société patriarcale
alt : une Citroën SM 1974 soumise à un virage serré
The Debussy Film (1965), Ken Russell, Annette Robertson Oliver Reed
un acteur incarne Claude Debussy dans un film documentaire télévisé britannique produit pour Monitor de la BBC sur la vie du compositeur et se retrouve à s’identifier de très près à son sujet
tags : attentat à la pudeur, la vie sexuelle des compositeurs
alt : confronté à un striptease dans une soirée, Claude Debussy baisse les yeux
Le moko kauae est un tatouage sacré maori ornant le menton et les lèvres des femmes. Il représente leur identité, leur lignée (whakapapa), leurs appartenances tribales et leur statut, symbolisant le leadership, l’ascendance et le lien avec les ancêtres. Chaque tatouage est unique et reflète l’histoire et les accomplissements de celle qui le porte, marquant ainsi un parcours culturel et personnel significatif. Il symbolise le mana (prestige) et est considéré comme une manifestation physique de l’identité culturelle profonde, souvent réalisé comme un rite de passage.
1976, les brutalités policières lors d’une marche pour la liberté à Barcelone, trois mois après la mort du dictateur fasciste Francisco Franco, vues par le photojournaliste Manel Armengol / Jacques Dutronc
tag : se réveiller dans un monde fasciste
Le 1er février 1976, trois mois après la mort du dictateur généralissime Francisco Franco (4 décembre 1892 – 20 novembre 1975), l’Assemblée de Catalogne (Asemblea de Catalunya) défile dans Barcelone sous la bannière « Liberté, Amnistie, État d’Autonomie ». Des associations de résidents, des syndicats, des partis politiques (dont beaucoup illégaux), ainsi que des représentants d’organisations culturelles et artistiques participent à la manifestation. Au début, le mouvement est pacifique. Un sit-in est organisé sur le Passeig de Sant Joan, à l’angle de la Carrer de Provença. Mais la Garde civile et les forces anti-émeutes lancent des grenades lacrymogènes sur les manifestants assis et chargent. Plus tard, de nombreux groupes défilent dans les rues de l’Eixample pour atteindre la prison Modelo, où ils réclament la libération des prisonniers politiques. La Garde civile les attend. Les agents sont armés de fusils. Manel Armengol a un appareil photo.
Le gouvernement madrilène, alors dirigé par Carlos Arias Navarro (11 décembre 1908 – 27 novembre 1989), a réagi aux manifestations en s’accordant avec Manuel Fraga (23 novembre 1922 – 15 janvier 2012), alors ministre de l’Intérieur, sur le bouclage de la ville et le déploiement de détachements des Grises, la police honnie. « Les rues sont à moi ! » s’est exclamé Fraga.
Les Grises, corps armé de police anti-émeute et de la circulation (Cuerpo de Policía Armada y de Tráfico) placé sous le commandement de l’armée, furent formés immédiatement après la guerre civile. On les appelait « los Grises » (les Gris) en raison de la couleur de leur uniforme. Ils étaient autorisés (et encouragés) à mutiler, torturer et tuer, ce qu’ils faisaient souvent avec jubilation et arrogance. La barbarie avec laquelle ils réprimaient les manifestations de contestation populaire est légendaire et reste à documenter pleinement.
« La démocratie s’est conquise par la base. Les projets de prolongation du régime après la mort de son créateur ont été sapés au début des années 1970 par la mobilisation persistante des ouvriers, des étudiants, des associations de résidents et des mouvements réclamant l’autonomie, entre autres. […] Dans les faits, l’agitation sociale est devenue le moteur du changement politique. » – Sebastian Balfour : Dictature, ouvriers et ville